L’onde de choc des révélations liées à Jeffrey Epstein continue de secouer les sphères politiques et diplomatiques internationales. En Norvège, l’ancien Premier ministre et ex-président du Comité du prix Nobel de la paix, Thorbjørn Jagland, a été inculpé pour « corruption aggravée » à la suite de la publication de millions de documents par le ministère américain de la Justice.
Selon l’unité norvégienne de lutte contre la criminalité économique, Økokrim, l’enquête vise à déterminer si Jagland a bénéficié de cadeaux, de voyages ou de prêts en lien avec ses fonctions au sein du Comité Nobel entre 2009 et 2015. Des perquisitions ont été menées le 12 février à son domicile d’Oslo ainsi que dans deux autres propriétés situées à Risør et Rauland.
Ses avocats du cabinet Elden ont indiqué que leur client conteste fermement les accusations. Il a été entendu par la police dans le cadre de l’enquête en cours.
Des liens mis en avant auprès des élites
Les trois millions de fichiers publiés mentionnent Jagland à des centaines de reprises. Bien qu’aucun document n’établisse à ce stade l’existence d’un lobbying direct pour l’attribution du prix Nobel de la paix, Epstein aurait fréquemment mis en avant sa proximité avec l’ancien responsable norvégien.
Dans des courriels et messages adressés à plusieurs personnalités influentes — parmi lesquelles Richard Branson, Bill Gates, Larry Summers ou encore Steve Bannon — le financier américain évoquait des séjours de Jagland dans ses propriétés à New York ou à Paris.
En 2018, lors d’un échange de SMS avec Steve Bannon, proche allié du président Donald Trump, Epstein aurait suggéré qu’une éventuelle proximité avec le président du Comité Nobel pourrait avoir des répercussions politiques.
Dans d’autres correspondances, il décrivait Jagland comme « pas très brillant » mais doté d’une « perspective unique », tout en soulignant sa présence à son domicile auprès d’interlocuteurs influents.
Un réseau diplomatique également visé
L’enquête norvégienne ne se limite pas à Jagland. Le diplomate Terje Rød-Larsen, qui avait joué un rôle clé dans les accords d’Oslo au Moyen-Orient, ainsi que son épouse Mona Juul, ancienne ambassadrice de Norvège en Jordanie, font également l’objet de poursuites pour corruption en lien avec leurs relations présumées avec Epstein.
Cette nouvelle étape judiciaire marque un tournant dans les retombées internationales de l’affaire Epstein, dont les ramifications continuent d’émerger bien au-delà des frontières américaines. En Norvège, l’enquête s’annonce longue et sensible, tant les implications politiques et diplomatiques sont lourdes.
Selon l’unité norvégienne de lutte contre la criminalité économique, Økokrim, l’enquête vise à déterminer si Jagland a bénéficié de cadeaux, de voyages ou de prêts en lien avec ses fonctions au sein du Comité Nobel entre 2009 et 2015. Des perquisitions ont été menées le 12 février à son domicile d’Oslo ainsi que dans deux autres propriétés situées à Risør et Rauland.
Ses avocats du cabinet Elden ont indiqué que leur client conteste fermement les accusations. Il a été entendu par la police dans le cadre de l’enquête en cours.
Des liens mis en avant auprès des élites
Les trois millions de fichiers publiés mentionnent Jagland à des centaines de reprises. Bien qu’aucun document n’établisse à ce stade l’existence d’un lobbying direct pour l’attribution du prix Nobel de la paix, Epstein aurait fréquemment mis en avant sa proximité avec l’ancien responsable norvégien.
Dans des courriels et messages adressés à plusieurs personnalités influentes — parmi lesquelles Richard Branson, Bill Gates, Larry Summers ou encore Steve Bannon — le financier américain évoquait des séjours de Jagland dans ses propriétés à New York ou à Paris.
En 2018, lors d’un échange de SMS avec Steve Bannon, proche allié du président Donald Trump, Epstein aurait suggéré qu’une éventuelle proximité avec le président du Comité Nobel pourrait avoir des répercussions politiques.
Dans d’autres correspondances, il décrivait Jagland comme « pas très brillant » mais doté d’une « perspective unique », tout en soulignant sa présence à son domicile auprès d’interlocuteurs influents.
Un réseau diplomatique également visé
L’enquête norvégienne ne se limite pas à Jagland. Le diplomate Terje Rød-Larsen, qui avait joué un rôle clé dans les accords d’Oslo au Moyen-Orient, ainsi que son épouse Mona Juul, ancienne ambassadrice de Norvège en Jordanie, font également l’objet de poursuites pour corruption en lien avec leurs relations présumées avec Epstein.
Cette nouvelle étape judiciaire marque un tournant dans les retombées internationales de l’affaire Epstein, dont les ramifications continuent d’émerger bien au-delà des frontières américaines. En Norvège, l’enquête s’annonce longue et sensible, tant les implications politiques et diplomatiques sont lourdes.

