La dernière sortie d'Ousmane Sonko sur les bourses de sécurité familiale et les difficultés économiques des ménages sénégalais continue de susciter des réactions. El Hadji Diaydi Bâ Cissé, membre des Cadres patriotes républicains et du think tank de KIIRAAY, par ailleurs responsable et membre du parti Kiiraay à Waoundé a tenu à apporter la contradiction au leader de PASTEF. S'il reconnaît les difficultés auxquelles sont confrontées de nombreuses familles, il estime que le débat doit désormais porter sur des solutions concrètes plutôt que sur une communication politique fondée sur l'émotion et la dénonciation.
Dans son analyse, El Hadji Diaydi Bâ Cissé considère que le discours d'Ousmane Sonko repose sur trois axes : la mise en évidence des difficultés rencontrées par les bénéficiaires des bourses familiales, l'attribution de la responsabilité de ces difficultés au gouvernement et, enfin, la formulation de revendications. « Si nous devons aujourd'hui décortiquer ce discours, nous allons mettre l'accent sur trois axes. Le premier, c'est le constat d'un préjudice subi par ces familles. Le deuxième, c'est l'attribution de ce préjudice au gouvernement, présenté comme principal responsable. Et le troisième concerne la formulation des revendications », a-t-il expliqué.
Pour lui, la question essentielle reste celle des réponses concrètes à apporter aux difficultés des ménages. « Parler des familles, parler des difficultés qu'elles ont rencontrées concernant les bourses familiales, c'est une chose. Mais j'aimerais aussi savoir ce qui a été proposé de concret », a-t-il interrogé. « Considérer les bourses familiales comme une arnaque suppose une intention de tromper »
Revenant sur les critiques formulées à l'encontre du programme de bourses de sécurité familiale, le membre du think tank KIIRAAY conteste particulièrement l'utilisation du terme « arnaque ». Selon lui, une telle qualification suppose l'existence d'une volonté délibérée de tromper les bénéficiaires, ce qui devrait être démontré.
« Le seul point sur lequel nous devons faire attention, c'est de considérer que c'est une arnaque. Lorsqu'on considère que c'est une arnaque, cela veut dire qu'on avait l'intention de tromper. J'aimerais bien qu'on justifie où se trouve cette intention de tromper la population », a-t-il déclaré.
El Hadji Diaydi Bâ Cissé défend ainsi l'utilité sociale de ce mécanisme de soutien aux ménages vulnérables, même s'il reconnaît ses limites. « Nous ne pouvons pas dire que ces bourses familiales sont inutiles. Au contraire, elles sont utiles. Nous ne disons pas qu'elles règlent tous les problèmes d'un ménage. Mais admettons au moins qu'elles permettent de résoudre une partie de ces problèmes », a-t-il soutenu.
« Le gouvernement est dans le concret »
Pour le responsable des Cadres patriotes républicains, le débat devrait désormais se concentrer sur l'amélioration du dispositif et son efficacité auprès des populations bénéficiaires. Il rappelle que les bourses familiales constituent une politique publique déjà existante, dont la mise en œuvre a connu une période de suspension avant une reprise des paiements. « L'État, c'est la continuité. Aujourd'hui, il y a eu une suspension de ces bourses familiales. Maintenant, le gouvernement a repris leur exécution, qui doit aller vers une reformulation », a-t-il expliqué.
À ses yeux, cette nouvelle étape doit permettre de corriger les insuffisances du programme et de garantir que les ressources financières parviennent effectivement aux ménages concernés. « C'est cela, le côté opérationnel qui est en train d'être exécuté pour que ce qui est attendu du gouvernement, c'est-à-dire le transfert des fonds vers les ménages, puisse effectivement arriver dans les différents foyers », a-t-il précisé.
El Hadji Diaydi Bâ Cissé s'est également montré critique envers la méthode de communication d'Ousmane Sonko, notamment lorsque ce dernier évoque la précarité alimentaire de certaines familles sénégalaises. Pour lui, ce type de discours privilégie l'émotion au détriment d'une approche pédagogique et opérationnelle. « Nous sommes dans l'émotion. Lorsqu'on dit que certaines familles n'ont pas de quoi dîner, on sort vraiment du cadre pédagogique pour entrer dans l'émotion, dans la proximité, dans le récit », a-t-il analysé.
Il estime que cette stratégie de communication politique, consistant à dénoncer les difficultés sociales et à désigner des responsables, doit désormais céder la place à des propositions concrètes. « Dans les sciences politiques, il y a cette première phase où ils sont très forts : trouver un préjudice, dire ce qui ne va pas, indexer le gouvernement en oubliant que c'était eux le gouvernement, puis formuler des revendications. C'est la chose la plus simple à faire », a-t-il lancé.
