Les tensions sont toujours vives à Minneapolis, où quelque 3000 agents de la police fédérale de l'immigration (ICE) sont déployés depuis début décembre et traquent les personnes sans-papiers. Des opérations auxquelles s'opposent des collectifs citoyens, mais aussi les autorités locales, notamment le gouverneur du Minnesota Tim Walz et le maire de Minneapolis Jacob Frey - tous deux démocrates. Le ministère de la Justice a lancé hier vendredi une enquête à leur encontre pour entrave à l'action de l'ICE. « Une stratégie autoritaire », a dénoncé Tim Walz sur X. Dans le même temps, une juge fédérale a imposé des restrictions à la police de l'immigration.
Interdiction d'arrêter ou de détenir des manifestants dans leur véhicule. Interdiction d'utiliser contre eux du spray au poivre ou toute autre munition. Dans sa décision, la juge fédérale Kate Menendez interdit ainsi à la police de l'immigration de s'en prendre à celles et ceux qui s'opposent pacifiquement à ses opérations dès lors qu'ils n'y font pas obstruction.
À l'origine de cette décision, une plainte déposée par six habitants qui disaient avoir été victimes de comportements abusifs alors qu'ils protestaient contre les raids de l'ICE dans leurs quartiers.
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Documenter, ralentir, alerter
Depuis le déclenchement de l'opération Metro Surge début décembre, des collectifs de citoyens se mobilisent pour documenter les actions des agents fédéraux, tenter de les ralentir et alerter le voisinage. Un face à face souvent tendu, et qui occasionne parfois des heurts. Encore plus depuis la mort de Renee Good, tuée au volant de son véhicule par un policier de l'immigration.
Le département de la Sécurité intérieure a désormais 72 heures pour se conformer à la décision de la juge Menendez. À moins que celle-ci ne soit cassée en appel. Comme cela s'est passé en novembre pour un dossier similaire dans l'Illinois.
Interdiction d'arrêter ou de détenir des manifestants dans leur véhicule. Interdiction d'utiliser contre eux du spray au poivre ou toute autre munition. Dans sa décision, la juge fédérale Kate Menendez interdit ainsi à la police de l'immigration de s'en prendre à celles et ceux qui s'opposent pacifiquement à ses opérations dès lors qu'ils n'y font pas obstruction.
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