Écarté du pouvoir après le putsch qui a plongé la Guinée-Bissau dans une nouvelle période d'incertitude, Umaro Sissoco Embaló pourrait déjà préparer son retour sur la scène politique. Installé à Casablanca, au Maroc, où il possède une résidence, l'ancien président bissau-guinéen observe avec prudence l'évolution de la transition, tout en gardant en ligne de mire la présidentielle prévue le 6 décembre prochain.
Après plusieurs déplacements qui l'ont conduit à Dakar, Brazzaville puis au Maroc, l'ex-chef de l'État s'est fait plus discret. Connu pour ses déclarations tranchantes et son goût pour la communication directe, Umaro Sissoco Embaló semble désormais privilégier la retenue.
Selon des sources proches de son entourage, il pourrait être candidat à la prochaine présidentielle si le Haut commandement militaire l'y autorise.
« Bien sûr qu'il compte revenir à Bissau pour se présenter, cela ne fait aucun doute. Rien ne l'en empêche », confie un membre de son équipe à Jeune Afrique.
Une telle perspective alimente toutefois les soupçons autour du coup d'État qui l'a renversé. Plusieurs personnalités, dont l'ancien Premier ministre sénégalais Ousmane Sonko et l'ancien président nigérian Goodluck Jonathan, avaient évoqué l'hypothèse d'un « coup monté » par Embaló lui-même afin d'éviter de céder le pouvoir à l'opposition. L'intéressé a toujours rejeté ces accusations.
Mais pour une partie de l'opposition, son éventuel retour dans la course présidentielle confirmerait les inquiétudes autour d'une transition organisée pour lui permettre de revenir au pouvoir.
Le scrutin du 6 décembre, couplé aux élections législatives, est censé marquer le retour des civils à la tête du pays. Ni le président de transition Horta N'Tam ni le Premier ministre ne pourront se présenter. Mais de nombreuses zones d'ombre demeurent, notamment autour du nouveau code électoral, qui n'a pas encore été rendu public.
Selon certaines informations, ce texte pourrait réduire le nombre de députés et affaiblir les petits partis. De quoi renforcer les doutes de l'opposition sur la transparence du processus électoral.
La junte devra également convaincre les partenaires internationaux de financer l'organisation du double scrutin, dans un pays fortement dépendant de l'aide extérieure. Le Fonds monétaire international a récemment accordé un nouveau décaissement de 1,6 million de dollars à Bissau, saluant les performances économiques du pays malgré un contexte politique instable.
Sur le plan diplomatique, les médiations régionales peinent encore à produire des résultats concrets. La Cedeao a suspendu la Guinée-Bissau après le putsch, tout en plaidant pour une transition raccourcie. L'Union africaine, de son côté, tente de maintenir le dialogue, mais se heurte aux résistances des militaires, notamment sur le cas de l'opposant Domingos Simões Pereira.
Dans ce climat de méfiance, le possible retour d'Umaro Sissoco Embaló apparaît comme l'un des enjeux majeurs des prochains mois. S'il est autorisé à rentrer à Bissau et à se présenter, l'ancien président pourrait redevenir l'acteur central d'une transition déjà contestée.
Après plusieurs déplacements qui l'ont conduit à Dakar, Brazzaville puis au Maroc, l'ex-chef de l'État s'est fait plus discret. Connu pour ses déclarations tranchantes et son goût pour la communication directe, Umaro Sissoco Embaló semble désormais privilégier la retenue.
Selon des sources proches de son entourage, il pourrait être candidat à la prochaine présidentielle si le Haut commandement militaire l'y autorise.
« Bien sûr qu'il compte revenir à Bissau pour se présenter, cela ne fait aucun doute. Rien ne l'en empêche », confie un membre de son équipe à Jeune Afrique.
Une telle perspective alimente toutefois les soupçons autour du coup d'État qui l'a renversé. Plusieurs personnalités, dont l'ancien Premier ministre sénégalais Ousmane Sonko et l'ancien président nigérian Goodluck Jonathan, avaient évoqué l'hypothèse d'un « coup monté » par Embaló lui-même afin d'éviter de céder le pouvoir à l'opposition. L'intéressé a toujours rejeté ces accusations.
Mais pour une partie de l'opposition, son éventuel retour dans la course présidentielle confirmerait les inquiétudes autour d'une transition organisée pour lui permettre de revenir au pouvoir.
Le scrutin du 6 décembre, couplé aux élections législatives, est censé marquer le retour des civils à la tête du pays. Ni le président de transition Horta N'Tam ni le Premier ministre ne pourront se présenter. Mais de nombreuses zones d'ombre demeurent, notamment autour du nouveau code électoral, qui n'a pas encore été rendu public.
Selon certaines informations, ce texte pourrait réduire le nombre de députés et affaiblir les petits partis. De quoi renforcer les doutes de l'opposition sur la transparence du processus électoral.
La junte devra également convaincre les partenaires internationaux de financer l'organisation du double scrutin, dans un pays fortement dépendant de l'aide extérieure. Le Fonds monétaire international a récemment accordé un nouveau décaissement de 1,6 million de dollars à Bissau, saluant les performances économiques du pays malgré un contexte politique instable.
Sur le plan diplomatique, les médiations régionales peinent encore à produire des résultats concrets. La Cedeao a suspendu la Guinée-Bissau après le putsch, tout en plaidant pour une transition raccourcie. L'Union africaine, de son côté, tente de maintenir le dialogue, mais se heurte aux résistances des militaires, notamment sur le cas de l'opposant Domingos Simões Pereira.
Dans ce climat de méfiance, le possible retour d'Umaro Sissoco Embaló apparaît comme l'un des enjeux majeurs des prochains mois. S'il est autorisé à rentrer à Bissau et à se présenter, l'ancien président pourrait redevenir l'acteur central d'une transition déjà contestée.


