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Kidal : les rebelles touaregs annoncent un accord pour le retrait des forces russes

Dimanche 26 Avril 2026

Les djihadistes, alliés aux touaregs, assument en outre la responsabilité des attaques ayant visé samedi le siège du président malien. Les rebelles touaregs ont déclaré dimanche avoir conclu un «accord» permettant aux soldats russes de l’Africa Corps de se retirer de la ville de Kidal, dans le nord du Mali, qu’ils disent «désormais» contrôler «totalement».


«Un accord a été conclu pour permettre à l’armée et à ses alliés d’Africa Corps de quitter le camp 2, où ils étaient retranchés depuis hier» samedi, a déclaré à l’AFP un responsable des rebelles touaregs, ajoutant que la ville de Kidal est «désormais totalement» sous leur contrôle. «Nous avons vu un convoi militaire partir, mais nous ignorons les détails de la situation (...) Ce sont les combattants des mouvements armés qui occupent désormais les rues», dit à l’AFP un habitant de Kidal.



La ville de Kidal, bastion de la rébellion touareg, avait été reprise en novembre 2023 par l’armée malienne appuyée par des combattants du groupe paramilitaire russe Wagner, mettant fin à plus d’une décennie de contrôle par des groupes rebelles. Le FLA revendique en outre avoir pris le contrôle de plusieurs positions dans la région de Gao (nord).

Des combats qui reprennent à Kati
Les combats ont également repris dimanche entre les djihadistes et l'armée à Kati, près de la capitale malienne Bamako, fief de la junte qui dirige ce pays sahélien. Ces heurts surviennent au lendemain d'attaques coordonnées menées contre le pouvoir dans plusieurs localités par des djihadistes alliés aux rebelles touareg, a appris l'AFP auprès d'habitants.

La ville-garnison de Kati fait partie de celles attaquées samedi par les djihadistes du JNIM, alliés à Al-Qaida, et les rebelles touareg du FLA. «Les combats (y) ont repris (dans la matinée) un peu partout. Les djihadistes sont vers la colline» au-dessus de la ville, a déclaré à l'AFP un résident de la ville. «L'aviation est aussi entrée dans la danse», a affirmé un autre.

Les djihadistes assument la responsabilité des attaques
Dans un communiqué diffusé samedi soir, le JNIM assumait «la responsabilité» des attaques ayant visé samedi le siège du président malien Assimi Goïta, le siège du ministre malien de la Défense Sadio Camara, l’aéroport international de Bamako et les sites militaires dans la ville de Kati voisine.

À Bamako, des militaires étaient postés dimanche matin autour d’une clinique où a été admis la veille le ministre de la Défense Sadio Camara, selon une source médicale et des témoins. Le Mali est confronté depuis 2012 à une profonde crise sécuritaire nourrie notamment par les violences de groupes jihadistes affiliés à Al-Qaïda et à l’organisation Etat islamique (EI), ainsi que de groupes criminels communautaires et des indépendantistes.


Avec le Figaro
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