L’opposant malien Oumar Mariko est sorti de son silence après les accusations portées contre lui par le procureur de la République près le Tribunal militaire de Bamako dans le cadre de l’enquête sur les attaques du 25 avril 2026.
Dans un communiqué publié vendredi, la justice militaire malienne a évoqué « l’implication notoire de certains hommes politiques », citant notamment Oumar Mariko, dans les attaques menées par le Groupe de soutien à l’islam et aux musulmans (Jnim) et le Front de libération de l’Azawad (FLA) contre plusieurs positions militaires, notamment à Kidal et Kati.
Face à ces accusations, l’ancien leader du parti Sadi, aujourd’hui dissous comme l’ensemble des formations politiques maliennes, a rejeté en bloc toute implication.
« C’est complètement ridicule ! Le procureur sait très bien que je n’ai aucune relation avec aucune des personnes citées », a déclaré Oumar Mariko dans un entretien accordé à RFI.
L’opposant, actuellement en exil, reconnaît uniquement avoir connu Soïba Diarra, un ancien militaire également cité dans le dossier, tout en précisant qu’ils n’ont plus eu de contact depuis plus d’une décennie. « Excepté Soïba Diarra, qui n’a plus eu aucun contact avec moi depuis plus de dix ans », a-t-il ajouté.
Pour Oumar Mariko, ces accusations seraient avant tout liées à ses récentes prises de position en faveur d’une issue politique au conflit malien. « J’ai compris qu’il s’agit simplement de s’opposer aux positions que j’ai commencé à prendre, à savoir qu’il faut qu’on mette fin à cette guerre », a-t-il soutenu.
L’opposant assume toutefois avoir entretenu des contacts avec plusieurs acteurs impliqués dans le conflit malien, y compris des groupes armés. Il rappelle notamment s’être rendu récemment dans le centre du Mali, où il affirme avoir rencontré des représentants du Jnim afin d’obtenir la libération de militaires détenus.
« Je suis homme politique. J’ai des contacts avec les milieux militaires, j’ai des contacts avec le Jnim, j’ai des contacts avec le Front de libération de l’Azawad, j’ai des contacts avec les chasseurs dozos… donc il y a quoi à vouloir tisser une complicité parce que je suis en contact ? », a-t-il lancé.
Oumar Mariko dénonce ce qu’il considère comme une « hypocrisie » dans la gestion du conflit et estime que la population malienne est épuisée par des années de guerre. « Ça ne profite pas au peuple malien, et le peuple malien est lassé de la guerre », a-t-il insisté.
Pendant ce temps, les investigations se poursuivent au Mali. Selon les autorités judiciaires, plusieurs militaires en activité, radiés ou en instance de radiation auraient participé à la planification, à la coordination et à l’exécution des attaques du 25 avril. Officiellement, plusieurs arrestations ont déjà été effectuées, tandis que d’autres suspects restent activement recherchés.
Sur le terrain, la situation demeure tendue, notamment dans le nord du pays où les rebelles du Front de libération de l’Azawad ont repris le contrôle de Kidal après les violents affrontements de ces derniers jours.
Dans un communiqué publié vendredi, la justice militaire malienne a évoqué « l’implication notoire de certains hommes politiques », citant notamment Oumar Mariko, dans les attaques menées par le Groupe de soutien à l’islam et aux musulmans (Jnim) et le Front de libération de l’Azawad (FLA) contre plusieurs positions militaires, notamment à Kidal et Kati.
Face à ces accusations, l’ancien leader du parti Sadi, aujourd’hui dissous comme l’ensemble des formations politiques maliennes, a rejeté en bloc toute implication.
« C’est complètement ridicule ! Le procureur sait très bien que je n’ai aucune relation avec aucune des personnes citées », a déclaré Oumar Mariko dans un entretien accordé à RFI.
L’opposant, actuellement en exil, reconnaît uniquement avoir connu Soïba Diarra, un ancien militaire également cité dans le dossier, tout en précisant qu’ils n’ont plus eu de contact depuis plus d’une décennie. « Excepté Soïba Diarra, qui n’a plus eu aucun contact avec moi depuis plus de dix ans », a-t-il ajouté.
Pour Oumar Mariko, ces accusations seraient avant tout liées à ses récentes prises de position en faveur d’une issue politique au conflit malien. « J’ai compris qu’il s’agit simplement de s’opposer aux positions que j’ai commencé à prendre, à savoir qu’il faut qu’on mette fin à cette guerre », a-t-il soutenu.
L’opposant assume toutefois avoir entretenu des contacts avec plusieurs acteurs impliqués dans le conflit malien, y compris des groupes armés. Il rappelle notamment s’être rendu récemment dans le centre du Mali, où il affirme avoir rencontré des représentants du Jnim afin d’obtenir la libération de militaires détenus.
« Je suis homme politique. J’ai des contacts avec les milieux militaires, j’ai des contacts avec le Jnim, j’ai des contacts avec le Front de libération de l’Azawad, j’ai des contacts avec les chasseurs dozos… donc il y a quoi à vouloir tisser une complicité parce que je suis en contact ? », a-t-il lancé.
Oumar Mariko dénonce ce qu’il considère comme une « hypocrisie » dans la gestion du conflit et estime que la population malienne est épuisée par des années de guerre. « Ça ne profite pas au peuple malien, et le peuple malien est lassé de la guerre », a-t-il insisté.
Pendant ce temps, les investigations se poursuivent au Mali. Selon les autorités judiciaires, plusieurs militaires en activité, radiés ou en instance de radiation auraient participé à la planification, à la coordination et à l’exécution des attaques du 25 avril. Officiellement, plusieurs arrestations ont déjà été effectuées, tandis que d’autres suspects restent activement recherchés.
Sur le terrain, la situation demeure tendue, notamment dans le nord du pays où les rebelles du Front de libération de l’Azawad ont repris le contrôle de Kidal après les violents affrontements de ces derniers jours.
