Le procureur de la Cour pénale internationale (CPI), Karim Khan, a vivement réagi à sa suspension décidée par le Bureau de l’Assemblée des États parties. Visé par une procédure disciplinaire liée à des accusations d’inconduite sexuelle qu’il conteste depuis le début, le magistrat britannique a dénoncé une décision qu’il juge infondée et contraire aux règles de droit.
Dans un communiqué transmis par ses avocats, Karim Khan a qualifié sa suspension d’« illégale », d’« inéquitable sur le plan procédural » et de décision « non étayée par des preuves ». Il maintient n’avoir commis aucune faute et rejette catégoriquement les accusations formulées à son encontre par une ancienne collaboratrice.
Ses conseils estiment que la procédure engagée contre lui ne respecte pas les garanties fondamentales d’un procès équitable et contestent les conclusions ayant conduit à sa mise à l’écart. Ils affirment également que les éléments du dossier ne permettent pas d’établir les faits reprochés.
Suspendu avec effet immédiat, Karim Khan voit désormais son sort entre les mains des 125 États membres de la CPI, qui devront décider dans les prochaines semaines de son maintien ou de sa révocation définitive.
Cette affaire constitue une première dans l’histoire de la Cour pénale internationale, aucun procureur n’ayant jusqu’ici été suspendu par l’organe de supervision de l’institution. Malgré la procédure en cours, Karim Khan continue de clamer son innocence et promet de contester les décisions prises à son encontre


