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Dossier SOFTCARE : le DG de l’ARP saisit le Dr Diallo pour explications

Vendredi 2 Janvier 2026

La controverse autour de la régulation pharmaceutique et du dossier SOFTCARE continue de s’envenimer. À l’origine de la nouvelle séquence, une demande d’explication adressée par le Directeur général de l’Agence de régulation pharmaceutique (ARP) au Dr Moussa Diallo. Une initiative qui a provoqué une vive réaction du député Guy Marius Sagna, dénonçant une inversion des responsabilités et une tentative d’intimidation.

Dans une déclaration sans concession, l’élu estime que « c’est le monde à l’envers ». Il rappelle que des zones d’ombre persistent depuis plusieurs mois au sommet de l’appareil sanitaire. « Alors que le ministre de la Santé refuse depuis 12 mois de dire si le DG de l’ARP a été épinglé ou non par ses pairs pharmaciens, alors que depuis le 18 décembre nous attendons les explications du ministre de la Santé dans l’affaire SOFTCARE, c’est eux qui demandent des comptes au Dr Diallo ?! », s’indigne Guy Marius Sagna.

Pour le parlementaire, cette démarche relève d’une stratégie de contournement du débat de fond. « La diversion et l’intimidation ne passeront pas », tranche-t-il, appelant à une clarification urgente des responsabilités et à une transparence totale dans la gestion de ce dossier sensible.

Des communiqués opposés à l’origine du malaise

Pour rappel, dans l’affaire SOFTCARE, la publication successive de communiqués aux conclusions opposées a semé le trouble au sein de l’opinion publique et de la communauté médicale. Face aux accusations de contradiction, le Dr Moussa Diallo réfute toute responsabilité de son service et pointe plutôt une fracture institutionnelle au sein de l’ARP.

« Il n’y a pas de communiqués contradictoires émanant d’un même service », précise-t-il. Selon lui, le premier communiqué reposait sur « les résultats de l’inspection » et faisait état de « manquements graves ». Ce document, soutient-il, « avait été validé par le Directeur général de la Pharmacie nationale ».

Le second communiqué, en revanche, poserait problème. D’après Dr Diallo, il aurait été « produit par la cellule de communication, sous instruction de la Direction générale », et ce, « sans tenir compte des constats techniques des inspecteurs ». Une situation qu’il juge contraire aux règles élémentaires de fonctionnement administratif et scientifique.

Une signature qui cristallise la rupture

L’élément qui choque le plus l’inspecteur reste la signature du second texte. « Il a été signé par un journaliste. Or, pour une inspection pharmaceutique, il faut être assermenté », affirme-t-il, dénonçant ce qu’il considère comme une entorse grave aux procédures en vigueur.

Face à ce qu’il qualifie de « désinformation grave », Dr Moussa Diallo explique avoir pris, avec ses collègues, la décision de publier un communiqué de rectification. « Ils ont utilisé nos images pour soutenir un texte qui nous contredisait. Nous ne pouvions pas laisser passer cela », soutient-il, estimant que l’opinion publique devait être informée sur la base de faits établis et vérifiés.

Un bras de fer assumé avec la hiérarchie

Dans un entretien accordé au journal Le Quotidien, Dr Moussa Diallo assume ouvertement le conflit avec sa hiérarchie, dans des propos lourds de conséquences. « Pensez-vous qu’on affronte sa Direction générale si on n’a pas la vérité de son côté ? », interroge-t-il, avant d’ajouter : « Aujourd’hui, il n’y a pas d’alternative. C’est moi qui saute ou c’est lui qui part. Et moi, je suis compétent pour être inspecteur, ce qui n’est pas son cas. »

Ces déclarations illustrent la profondeur de la crise qui secoue l’ARP et, plus largement, le système de régulation pharmaceutique. Entre accusations de manipulation, fractures internes et interpellations politiques, l’affaire SOFTCARE dépasse désormais le cadre administratif pour devenir un véritable enjeu de gouvernance publique, où la question de la responsabilité et de la vérité reste au cœur des attentes.
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