Accusé d'être la tête pensante d'un réseau criminel ayant ciblé plus de 370 millions de dollars sur les comptes bancaires de milliers d'Américains, le Sénégalais Muhamed Dièye a été inculpé au Texas avec quatorze complices. Arrêté in extremis à New York alors qu'il tentait de fuir vers la Malaisie, le trentenaire résidant à Dallas face à de lourdes peines de prison ferme à l'issue d'une enquête conjointe impliquant notamment le bureau d'investigation de l'ambassade américaine à Dakar.
Un vaste réseau criminel d'usurpation d'identité et de piratage financier vient d'être démantelé par la justice américaine. Le procureur des États-Unis pour le district nord du Texas, Ryan Raybould, a annoncé l'inculpation par un grand jury fédéral de quatorze individus, dont des complices présumés infiltrés au sein de grandes institutions bancaires et de télécommunications. Le groupe est accusé d'avoir orchestré une conspiration d'ampleur nationale visant à pirater des comptes bancaires à travers tout le territoire américain.
Au centre de cette organisation figure Muhamed Dièye, un ressortissant de 35 ans résidant à Dallas, désigné par les enquêteurs comme le cerveau et l'architecte en chef de l'opération. Également connu sous plusieurs alias tels que « MJ », « JayJay », « Medici » ou « Lambomotion Tony », Muhamed Dièye ainsi que ses treize coprévenus font face à 22 chefs d'accusation, notamment pour association de malfaiteurs en vue de commettre des fraudes bancaires et électroniques, fraude bancaire, fraude électronique et usurpation d'identité aggravée. L'acte d'accusation, rendu le 26 août dernier, a été rendu public à la suite de l'arrestation en Floride de Terrence Dudley, l'un des principaux complices de l'affaire.
Selon les éléments divulgués par le Département de la Justice des États-Unis, Muhamed Dièye avait en sa possession un fichier informatique contenant des informations personnelles et financières hautement confidentielles appartenant à près de 3 000 victimes. Le montant total des avoirs hébergés sur les comptes ciblés dépassait 373 millions de dollars (environ 225 milliards de francs CFA). Entre juillet 2023 et novembre 2024, les membres du réseau ont volé des données d'identification, fabriqué de faux documents officiels, usurpé l'identité des titulaires et manipulé des lignes téléphoniques par la technique du transfert de carte SIM (SIM swapping). Cette méthodologie leur permettait d'intercepter les codes de sécurité pour vider les comptes hébergés auprès de grandes enseignes bancaires comme Bank of America, JPMorgan Chase, Truist Bank ou Charles Schwab, réussissant notamment à tenter un virement frauduleux de 2 millions de dollars vers la Emirates Islamic Bank.
La capture du cerveau présumé a donné lieu à une opération spectaculaire à l'aéroport international John-F.-Kennedy de New York. Après avoir vidé sa résidence de Dallas et expédié ses biens vers le Kenya, Muhamed Dièye s'apprêtait à s'envoler avec sa famille vers la Malaisie via un vol aller simple.
Alertés, les agents du Service de sécurité diplomatique et du bureau du procureur ont obtenu un mandat d'arrêt en urgence. Interpellé au moment de scanner sa carte d'embarquement à la porte d'accès, le prévenu a opposé une résistance physique violente, tentant de détruire l'un de ses téléphones portables qui contenait des recherches sur l'achat de propriétés immobilières en Malaisie, avant d'être maîtrisé par plusieurs agents fédéraux.
Actuellement maintenu en détention provisoire au Texas après que le gouvernement fédéral a bloqué sa libération sous caution octroyée en première instance à New York, Muhamed Dièye risque jusqu'à 30 ans de prison ferme pour association de malfaiteurs en vue de fraude bancaire, 20 ans pour fraude électronique, assortis d'une peine minimale obligatoire de deux ans de réclusion consécutifs pour usurpation d'identité aggravée. L'enquête a mobilisé une vaste coalition d'agences fédérales américaines, dont le FBI, le Secret Service et le Département de la Sécurité intérieure, avec le soutien notable du bureau des enquêtes criminelles à l'étranger de l'ambassade des États-Unis à Dakar.
