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Le PUMA répond au collectif de travailleurs : « Nous avons privilégié le redéploiement pour éviter des licenciements »

Mercredi 8 Juillet 2026

Le Programme d'Urgence de Modernisation des Axes et Territoires Frontaliers (PUMA) est sorti de son silence pour répondre aux informations publiées ces derniers jours au sujet de sa réorganisation interne, après les dénonciations formulées par un collectif de travailleurs. Dans un communiqué daté du 3 juillet 2026, la direction du programme rejette les accusations portées contre elle et assure que l'ensemble des mesures engagées repose sur des audits indépendants ainsi que sur le respect des procédures légales.


Le PUMA affirme que la réorganisation en cours découle des recommandations formulées par la Cour des comptes et confirmées par un audit organisationnel et des ressources humaines réalisé après la prise de fonction de la coordonnatrice. Selon le communiqué à exclusif.net, « un audit de la Cour des comptes et un audit organisationnel et RH recommandent une réorganisation interne ». L'institution explique que ces évaluations ont notamment révélé « des inadéquations entre certains postes et les profils correspondants, un sureffectif dans plusieurs segments opérationnels, une absence d'agents dans les régions frontalières, un faible taux d'activités sur certaines fonctions ainsi que la nécessité d'un redimensionnement des ressources humaines afin d'aligner le PUMA sur les standards de performances attendus ».

Le programme rappelle également que la Cour des comptes avait déjà attiré son attention, dans un audit de performance couvrant la période 2019-2021, sur « le non-respect du caractère limitatif des crédits alloués aux dépenses de personnel », une situation aggravée, selon lui, par « un recrutement massif de 2022 à 2024 d'agents d'appui dont les postes ne figurent pas dans l'organigramme validé par le COPIL en 2018 ».

Concernant les suppressions de postes, le PUMA précise que les audits avaient recommandé le licenciement de 23 agents. Toutefois, il indique avoir privilégié des solutions alternatives. « Au lieu de 23 personnes que les audits ont proposé pour licenciement, le PUMA en a redéployé 14 selon des critères objectifs afin d'éviter tout licenciement. Pour les neuf restants, en raison d'une inadéquation de profil, un départ négocié leur a été proposé avec le paiement intégral de tous leurs droits et indemnités ainsi qu'un accompagnement de départ », souligne la cellule de Communication et des Relations publiques.

Le programme insiste également sur le fait que la procédure a été menée dans le strict respect de la législation. « Le PUMA a respecté l'ensemble des obligations légales à travers une démarche conforme et concertée », affirme le communiqué.

Réagissant aux critiques portant sur de nouveaux recrutements, le PUMA précise qu'ils concernent uniquement « six postes prévus dans l'organigramme », correspondant à « deux départs à la retraite, deux démissions et deux postes recommandés par la Cour des comptes ». Il ajoute que « ces postes ont fait l'objet d'appels à candidatures publiés dans la presse ».

Sur le plan financier, le programme indique que « le budget du PUMA est passé de 12,22 milliards de francs CFA à 5 milliards en 2025 ». Il précise également que le Programme de Résilience et de Développement Communautaire de la Vallée du Fleuve Sénégal (PRDC-VFS), financé par la Banque mondiale, « dispose d'une unité de gestion autonome et le PUMA ne fait office que d'agence d'exécution technique ».

Enfin, la direction estime que les accusations formulées par le collectif de travailleurs sont infondées. « Les dénonciations reçues de ce collectif ne reposent sur aucun manquement procédural et ne visent qu'à entraver une démarche de mise en conformité des recommandations issues des audits de la Cour des comptes et des cabinets indépendants, encadrée par l'Inspection du travail. Il s'agit davantage de manœuvres de pression et de tentatives de discréditer le PUMA qu'une contestation juridiquement fondée », soutient le programme.

Le PUMA ajoute en réaffirmant que « la procédure en cours est justifiée, nécessaire, conforme et encadrée », tout en assurant poursuivre son processus de réorganisation dans le respect des textes en vigueur.

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