La Guinée-Bissau s’apprête à rejouer un face-à-face explosif. À moins de deux mois de la présidentielle du 23 novembre, Domingos Simões Pereira, ex-Premier ministre et figure de l’opposition, rentre au pays après près d’un an d’exil. Son retour met déjà le feu aux poudres dans un climat électoral miné par la méfiance et les accusations de coups d’État
C’est à Lisbonne, où il s’est réfugié pendant neuf mois, que Domingos Simões Pereira a annoncé ce dimanche 14 septembre sa candidature à la présidentielle de novembre, devant la diaspora bissau-guinéenne. Malgré les agressions et menaces qu’il a subies par le passé, il se dit prêt à relever ce défi.
Le président de Guinée-Bissau, Umaro Sissoco Embaló, l'accuse notamment d'être l'un des instigateurs d'une tentative de coup d'État, à l'origine de la dissolution du Parlement. Après quasiment une année passée à l'étranger, l'opposant et leader du PAIGC, Domingos Simoes Pereira se revendique toujours président de l'Assemblée nationale, se dit prêt pour la présidentielle. Malgré les craintes qui entourent son retour, il affirme que le moment est venu de rentrer en Guinée-Bissau.
« Quand j'ai quitté Bissau, j'ai toujours dit que j'avais besoin d'être à l'extérieur parce que je me sentais plus à l'aise pour travailler, pour remplir mes obligations. Je pense que le moment est arrivé. Mon parti m'appelle. En tant que citoyen, en tant que politicien et en tant que leader du plus grand parti politique de Guinée-Bissau, c'est mon devoir de répondre présent à cet appel. Le moment est arrivé de continuer ce combat au niveau interne, parce qu'il y a une échéance électorale qui est aussi de ma responsabilité. Certainement, je crains pour ma sécurité, mais j'ai l'obligation de faire face à cela ».
Son grand rival, le président bissau-guinéen, a réagi à cette annonce, à son retour d'un voyage diplomatique. Umaro Sissoco Embaló a affirmé que l'opposant pouvait rentrer « sans problème », mais il a prévenu que « personne ne pourrait contester les résultats des élections », le 23 novembre prochain. Une mise en garde que le porte-parole du PAIGC, Muniro Conté, a retourné au président. « Il faut répondre au président Embaló, quand il dit que les gens ne doivent pas contester les résultats. En 2023, le PGAIC a gagné les élections, mais il a limogé le gouvernement, il a dissous le Parlement et il a mis en place un gouvernement d'initiative présidentielle qui n'existe pas dans notre code constitutionnel. C'est à lui de respecter les résultats ».
La candidature de Simões Pereira doit encore être validée par le PAIGC, ce qui marquerait sa quatrième tentative de se faire élire la présidence.
C’est à Lisbonne, où il s’est réfugié pendant neuf mois, que Domingos Simões Pereira a annoncé ce dimanche 14 septembre sa candidature à la présidentielle de novembre, devant la diaspora bissau-guinéenne. Malgré les agressions et menaces qu’il a subies par le passé, il se dit prêt à relever ce défi.
Le président de Guinée-Bissau, Umaro Sissoco Embaló, l'accuse notamment d'être l'un des instigateurs d'une tentative de coup d'État, à l'origine de la dissolution du Parlement. Après quasiment une année passée à l'étranger, l'opposant et leader du PAIGC, Domingos Simoes Pereira se revendique toujours président de l'Assemblée nationale, se dit prêt pour la présidentielle. Malgré les craintes qui entourent son retour, il affirme que le moment est venu de rentrer en Guinée-Bissau.
« Quand j'ai quitté Bissau, j'ai toujours dit que j'avais besoin d'être à l'extérieur parce que je me sentais plus à l'aise pour travailler, pour remplir mes obligations. Je pense que le moment est arrivé. Mon parti m'appelle. En tant que citoyen, en tant que politicien et en tant que leader du plus grand parti politique de Guinée-Bissau, c'est mon devoir de répondre présent à cet appel. Le moment est arrivé de continuer ce combat au niveau interne, parce qu'il y a une échéance électorale qui est aussi de ma responsabilité. Certainement, je crains pour ma sécurité, mais j'ai l'obligation de faire face à cela ».
Son grand rival, le président bissau-guinéen, a réagi à cette annonce, à son retour d'un voyage diplomatique. Umaro Sissoco Embaló a affirmé que l'opposant pouvait rentrer « sans problème », mais il a prévenu que « personne ne pourrait contester les résultats des élections », le 23 novembre prochain. Une mise en garde que le porte-parole du PAIGC, Muniro Conté, a retourné au président. « Il faut répondre au président Embaló, quand il dit que les gens ne doivent pas contester les résultats. En 2023, le PGAIC a gagné les élections, mais il a limogé le gouvernement, il a dissous le Parlement et il a mis en place un gouvernement d'initiative présidentielle qui n'existe pas dans notre code constitutionnel. C'est à lui de respecter les résultats ».
La candidature de Simões Pereira doit encore être validée par le PAIGC, ce qui marquerait sa quatrième tentative de se faire élire la présidence.

