L’artiste sénégalais Ouzin Keïta se retrouve au cœur d’une affaire judiciaire aux multiples ramifications. Arrêté ce week-end lors d’une opération policière à Ouest-Foire, il est actuellement placé en garde à vue à la Division des investigations criminelles (DIC). Le chanteur a été interpellé dans un appartement où se trouvaient treize autres hommes, dans des circonstances qui ont rapidement attiré l’attention des enquêteurs.
Selon les informations rapportées par L’Observateur dans son édition de ce lundi, l’affaire a pris une tournure inattendue lors de l’audition de l’artiste. Face aux enquêteurs, Ouzin Keïta aurait fait une révélation majeure en affirmant être séropositif. Une déclaration qui a immédiatement suscité des inquiétudes dans le cadre de l’enquête.
D’après le quotidien du Groupe Futurs Médias, cette révélation a conduit les enquêteurs à demander aux autres personnes interpellées dans l’appartement de se soumettre à un test de dépistage. Toujours selon la même source, ces derniers auraient accepté de le faire volontairement afin d’éclairer les investigations en cours.
Au cours de son interrogatoire, l’artiste aurait également évoqué avec insistance l’existence d’un individu identifié sous le nom de « Ass », qu’il présente comme son « fils spirituel ». Ce dernier, décrit comme un personnage clé dans l’affaire, serait actuellement activement recherché par les enquêteurs.
L’opération policière à l’origine de cette interpellation ne visait pourtant pas, dans un premier temps, un dossier aussi sensible. Selon L’Observateur, les policiers étaient initialement sur la piste de présumés usagers de drogue. Mais les investigations menées sur place ont rapidement révélé des faits potentiellement plus graves.
Au fil des auditions et des premiers éléments recueillis, l’affaire aurait pris une ampleur bien plus importante. Ouzin Keïta et les autres personnes interpellées seraient ainsi poursuivis pour plusieurs chefs d’accusation, notamment consommation de drogues dures, proxénétisme, escroquerie, chantage et extorsion de fonds. À cela s’ajouteraient également des accusations d’actes contre-nature et de transmission volontaire du VIH.
L’enquête, désormais entre les mains de la Division des investigations criminelles, se poursuit afin d’établir les responsabilités de chacun et de déterminer le rôle exact des personnes impliquées dans cette affaire qui continue de susciter une vive attention.
