Peu avant son discours lors de la convention républicaine, une polémique entache Donald Trump. Selon des révélations du Washington Post du mardi 8 septembre, le président américain a distribué d’importantes sommes comme cadeaux de fin d’année à ses collaboratrices : son omniprésente assistante Natalie Harp a reçu 45 000 dollars en espèces, en plus de son salaire d’employée fédérale, notamment. Une pratique inédite jugée illégale par certains.
La polémique se concentre sur trois jeunes femmes - 26, 31 et 35 ans - qui gravitent au plus près de Donald Trump, rapporte notre correspondant à Washington, Vincent Souriau.
Dans sa dernière déclaration financière, Natalie Harp a présenté les sommes reçues comme un cadeau de fin d'année, selon les médias américains. Deux autres collaboratrices du président américain, Margo Martin et Chamberlain Harris, ont bénéficié de sommes similaires, indique le Washington Post, premier à rapporter mardi soir l'information reprise aussi par CNN, Politico et le Wall Street Journal.
La Maison Blanche a très vite défendu la générosité présidentielle. « Le président a l'habitude depuis longtemps de faire des cadeaux de Noël aux personnes de son entourage, y compris parfois des employés et des collaborateurs », a déclaré son service de presse sur X. Les sommes versées n'ont aucun lien avec « les activités officielles » de leurs bénéficiaires et « sont par conséquent entièrement conformes aux normes juridiques et éthiques applicables », a-t-il assuré.
Des bonus de 30 % reçus en liquide
Les montants reçus en liquide par Natalie Harp et ses deux collègues équivalent à un bonus de 30 % par rapport à leur salaire annuel. Les trois jeunes femmes sont rémunérées chacune à hauteur de 150 000 dollars par an, selon les données officielles transmises au Congrès début juillet.
Omniprésente auprès de Donald Trump, Natalie Harp a été propulsée en pleine lumière en août quand un sénateur démocrate, Jon Ossof, a brocardé cette proximité, suscitant une indignation massive dans le camp présidentiel. Cette femme de 35 ans a été surnommée « l'imprimante humaine » de Donald Trump, qu'elle alimente constamment en documents et publications papier.
Elle a fait partie, selon la presse, des rares personnes à avoir accompagné le président lors de la rocambolesque opération de sécurité en juillet en Turquie qui l'a vu changer d'avion secrètement à bord d'un camion de ravitaillement.
L'organigramme de la Maison Blanche donne à Natalie Harp les titres officiels d'« assistante spéciale » et « assistante exécutive » du dirigeant républicain.
Chamberlain Harris apparaît comme « assistante spéciale », « assistante exécutive » du président et « directrice adjointe des opérations du Bureau ovale ». Margo Martin est répertoriée en tant qu'« assistante spéciale du président et conseillère en communication ».
Les trois femmes ne sont pas seules à avoir bénéficié des largesses de Donald Trump. Le directeur des opérations du Bureau ovale Walt Nauta a aussi déclaré un cadeau présidentiel de 20 000 dollars, en sus de sa rémunération annuelle de 175 000 dollars, selon le Washington Post.
Cet autre assistant personnel avait été témoin et mis en cause dans l'enquête sur la rétention par Donald Trump de documents classifiés dans sa résidence de Mar-a-Lago après la fin de son premier mandat, relève le quotidien. La procédure, annulée en juillet 2024, avait été définitivement abandonnée après la réélection de Donald Trump en novembre de la même année.
L’origine de l’argent en question
Ces sommes sont du jamais-vu, selon les anciens fonctionnaires chargés de l’éthique présidentielle sous Barack Obama ou George Bush. Reste la question d’où provient l’argent : compte personnel ou argent public ? Impossible à dire à la lecture des documents officiels.
La Maison Blanche se défend de toute pratique illégale et se borne à rappeler sans fard que Donald Trump a toujours arrosé son entourage pendant les fêtes.
