Le Sénégal et le système des Nations unies ont franchi une nouvelle étape dans leur coopération avec la signature, le 12 juin 2026, d’un accord portant sur la mise à disposition de la Maison des Nations unies (MONUD), un complexe construit à Diamniadio destiné à accueillir les agences et institutions spécialisées de l’ONU présentes dans le pays.
L’accord a été signé par le ministre de l’Intégration africaine, des Affaires étrangères et des Sénégalais de l’extérieur, Cheikh Niang, et la coordonnatrice résidente du système des Nations unies au Sénégal, Aminata Maïga, en présence de la vice-secrétaire générale de l’ONU, Amina Mohammed. Selon les autorités sénégalaises, les négociations ont permis d’apporter des ajustements significatifs au schéma initial du projet, notamment en matière de préservation du patrimoine de l’État. La durée d’occupation du bâtiment a ainsi été réduite de 99 ans à 25 ans, un changement présenté comme une avancée stratégique pour la souveraineté foncière et immobilière du Sénégal.
L’État conserve également trois ailes sur six du bâtiment pour ses propres besoins, une disposition susceptible de générer des revenus locatifs estimés à plus de 500 millions de FCFA ou de réduire significativement les charges de location de l’administration publique. Sur le plan économique, l’accord prévoit plusieurs avantages financiers majeurs. Le système des Nations unies s’engage à verser une contribution annuelle de 500 000 dollars américains.
Par ailleurs, la prise en charge de l’entretien courant et de la maintenance des espaces occupés par les agences onusiennes est désormais assurée par le Système des Nations unies, représentant une économie estimée à environ 1 milliard de FCFA pour l’État sénégalais. L’accord permet également une réduction substantielle des charges locatives supportées par l’État pour l’hébergement des entités onusiennes, évaluée à 1,2 milliard de FCFA. À cela s’ajoute le redéploiement de services publics vers des bâtiments libérés, générant une baisse supplémentaire des coûts locatifs estimée à 1 milliard de FCFA.
Une sécurisation technique renforcée du projet
Sur le plan technique, les autorités soulignent la conformité du bâtiment aux normes en vigueur, attestée par les différentes structures compétentes. La coordination du projet est assurée par la Société de gestion et d’exploitation du patrimoine bâti de l’État (SOGEPA), en lien avec les bureaux d’études, les bureaux de contrôle et les services de protection civile. Un comité paritaire de suivi de l’exploitation du bâtiment a également été mis en place afin d’assurer une gestion concertée et transparente de l’infrastructure.
Pour les autorités sénégalaises, cet accord renforce la position de Dakar comme pôle diplomatique majeur et hub régional du multilatéralisme en Afrique de l’Ouest. Il vise à améliorer la cohérence, l’efficacité et la coordination des interventions du système des Nations unies au Sénégal, tout en optimisant les intérêts stratégiques et économiques de l’État.
Avec cet accord, le Sénégal entend consolider son rôle de plateforme régionale de coopération internationale, tout en assurant une meilleure valorisation de son patrimoine immobilier public
L’accord a été signé par le ministre de l’Intégration africaine, des Affaires étrangères et des Sénégalais de l’extérieur, Cheikh Niang, et la coordonnatrice résidente du système des Nations unies au Sénégal, Aminata Maïga, en présence de la vice-secrétaire générale de l’ONU, Amina Mohammed. Selon les autorités sénégalaises, les négociations ont permis d’apporter des ajustements significatifs au schéma initial du projet, notamment en matière de préservation du patrimoine de l’État. La durée d’occupation du bâtiment a ainsi été réduite de 99 ans à 25 ans, un changement présenté comme une avancée stratégique pour la souveraineté foncière et immobilière du Sénégal.
L’État conserve également trois ailes sur six du bâtiment pour ses propres besoins, une disposition susceptible de générer des revenus locatifs estimés à plus de 500 millions de FCFA ou de réduire significativement les charges de location de l’administration publique. Sur le plan économique, l’accord prévoit plusieurs avantages financiers majeurs. Le système des Nations unies s’engage à verser une contribution annuelle de 500 000 dollars américains.
Par ailleurs, la prise en charge de l’entretien courant et de la maintenance des espaces occupés par les agences onusiennes est désormais assurée par le Système des Nations unies, représentant une économie estimée à environ 1 milliard de FCFA pour l’État sénégalais. L’accord permet également une réduction substantielle des charges locatives supportées par l’État pour l’hébergement des entités onusiennes, évaluée à 1,2 milliard de FCFA. À cela s’ajoute le redéploiement de services publics vers des bâtiments libérés, générant une baisse supplémentaire des coûts locatifs estimée à 1 milliard de FCFA.
Une sécurisation technique renforcée du projet
Sur le plan technique, les autorités soulignent la conformité du bâtiment aux normes en vigueur, attestée par les différentes structures compétentes. La coordination du projet est assurée par la Société de gestion et d’exploitation du patrimoine bâti de l’État (SOGEPA), en lien avec les bureaux d’études, les bureaux de contrôle et les services de protection civile. Un comité paritaire de suivi de l’exploitation du bâtiment a également été mis en place afin d’assurer une gestion concertée et transparente de l’infrastructure.
Pour les autorités sénégalaises, cet accord renforce la position de Dakar comme pôle diplomatique majeur et hub régional du multilatéralisme en Afrique de l’Ouest. Il vise à améliorer la cohérence, l’efficacité et la coordination des interventions du système des Nations unies au Sénégal, tout en optimisant les intérêts stratégiques et économiques de l’État.
Avec cet accord, le Sénégal entend consolider son rôle de plateforme régionale de coopération internationale, tout en assurant une meilleure valorisation de son patrimoine immobilier public

