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Étude comparative : Sortie de Waly Diouf Bodian et discours de Yoro Dia (Par Bocar Diouf)

Lundi 20 Mai 2024

De prime abord, on peut constater que les deux s’expriment sur des sujets différents.  Le premier parle de politique intérieur et le second met le curseur sur la politique extérieure. Evidemment le traitement médiatique ne sera pas le même dans la mesure où une certaine presse s’arc-boute contre la désinformation et la propagande qui ne sont pourtant plus de mise. Ces groupes de presse, qui ont le culot d’accepter d’être les porte –paroles alimentaires de partis politiques ou d’hommes d’affaires et portant, sous d’autres cieux, le qualificatif de press-tituée, ayant décidé de faire barrage au nouveau régime.
Le premier rappelle le respect du principe d’équité qui renvoie au respect de l’équilibre des situations en présence dans le but d’empêcher des inégalités. Une manière de nous rappeler que rendre un droit plus juste est une demande non négociable de l’humble peuple sénégalais qui veille.


En termes plus clairs, il demande que le gouvernement fasse la même chose que le régime précédent en faisant fi des nébuleuses déclamations et autres procédures inquisitoires qui, en définitive, avaient à l’époque débouché sur un fiasco assimilable à un système de Ponzi. Les seuls sénégalais qui ont été effectivement trainés en justice le furent pour des raisons de politique intérieur. Pour faire respecter la demande sociale avérée de l’époque, la presse de l’époque avait pesé de tout son poids pour que lumière soit faite.
Au final, l’obligation de dire le droit avait cédé le pas à la volonté de réduire l’opposition à sa plus simple expression. Seuls Karim Wade pour enrichissement illicite et Khalifa Sall pour détournement de deniers publics et blanchiment de capitaux souffriront des affres de la prison. Pour mémoire l’Etat avait déclaré urbi et orbi la traque de ses biens spoliés ainsi que son engagement à lutter contre la corruption.


En définitive Waly Diouf Bodian n’aura rien dit qui ne serait en accord avec la loi.
Le second, quant à lui, s’est mis dans la posture du discoureur invétéré adepte du bruit de parole. Une évidence si l’on tente de déceler une ou deux vérités dans sa tentative de démythifier le Président de la République et son Premier Ministre, que la majorité du peuple a pourtant investi de sa noble confiance.
Morceaux choisis :
Alliance des Etats putschistes : une telle alliance aurait compris la Guinée et le Gabon, c’est un simple moyen de délégitimer l’Alliance des Etats du Sahel pour faire plaisir à ceux les combattent ;
Le Président Bassirou D.D. FAYE démocratiquement élu : il confond scrutin et élection dans la mesure où le peuple a payé un lourd tribut pour que cette rocambolesque élection à plusieurs dates puisse se tenir malgré les blocages d’un Président sortant. En vérité c’est un peuple démocratique, non le gouvernement, qui est à l’origine de cette tenue de l’élection ;
Un souverainisme désuet et anachronique : Il sait certainement lire l’avenir sinon comment pourrait-il appréhender un souverainisme au moment de sa naissance en ignorant que le Pastef convoque un souverainisme de gauche ;
Forces de défense à la hauteur pour vaincre l’insurrection : les insurgés, combattants du droit, sont vaincus mais ils ont fini par vaincre les forces de défense et leurs commanditaires ;
Les frères égarés de l’opposition illégale : il n’y a que son Président et ses véritables frères qui ont cru à l’illégalité du Pastef, surtout qu’en l’espèce il était question d’une élection présidentielle ;
Ousmane Sonko et son gourou Mélenchon : manifestement il n’a pas la lumière à tous les étages ou bien il est en plein dans la dissociation. Sinon comment peut-on être souverainiste et avoir un gourou qui est membre de la caste des dominants ?


Etats souverains : Inde, Chine, Malaisie : Dans la géopolitique mondiale, Il est impossible de parler de souverainisme et d’Etat civilisation sans citer la Russie qui en est le porte-étendard. En deuxième position, vu le contexte, j’aurais cité l’Afrique du Sud qui reste le seul Etat qui a engagé une procédure contre l’Etat d’Israël en invoquant sur Gaza la Convention pour la prévention et la répression du crime de génocide. Manifestement, il n’ose pas citer les deux Etats ci-dessus parce ce qu’ils sont en bisbille avec ses maîtres ;
 
Fanfaronnade de la CPI : malgré le fait que la menace ne soit que fanfaronnade, c’est-à-dire sans conséquences, les accusés ont trouvé opportun de faire voter une loi d’amnistie ;
La question du souverainisme réglée au Sénégal réglée depuis 2000 : il était certainement jeune à l’époque car il confond souverainisme et panafricanisme. Le mouvement que je dirige épouse une doctrine politique qui prône un Etat souverain et civilisationnel et, à ma connaissance, depuis les indépendances seul le parti Pastef est dans cette dynamique ;
Emergence : seul combat qui vaille :  l’émergence est un processus par lequel un Etat est intégré à l’économie globalisé (qui n’existe pas) et au capitalisme mondial (pour ne pas dire sauvage) par le biais de la croissance économique (qui ne veut rien dire). Une notion imprécise et non reconnue par les vrais organismes internationaux qui devait juste servir à insérer des présidents inaptes dans le nouvel ordre mondial des sataniques de Davos (cf Covid 19) ;
Nous sommes tous des panafricanistes : nous c’est qui ? Yoro Dia sait très bien que quand nous tenons la presse et domestiquons la justice et les forces de défense et de sécurité, notre dictature est bien en place ;
Les Etats putschistes rêvent du modèle démocratique sénégalais : ils en raffolent tellement qu’ils snobent ceux du Nigéria, du Cap-Vert et du Ghana. Les balafres du modèle sénégalais sont ainsi transformées des performances ;
Notre premier ministre prend les Etats putschistes comme des modèles : malgré les avantages comparatifs, Il les envie tellement qu’en 2021 il a trouvé le moyen de sauver le Président en exercice en demandant au peuple de le laisser finir son mandat alors que le pouvoir était dans la rue.


Nous sommes au regret de constater qu’une certaine presse préfère critiquer la sortie anodine de Waly D. Bodian tout en ignorant le grand discours mensonger de Yoro Dia. D’où ma décision d’agir en leur lieu et place. Une analyse approfondie m’a amené à conclure que l’auteur est certainement atteint du syndrome de Stockholm au point de ne pouvoir percevoir que, depuis quelques années, le Sénégal avait basculé d’une société du travail et du mérite à celle du mensonge et de l’insulte rentables. C’est au nom de cette évolution mortifère qu’il a voulu faire porter les habits d’une démocratie à une dictature parfaite. En réalité, nous avons été confrontés à un détournement de l’Etat par des parasites. D’où l’émergence véritable d’une inaptocratie à la solde des véritables gourous du nouvel ordre mondial.


Malheureusement pour eux, le monde est en train d’échapper à leurs donneurs d’ordre et c’est un monde polycentrique qui, contre vents et marées, s’installe. Ignorer ce basculement revient à gouverner dans l’ignorance et quand celle-ci gouverne, l’intelligence devient un crime. Au final, nous pouvons sans détours alléguer que Monsieur Dia a, en vain, tenté une inversion accusatoire contre le Président et son Premier Ministre.


Boucar DIOUF, Président de la Convergence d’Idées et d’Actions autour de la République (CIAR).
 
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