Les textes de loi répriment seulement le scénario inverse, dans lequel un subordonné offrirait un cadeau à son supérieur, dans l’espoir d’obtenir une faveur. En revanche le geste de Donald Trump, qui s’est délesté de ces enveloppes considérables au profit de ses employés les plus proches - dans une nouvelle confusion entre public et privé - n’avait pas été envisagé par le législateur.
La polémique se concentre sur trois jeunes femmes - 26, 31 et 35 ans - qui gravitent au plus près de Donald Trump, rapporte notre correspondant à Washington, Vincent Souriau.
Dans sa dernière déclaration financière, Natalie Harp a présenté les sommes reçues comme un cadeau de fin d'année, selon les médias américains. Deux autres collaboratrices du président américain, Margo Martin et Chamberlain Harris, ont bénéficié de sommes similaires, indique le Washington Post, premier à rapporter mardi soir l'information reprise aussi par CNN, Politico et le Wall Street Journal.
La Maison Blanche a très vite défendu la générosité présidentielle. « Le président a l'habitude depuis longtemps de faire des cadeaux de Noël aux personnes de son entourage, y compris parfois des employés et des collaborateurs », a déclaré son service de presse sur X. Les sommes versées n'ont aucun lien avec « les activités officielles » de leurs bénéficiaires et « sont par conséquent entièrement conformes aux normes juridiques et éthiques applicables », a-t-il assuré.
Des bonus de 30 % reçus en liquide
Les montants reçus en liquide par Natalie Harp et ses deux collègues équivalent à un bonus de 30 % par rapport à leur salaire annuel. Les trois jeunes femmes sont rémunérées chacune à hauteur de 150 000 dollars par an, selon les données officielles transmises au Congrès début juillet.
Omniprésente auprès de Donald Trump, Natalie Harp a été propulsée en pleine lumière en août quand un sénateur démocrate, Jon Ossof, a brocardé cette proximité, suscitant une indignation massive dans le camp présidentiel. Cette femme de 35 ans a été surnommée « l'imprimante humaine » de Donald Trump, qu'elle alimente constamment en documents et publications papier.
Elle a fait partie, selon la presse, des rares personnes à avoir accompagné le président lors de la rocambolesque opération de sécurité en juillet en Turquie qui l'a vu changer d'avion secrètement à bord d'un camion de ravitaillement.
L'organigramme de la Maison Blanche donne à Natalie Harp les titres officiels d'« assistante spéciale » et « assistante exécutive » du dirigeant républicain.
Chamberlain Harris apparaît comme « assistante spéciale », « assistante exécutive » du président et « directrice adjointe des opérations du Bureau ovale ». Margo Martin est répertoriée en tant qu'« assistante spéciale du président et conseillère en communication ».
Les trois femmes ne sont pas seules à avoir bénéficié des largesses de Donald Trump. Le directeur des opérations du Bureau ovale Walt Nauta a aussi déclaré un cadeau présidentiel de 20 000 dollars, en sus de sa rémunération annuelle de 175 000 dollars, selon le Washington Post.
Cet autre assistant personnel avait été témoin et mis en cause dans l'enquête sur la rétention par Donald Trump de documents classifiés dans sa résidence de Mar-a-Lago après la fin de son premier mandat, relève le quotidien. La procédure, annulée en juillet 2024, avait été définitivement abandonnée après la réélection de Donald Trump en novembre de la même année.
L’origine de l’argent en question
Ces sommes sont du jamais-vu, selon les anciens fonctionnaires chargés de l’éthique présidentielle sous Barack Obama ou George Bush. Reste la question d’où provient l’argent : compte personnel ou argent public ? Impossible à dire à la lecture des documents officiels.
La Maison Blanche se défend de toute pratique illégale et se borne à rappeler sans fard que Donald Trump a toujours arrosé son entourage pendant les fêtes.
Les textes de loi répriment seulement le scénario inverse, dans lequel un subordonné offrirait un cadeau à son supérieur, dans l’espoir d’obtenir une faveur. En revanche le geste de Donald Trump, qui s’est délesté de ces enveloppes considérables au profit de ses employés les plus proches - dans une nouvelle confusion entre public et privé - n’avait pas été envisagé par le législateur.