Un vaste réseau criminel d'usurpation d'identité et de piratage financier vient d'être démantelé par la justice américaine. Le procureur des États-Unis pour le district nord du Texas, Ryan Raybould, a annoncé l'inculpation par un grand jury fédéral de quatorze individus, dont des complices présumés infiltrés au sein de grandes institutions bancaires et de télécommunications. Le groupe est accusé d'avoir orchestré une conspiration d'ampleur nationale visant à pirater des comptes bancaires à travers tout le territoire américain.
Au centre de cette organisation figure Muhamed Dièye, un ressortissant de 35 ans résidant à Dallas, désigné par les enquêteurs comme le cerveau et l'architecte en chef de l'opération. Également connu sous plusieurs alias tels que « MJ », « JayJay », « Medici » ou « Lambomotion Tony », Muhamed Dièye ainsi que ses treize coprévenus font face à 22 chefs d'accusation, notamment pour association de malfaiteurs en vue de commettre des fraudes bancaires et électroniques, fraude bancaire, fraude électronique et usurpation d'identité aggravée. L'acte d'accusation, rendu le 26 août dernier, a été rendu public à la suite de l'arrestation en Floride de Terrence Dudley, l'un des principaux complices de l'affaire.
Selon les éléments divulgués par le Département de la Justice des États-Unis, Muhamed Dièye avait en sa possession un fichier informatique contenant des informations personnelles et financières hautement confidentielles appartenant à près de 3 000 victimes. Le montant total des avoirs hébergés sur les comptes ciblés dépassait 373 millions de dollars (environ 225 milliards de francs CFA). Entre juillet 2023 et novembre 2024, les membres du réseau ont volé des données d'identification, fabriqué de faux documents officiels, usurpé l'identité des titulaires et manipulé des lignes téléphoniques par la technique du transfert de carte SIM (SIM swapping). Cette méthodologie leur permettait d'intercepter les codes de sécurité pour vider les comptes hébergés auprès de grandes enseignes bancaires comme Bank of America, JPMorgan Chase, Truist Bank ou Charles Schwab, réussissant notamment à tenter un virement frauduleux de 2 millions de dollars vers la Emirates Islamic Bank.
La capture du cerveau présumé a donné lieu à une opération spectaculaire à l'aéroport international John-F.-Kennedy de New York. Après avoir vidé sa résidence de Dallas et expédié ses biens vers le Kenya, Muhamed Dièye s'apprêtait à s'envoler avec sa famille vers la Malaisie via un vol aller simple.
Alertés, les agents du Service de sécurité diplomatique et du bureau du procureur ont obtenu un mandat d'arrêt en urgence. Interpellé au moment de scanner sa carte d'embarquement à la porte d'accès, le prévenu a opposé une résistance physique violente, tentant de détruire l'un de ses téléphones portables qui contenait des recherches sur l'achat de propriétés immobilières en Malaisie, avant d'être maîtrisé par plusieurs agents fédéraux.
Actuellement maintenu en détention provisoire au Texas après que le gouvernement fédéral a bloqué sa libération sous caution octroyée en première instance à New York, Muhamed Dièye risque jusqu'à 30 ans de prison ferme pour association de malfaiteurs en vue de fraude bancaire, 20 ans pour fraude électronique, assortis d'une peine minimale obligatoire de deux ans de réclusion consécutifs pour usurpation d'identité aggravée. L'enquête a mobilisé une vaste coalition d'agences fédérales américaines, dont le FBI, le Secret Service et le Département de la Sécurité intérieure, avec le soutien notable du bureau des enquêtes criminelles à l'étranger de l'ambassade des États-Unis à Dakar.

