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Chantiers navals de Dakar : 20 milliards pour Lisnave, seulement 200 millions pour l’État du Sénégal

Mardi 11 Février 2025

Les chiffres parlent d’eux-mêmes et suscitent l’indignation. En 2024, la gestion des chantiers navals de Dakar a généré un chiffre d’affaires de 20 milliards de FCFA. Pourtant, l’État sénégalais, via la Société des infrastructures de réparation navale (Sirn), n’a perçu qu’un maigre 1%, soit 200 millions de FCFA. Une disproportion qui met en lumière le caractère déséquilibré du contrat liant Lisnave au Sénégal et relance le débat sur la souveraineté économique du pays.


Depuis plusieurs années, Libération alerte sur les conditions défavorables dans lesquelles Lisnave exploite Dakarnave. Le contrat signé avec l’État sénégalais semble taillé sur mesure pour l’opérateur portugais, qui engrange des profits faramineux pendant que le Sénégal peine à en tirer un réel bénéfice.

Le déséquilibre est d’autant plus choquant que l’accord est censé avoir expiré en juin 2024. Pourtant, en attendant un repreneur à travers l’appel d’offres international lancé le 10 février dernier, Lisnave continue d’opérer, prolongeant ainsi une situation jugée inacceptable par de nombreux observateurs.

Un manque à gagner considérable pour l’État
Si l’écart abyssal entre les revenus générés et la part perçue par l’État est frappant, il pose surtout une question cruciale : combien le Sénégal a-t-il perdu depuis la signature de cet accord ? Et pourquoi un tel contrat a-t-il été maintenu malgré les critiques des organes de contrôle ?

Les chantiers navals de Dakar sont un secteur stratégique pour le commerce maritime et l’industrie lourde. Une gestion plus équitable aurait permis de générer des revenus conséquents, de créer des emplois et de renforcer l’indépendance économique du pays.

Vers un nouveau modèle… mais à quel prix ?
Si l’État a acté le départ de Lisnave, la transition vers un nouvel opérateur s’annonce longue et complexe. Pendant ce temps, l’opérateur portugais continue de bénéficier d’un contrat avantageux, laissant craindre une répétition des erreurs du passé.

Au-delà du cas Lisnave, cette affaire soulève une problématique plus large : celle de la gestion des marchés publics et de la défense des intérêts nationaux. Le Sénégal saura-t-il négocier un partenariat plus équitable cette fois-ci ? Ou assistera-t-on à un nouvel épisode où les intérêts étrangers imposent leurs règles ?

Une chose est certaine : l’opinion publique suit cette affaire de près. Et face à une situation où Lisnave rafle tout tandis que l’État se contente de miettes, l’exaspération ne fait que croître.

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