Trois jours après sa défaite face à Luiz Inácio Lula da Silva, Flávio Bolsonaro refuse toujours de reconnaître les résultats de l’élection présidentielle brésilienne. Arrivé mercredi 28 octobre 2026 à Miami avec sa famille, le fils de l’ancien président Jair Bolsonaro se présente désormais comme le véritable président élu du Brésil. Dans une lettre ouverte, il accuse Lula et la Cour suprême d’avoir organisé une fraude électorale, sans apporter de preuves à ses accusations.
La crise politique brésilienne prend une nouvelle dimension. Depuis les États-Unis, où il a trouvé refuge après avoir quitté son pays, le sénateur Flávio Bolsonaro revendique la victoire à l’élection présidentielle du dimanche 25 octobre, pourtant officiellement remportée par Luiz Inácio Lula da Silva.
Dans une lettre ouverte transmise aux journalistes par ses proches, le candidat malheureux accuse le pouvoir en place et la justice brésilienne d’avoir organisé ce qu’il qualifie de « coup d’État électoral ».
« Je veux dire, non seulement à mes 60 millions d’électeurs, mais à tout le peuple brésilien, que je suis le président élu et que les criminels qui ont volé l’élection brésilienne font partie d’une organisation criminelle qui a instauré une tyrannie », affirme-t-il.
Flávio Bolsonaro, qui a atterri mercredi à l’aéroport exécutif d’Opa-Locka, près de Miami, a également exprimé sa reconnaissance au président américain Donald Trump et au président argentin Javier Milei.
Il les remercie pour leur soutien et leur aide dans son départ du Brésil ainsi que pour l’accueil réservé à sa famille aux États-Unis.
Son déplacement intervient dans un contexte judiciaire délicat. Selon Reuters, la Cour suprême brésilienne lui avait ordonné de remettre ses passeports dans le cadre d’une enquête pour blanchiment d’argent. Le sénateur, qui conteste les accusations le visant, a quitté le territoire sans se conformer à cette injonction.
Une victoire de Lula confirmée par les résultats officiels
Pour justifier sa contestation, Flávio Bolsonaro dénonce notamment la décision d’un juge de prolonger de deux heures les opérations de vote dans certaines zones du pays.
Cette mesure avait été prise à la suite de difficultés d’accès aux bureaux de vote, notamment dans le nord-est du Brésil. Le camp Bolsonaro avait lui aussi demandé des aménagements dans certaines régions du sud touchées par de fortes pluies.
Mais les résultats officiels ne corroborent pas ses accusations de fraude.
Selon le Tribunal supérieur électoral brésilien, Lula a remporté 51,79 % des suffrages, soit 64 256 232 voix, contre 48,21 % et 59 826 041 voix pour Flávio Bolsonaro. L'écart dépasse ainsi 4,4 millions de voix.
Par ailleurs, moins de 35 000 suffrages auraient été enregistrés pendant les deux heures supplémentaires, selon une analyse des données électorales. Un nombre très inférieur à l'écart séparant les deux candidats.
Les observateurs électoraux internationaux, dont le Centre Carter, ont salué le déroulement du scrutin, sans relever d'éléments permettant d'étayer les accusations de fraude avancées par Flávio Bolsonaro.
Une nouvelle confrontation politique
Au moment des premières informations publiées mercredi, ni la présidence brésilienne, ni le Tribunal supérieur électoral, ni la Cour suprême n'avaient immédiatement répondu aux sollicitations des médias concernant cette déclaration.
En se proclamant président élu depuis les États-Unis, Flávio Bolsonaro ouvre une nouvelle séquence de confrontation avec les institutions brésiliennes, alors que la réélection de Lula a été officiellement annoncée.
Reste désormais à savoir quelles conséquences politiques et judiciaires entraîneront le départ du sénateur pour Miami et son refus persistant de reconnaître les résultats du scrutin.
La crise politique brésilienne prend une nouvelle dimension. Depuis les États-Unis, où il a trouvé refuge après avoir quitté son pays, le sénateur Flávio Bolsonaro revendique la victoire à l’élection présidentielle du dimanche 25 octobre, pourtant officiellement remportée par Luiz Inácio Lula da Silva.
Dans une lettre ouverte transmise aux journalistes par ses proches, le candidat malheureux accuse le pouvoir en place et la justice brésilienne d’avoir organisé ce qu’il qualifie de « coup d’État électoral ».
« Je veux dire, non seulement à mes 60 millions d’électeurs, mais à tout le peuple brésilien, que je suis le président élu et que les criminels qui ont volé l’élection brésilienne font partie d’une organisation criminelle qui a instauré une tyrannie », affirme-t-il.
Flávio Bolsonaro, qui a atterri mercredi à l’aéroport exécutif d’Opa-Locka, près de Miami, a également exprimé sa reconnaissance au président américain Donald Trump et au président argentin Javier Milei.
Il les remercie pour leur soutien et leur aide dans son départ du Brésil ainsi que pour l’accueil réservé à sa famille aux États-Unis.
Son déplacement intervient dans un contexte judiciaire délicat. Selon Reuters, la Cour suprême brésilienne lui avait ordonné de remettre ses passeports dans le cadre d’une enquête pour blanchiment d’argent. Le sénateur, qui conteste les accusations le visant, a quitté le territoire sans se conformer à cette injonction.
Une victoire de Lula confirmée par les résultats officiels
Pour justifier sa contestation, Flávio Bolsonaro dénonce notamment la décision d’un juge de prolonger de deux heures les opérations de vote dans certaines zones du pays.
Cette mesure avait été prise à la suite de difficultés d’accès aux bureaux de vote, notamment dans le nord-est du Brésil. Le camp Bolsonaro avait lui aussi demandé des aménagements dans certaines régions du sud touchées par de fortes pluies.
Mais les résultats officiels ne corroborent pas ses accusations de fraude.
Selon le Tribunal supérieur électoral brésilien, Lula a remporté 51,79 % des suffrages, soit 64 256 232 voix, contre 48,21 % et 59 826 041 voix pour Flávio Bolsonaro. L'écart dépasse ainsi 4,4 millions de voix.
Par ailleurs, moins de 35 000 suffrages auraient été enregistrés pendant les deux heures supplémentaires, selon une analyse des données électorales. Un nombre très inférieur à l'écart séparant les deux candidats.
Les observateurs électoraux internationaux, dont le Centre Carter, ont salué le déroulement du scrutin, sans relever d'éléments permettant d'étayer les accusations de fraude avancées par Flávio Bolsonaro.
Une nouvelle confrontation politique
Au moment des premières informations publiées mercredi, ni la présidence brésilienne, ni le Tribunal supérieur électoral, ni la Cour suprême n'avaient immédiatement répondu aux sollicitations des médias concernant cette déclaration.
En se proclamant président élu depuis les États-Unis, Flávio Bolsonaro ouvre une nouvelle séquence de confrontation avec les institutions brésiliennes, alors que la réélection de Lula a été officiellement annoncée.
Reste désormais à savoir quelles conséquences politiques et judiciaires entraîneront le départ du sénateur pour Miami et son refus persistant de reconnaître les résultats du scrutin.