Un appel à privilégier les politiques publiques
Dans son analyse, El Hadji Diaydi Bâ Cissé considère que le discours d'Ousmane Sonko repose sur trois axes : la mise en évidence des difficultés rencontrées par les bénéficiaires des bourses familiales, l'attribution de la responsabilité de ces difficultés au gouvernement et, enfin, la formulation de revendications. « Si nous devons aujourd'hui décortiquer ce discours, nous allons mettre l'accent sur trois axes. Le premier, c'est le constat d'un préjudice subi par ces familles. Le deuxième, c'est l'attribution de ce préjudice au gouvernement, présenté comme principal responsable. Et le troisième concerne la formulation des revendications », a-t-il expliqué.
Pour lui, la question essentielle reste celle des réponses concrètes à apporter aux difficultés des ménages. « Parler des familles, parler des difficultés qu'elles ont rencontrées concernant les bourses familiales, c'est une chose. Mais j'aimerais aussi savoir ce qui a été proposé de concret », a-t-il interrogé. « Considérer les bourses familiales comme une arnaque suppose une intention de tromper »
Revenant sur les critiques formulées à l'encontre du programme de bourses de sécurité familiale, le membre du think tank KIIRAAY conteste particulièrement l'utilisation du terme « arnaque ». Selon lui, une telle qualification suppose l'existence d'une volonté délibérée de tromper les bénéficiaires, ce qui devrait être démontré.
« Le seul point sur lequel nous devons faire attention, c'est de considérer que c'est une arnaque. Lorsqu'on considère que c'est une arnaque, cela veut dire qu'on avait l'intention de tromper. J'aimerais bien qu'on justifie où se trouve cette intention de tromper la population », a-t-il déclaré.
El Hadji Diaydi Bâ Cissé défend ainsi l'utilité sociale de ce mécanisme de soutien aux ménages vulnérables, même s'il reconnaît ses limites. « Nous ne pouvons pas dire que ces bourses familiales sont inutiles. Au contraire, elles sont utiles. Nous ne disons pas qu'elles règlent tous les problèmes d'un ménage. Mais admettons au moins qu'elles permettent de résoudre une partie de ces problèmes », a-t-il soutenu.
« Le gouvernement est dans le concret »
Pour le responsable des Cadres patriotes républicains, le débat devrait désormais se concentrer sur l'amélioration du dispositif et son efficacité auprès des populations bénéficiaires. Il rappelle que les bourses familiales constituent une politique publique déjà existante, dont la mise en œuvre a connu une période de suspension avant une reprise des paiements. « L'État, c'est la continuité. Aujourd'hui, il y a eu une suspension de ces bourses familiales. Maintenant, le gouvernement a repris leur exécution, qui doit aller vers une reformulation », a-t-il expliqué.
À ses yeux, cette nouvelle étape doit permettre de corriger les insuffisances du programme et de garantir que les ressources financières parviennent effectivement aux ménages concernés. « C'est cela, le côté opérationnel qui est en train d'être exécuté pour que ce qui est attendu du gouvernement, c'est-à-dire le transfert des fonds vers les ménages, puisse effectivement arriver dans les différents foyers », a-t-il précisé.
El Hadji Diaydi Bâ Cissé s'est également montré critique envers la méthode de communication d'Ousmane Sonko, notamment lorsque ce dernier évoque la précarité alimentaire de certaines familles sénégalaises. Pour lui, ce type de discours privilégie l'émotion au détriment d'une approche pédagogique et opérationnelle. « Nous sommes dans l'émotion. Lorsqu'on dit que certaines familles n'ont pas de quoi dîner, on sort vraiment du cadre pédagogique pour entrer dans l'émotion, dans la proximité, dans le récit », a-t-il analysé.
Il estime que cette stratégie de communication politique, consistant à dénoncer les difficultés sociales et à désigner des responsables, doit désormais céder la place à des propositions concrètes. « Dans les sciences politiques, il y a cette première phase où ils sont très forts : trouver un préjudice, dire ce qui ne va pas, indexer le gouvernement en oubliant que c'était eux le gouvernement, puis formuler des revendications. C'est la chose la plus simple à faire », a-t-il lancé.
Un appel à privilégier les politiques publiques
Pour El Hadji Diaydi Bâ Cissé, la priorité doit être accordée à l'amélioration des mécanismes de protection sociale et à l'efficacité des politiques publiques. Il considère que la reprise des transferts financiers aux bénéficiaires doit s'accompagner d'une réflexion sur les réformes nécessaires pour mieux répondre aux besoins des ménages. « Une fois cette phase terminée, il faudrait aller vers la formulation des politiques publiques. Nous ne sommes plus dans cette formulation puisque les bourses familiales existaient déjà. Maintenant, il faut aller vers leur amélioration », a-t-il insisté.
Selon lui, l'objectif final reste l'amélioration des conditions de vie des populations vulnérables grâce à des mécanismes de soutien plus efficaces. « Le gouvernement veut du concret, le gouvernement est en train de faire du concret. Je pense que ce qui va intéresser les populations, c'est de ne pas toujours être dans une communication politique », a-t-il ajoute

