À peine créé, KIIRAAY-Les Patriotes Républicains est déjà victime de son ouverture et déjà piégé par sa stratégie de massification. Lancé le 25 juillet dernier par le Président Bassirou Diomaye Faye, le nouveau parti est devenu en quelques jours le point de convergence de nombreux acteurs politiques. Mais derrière cet engouement se cache une réalité plus préoccupante, une véritable ruée vers le pouvoir.
Comme à chaque naissance d'un parti présidentiel, les opportunistes accourent. Les transhumants changent de camp avec une facilité déconcertante, les carriéristes abandonnent leurs anciennes couleurs, les chasseurs de privilèges se découvrent soudain une vocation de « patriotes républicains », tandis que d'anciens adversaires du projet présidentiel cherchent déjà à se refaire une virginité politique sous une nouvelle bannière.
L'histoire politique est pourtant sans appel, ce ne sont pas toujours les adversaires déclarés qui fragilisent un parti au pouvoir, mais souvent ceux qui l'infiltrent pour satisfaire leurs ambitions personnelles.
Lorsqu'un parti devient un simple ascenseur social, les convictions s'effacent, les clans se forment, les intrigues prospèrent et les rivalités internes finissent par prendre le pas sur le projet politique.
Le plus grand danger qui guette aujourd'hui KIIRAAY n'est donc pas l'opposition. Il réside dans cette armée silencieuse de mercenaires politiques qui voient dans le parti un filon d'or à exploiter plutôt qu'un idéal à servir.
Le Président Bassirou Diomaye Faye ne doit pas confondre massification et dilution. Un grand parti ne se mesure pas uniquement au nombre de ses adhérents, mais à la qualité des femmes et des hommes qui le composent. La quantité ne remplacera jamais la conviction.
L'heure est venue d'instaurer un véritable processus de sélection politique, fondé sur l'intégrité, la loyauté, la constance et l'adhésion sincère au projet présidentiel. Car un parti qui recrute sans discernement risque de devenir la première victime de son propre succès.
L'or attire toujours les aventuriers. Mais un parti politique qui ouvre ses portes à tous les chercheurs d'or finit inévitablement par perdre son âme.
La République ne se construit ni avec des mercenaires politiques ni avec des opportunistes. Elle se bâtit avec des femmes et des hommes de convictions, prêts à servir la Nation avant de se servir eux-mêmes.
Abdoulaye Gallo Diao
Membre du Bureau politique du PS Secrétaire national adjoint chargé des TIC.
Comme à chaque naissance d'un parti présidentiel, les opportunistes accourent. Les transhumants changent de camp avec une facilité déconcertante, les carriéristes abandonnent leurs anciennes couleurs, les chasseurs de privilèges se découvrent soudain une vocation de « patriotes républicains », tandis que d'anciens adversaires du projet présidentiel cherchent déjà à se refaire une virginité politique sous une nouvelle bannière.
L'histoire politique est pourtant sans appel, ce ne sont pas toujours les adversaires déclarés qui fragilisent un parti au pouvoir, mais souvent ceux qui l'infiltrent pour satisfaire leurs ambitions personnelles.
Lorsqu'un parti devient un simple ascenseur social, les convictions s'effacent, les clans se forment, les intrigues prospèrent et les rivalités internes finissent par prendre le pas sur le projet politique.
Le plus grand danger qui guette aujourd'hui KIIRAAY n'est donc pas l'opposition. Il réside dans cette armée silencieuse de mercenaires politiques qui voient dans le parti un filon d'or à exploiter plutôt qu'un idéal à servir.
Le Président Bassirou Diomaye Faye ne doit pas confondre massification et dilution. Un grand parti ne se mesure pas uniquement au nombre de ses adhérents, mais à la qualité des femmes et des hommes qui le composent. La quantité ne remplacera jamais la conviction.
L'heure est venue d'instaurer un véritable processus de sélection politique, fondé sur l'intégrité, la loyauté, la constance et l'adhésion sincère au projet présidentiel. Car un parti qui recrute sans discernement risque de devenir la première victime de son propre succès.
L'or attire toujours les aventuriers. Mais un parti politique qui ouvre ses portes à tous les chercheurs d'or finit inévitablement par perdre son âme.
La République ne se construit ni avec des mercenaires politiques ni avec des opportunistes. Elle se bâtit avec des femmes et des hommes de convictions, prêts à servir la Nation avant de se servir eux-mêmes.
Abdoulaye Gallo Diao
Membre du Bureau politique du PS Secrétaire national adjoint chargé des TIC.

