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La surprenante sortie Vésanique de monsieur Alioune Tine (Par Bocar Diouf )

Lundi 10 Juin 2024


En lisant les notes de lecture de Monsieur Alioune Tine sur la gouvernance actuelle, je n’ai pu m’empêcher de prendre la plume pour partager mes notes de lecture sur sa sotie.

Morceaux choisis
« De mon point de vue, après avoir assisté à ce qu’on peut appeler un Etat agressif, nous n’avons pas l’impression d’avoir tourné la page de l’Etat-partisan ».
Grand Alioune a ballasté sa sortie par des éléments de langage. En effet, il a non seulement assisté à un Etat agressif, mais aussi et surtout, il a l’impression que l’Etat partisan est toujours de mise. Je réfute sa magnanimité sur sa qualification qui se résume à l’agressivité d’un Etat qui a écroué sans raison, torturé et tué une masse critique de jeunes avant de voter une loi d’amnistie. Il aurait invoqué un Etat hors la loi qu’on aurait compris. Ensuite, il veut nous faire croire que l’Etat actuel serait partisan et agressif. Ce qui est faux, l’Etat, dans le contexte géopolitique actuel, est dans l’obligation de mettre le curseur sur ses plus proches collaborateurs pourvu qu’ils soient honnêtes et à niveau. Monsieur Tine ne fait que chercher la petite bête.
« il continue de contester l’invalidation des candidatures de Sonko et de Karim Wade à la dernière élection présidentielle ».


Sachant certainement que comparaison n’est pas raison, il met sur le même palier l’invalidation des candidatures de Ousmane Sonko et Karim Wade alors qu’il sait très bien que les deux ne boxent pas dans la même catégorie. Karim Wade reste un candidat fantôme qui a été coupable de parjure. Alors que Ousmane Sonko était le candidat du peuple, favori de l’élection et n’avait commis aucune infraction de nature à justifier un rejet de sa candidature.


Une manière pour Alioune de minimiser Sonko et de faire appel du pied à un candidat pro français.
Enfin, il s’interroge sur les premiers actes posés par le nouveau régime.  Vous conviendrez avec moi que l’interrogation sur les actes posés par le régime ne se retrouve que chez les leucodermes et sur les suppôts de ces derniers.
 
Selon lui « le système est en train de phagocyter l’antisystème », car, estime-t-il, « on a l’impression qu’il se met en place petit à petit un État pastéfien ».
Grand Alioune va très loin, il transforme l’ancien régime en système et le nouveau en antisystème et prétend que le premier est entrain de phagocyter le second. Il affirme sans sourciller que l’inaptocratie, l’impunité, la répression bestiale, l’emprisonnement sans cause constituaient le système et que le régime actuel qui prétend être antisystème et non la rupture systémique était en train d’épouser les contours du système précédent.

Là, il n’est pas loin des insulteurs publics puisqu’il base son argumentaire sur un ramassis de contrevérités. En effet, le Pastef parle de rupture systémique et la posture des nouvelles autorités porte, nolens volens, les jalons perceptibles de cette rupture.

En définitive, nous nous retrouvons indubitablement dans une véritable inversion accusatoire, un modus operandi qu’on retrouve chez les fossoyeurs des Etats en quête de souveraineté.
Au demeurant, la plupart des sociétés civiles africaines travaillent contre les intérêts des peuples. En effet, il est impossible de défendre nos pays dès lors que l’on compte sur l’argent de nos pires ennemis pour vivre.
En définitive, sans vouloir être péremptoire, je fais le lien entre cette sortie incendiaire de grand Alioune et la nomination de madame Amsatou Sow Sidibé au Comité Sénégalais des Droits de l’Homme.

Comme il est expert indépendant des droits de l’homme à l’Onu et n’a aucun Think Tank comme le prétendent certains journalistes, c’était un poste sur mesure pour gravir les échelons onusiens. Produit du système à rompre ou non, je subodore qu’il reproche aux autorités de n’avoir pas pensé à lui.
Pourtant, au bas de la photo de Nelson Mandela qu’on trouve sur le site de Afrika Jom Center, une citation nous interpelle « Quand tu t’es battu si dur pour te remettre debout, ne retourne jamais vers ce qui t’ont mis à terre ». Convaincu que vous ne faites pas partie de ceux qui ont mis le Sénégal à terre, je puis vous assurer que le régime dont vous doutez est en droite ligne de cette citation.
 
 El Hadji Boucar DIOUF, Président de la CIAR ‘’Convergence d’Idées et d’Actions autour de la République’’.
 
 
 
media net

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