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Élections au Burkina Faso: quelques retards dans l'ouverture des bureaux de vote

Dimanche 22 Novembre 2020

Il est six heures à Ouagadougou, le jour vient de se lever. Au centre de vote de l’école primaire Toudweogo, dans le nord de la capitale, le premier électeur a voté à l’heure. Il s’agit de Mohammed Lemine, présent dès 5h30 pour glisser rapidement son bulletin dans l'urne avant la « bousculade ». Mais si ce bureau de vote a bien ouvert à l’heure, il semble l’exception puisque les cinq autres du centre n’accueillaient pas encore d'électeurs à 6h15.

Quelques retards à l'ouverture étaient donc à signaler. À l'École Charles Peguy en revanche, dans le quartier Tanghin, toujours au nord de la capitale, les trois bureaux du centre ont bien ouvert à l’heure. Pas de file d’attente pour voter, les électeurs arrivent petit à petit.

Un président et 127 députés à élire
En quelques heures, Ouagadougou a changé de visage. Fini la campagne qui s’est terminée vendredi soir, la plupart des affiches ont d’ailleurs été retirée, place à la journée de vote. Les électeurs doivent choisir leur président pour les cinq prochaines années parmi les 13 candidats en lice, mais aussi les 127 députés de l’Assemblé nationale.

Les bureaux de vote devaient ouvrir dès 6h ce dimanche 22 novembre pour permettre aux Burkinabès de désigner leur président et leurs députés. Au total, 21 155 kits de matériel, notamment les bulletins de vote et les procès-verbaux, ont été distribués. Pour organiser ces élections, le budget s’élève à 90 milliards de francs CFA (13 millions d’euros).

Inquiétudes sécuritaires
Sur le terrain, les forces de l’ordre sont massivement déployées pour la sécurisation du scrutin. L’objectif est de prévenir tout attaque de jihadistes qui tenteraient de perturber les opérations électorales. En raison de cette situation sécuritaire instable, près 6% des bureaux de vote du pays ne peuvent d’ailleurs pas ouvrir.

Si le pouvoir en place se montre confiant quant à l’issue de ce premier tour, allant même jusqu'à prédire un coup KO, l’opposition n’a pas dit son dernier mot. D'ailleurs son chef de file a d’ores et déjà mis en garde contre le risque de « fraudes massives ». « Nous sommes prêts à perdre à la loyale, explique Zéphirin Diabré, mais nous n’accepterons pas de nous faire voler la victoire. »

RFI





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