Le président de la Fédération internationale de football (FIFA), Gianni Infantino, se retrouve au cœur d’une nouvelle polémique. Selon une enquête du quotidien américain New York Post, son épouse et ses filles auraient bénéficié à de nombreuses reprises de services d’accueil VIP à l’aéroport international de Miami, y compris lorsqu’elles voyageaient sans lui. Des spécialistes de la gouvernance sportive évoquent un possible abus de fonction, tandis que la FIFA défend la légalité de ces avantages.
D’après les documents officiels obtenus par le New York Post, les membres de la famille de Gianni Infantino apparaissent à 125 reprises dans les registres du protocole de l’aéroport international de Miami depuis janvier 2024. Ces mentions figurent dans 95 enregistrements, dont 63 ne font apparaître aucune présence du président de la FIFA aux mêmes dates.
Son épouse, Leena Infantino, aurait bénéficié de ces services à 46 reprises, contre 24 pour Gianni Infantino lui-même. Ses filles auraient également profité de cet accueil privilégié, notamment lors d’un déplacement à destination de Doha avec leurs chiens.
Les prestations accordées comprennent notamment un accompagnement prioritaire lors de l’enregistrement, des contrôles de sécurité et de l’embarquement. À l’arrivée, les bénéficiaires peuvent également être escortés vers les services d’immigration.
Des experts dénoncent un possible abus de pouvoir
D’après les documents officiels obtenus par le New York Post, les membres de la famille de Gianni Infantino apparaissent à 125 reprises dans les registres du protocole de l’aéroport international de Miami depuis janvier 2024. Ces mentions figurent dans 95 enregistrements, dont 63 ne font apparaître aucune présence du président de la FIFA aux mêmes dates.
Son épouse, Leena Infantino, aurait bénéficié de ces services à 46 reprises, contre 24 pour Gianni Infantino lui-même. Ses filles auraient également profité de cet accueil privilégié, notamment lors d’un déplacement à destination de Doha avec leurs chiens.
Les prestations accordées comprennent notamment un accompagnement prioritaire lors de l’enregistrement, des contrôles de sécurité et de l’embarquement. À l’arrivée, les bénéficiaires peuvent également être escortés vers les services d’immigration.
Des experts dénoncent un possible abus de pouvoir
Ces révélations ont suscité des interrogations sur l’utilisation de la position du président de la FIFA au profit de ses proches.
Interrogé par le quotidien américain, Antoine Duval, spécialiste du droit du sport à l’Institut T.M.C. Asser de La Haye, estime que ces pratiques pourraient constituer un abus de fonction si Gianni Infantino avait demandé à la FIFA d’organiser les déplacements privés de sa famille.
Arnout Geeraert, chercheur à l’Université d’Utrecht, considère également que l’affaire soulève des questions de gouvernance et d’éthique.
Le code d’éthique de la FIFA interdit notamment aux responsables de l’organisation d’utiliser leurs fonctions à des fins privées.
La FIFA rejette les accusations d'irrégularité
De son côté, la FIFA assure que les demandes d’accueil VIP ont été effectuées conformément aux règles de l’aéroport de Miami.
Dans sa réponse au New York Post, l’instance mondiale du football explique que ces services sont accordés gratuitement à certaines personnalités, dont les responsables d’organisations internationales.
Elle précise que les membres de la famille d’Infantino peuvent également en bénéficier, sous réserve d’une autorisation accordée au cas par cas par les autorités aéroportuaires.
Un porte-parole de l’aéroport a confirmé l’existence de ces demandes, tout en soulignant que les bénéficiaires restent soumis aux contrôles de sécurité et aux formalités douanières obligatoires.
Une polémique à quelques mois de l’élection présidentielle de la FIFA
Cette affaire intervient alors que Gianni Infantino, à la tête de la FIFA depuis 2016, prépare une nouvelle candidature à la présidence de l’organisation.
L’élection est prévue en mars 2027 à Rabat, au Maroc. Le dirigeant italo-suisse devra notamment faire face aux candidatures déclarées de Ramon Vega et du Japonais Kozo Tashima.
Pour l’heure, les accusations rapportées par le New York Post ne constituent pas une conclusion officielle de violation du code d’éthique. Elles relancent néanmoins les interrogations sur les avantages accordés aux dirigeants du football mondial et à leur entourage.



