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Accident de train meurtrier en Grèce: à Athènes, la colère silencieuse des manifestants

Samedi 4 Mars 2023

Des milliers de personnes en colère ont manifesté ce vendredi à Athènes, où des heurts ont éclaté, et dans d'autres villes de Grèce, à la mémoire des 57 personnes tuées dans une collision de trains, au troisième jour de deuil national.


L’image est sobre et poignante. Dans les mains des manifestants rassemblés dans la capitale grecque, des dizaines de gros ballons de baudruche noirs flottent au bout d’une longue ficelle au-dessus de la foule. Le contraste avec la façade ocre de l’édifice néoclassique du Parlement grec est saisissant. Cet hommage aux jeunes victimes de l’accident de train meurtrier se déroule sans slogans, en silence. Il y a là environ 3 000 personnes.

Un autocollant noir est massivement distribué. Dessus, en lettres blanches, l’expression « Pare me otan ftaseis » – « Appelle-moi quand tu es arrivé ». La phrase que toutes les mamans disent à leurs enfants pour savoir qu'ils vont bien, qu'ils sont en vie, explique celle qui distribue les autocollants.

« Ce n'est pas fini »
Quelques mètres plus loin, une grand-mère évoque sa tristesse et sa colère, des sanglots dans la voix. Elle avait rencontré l’une des jeunes victimes de l’accident. Un autre manifestant, lui, imagine que la tension sociale va aller crescendo. « Nous effectuons ici une commémoration sans parole, une manifestation silencieuse, après l’accident de train. Mais à mon avis, ce n’est que le début, la réaction des gens va continuer à s’amplifier. Ce n’est pas fini », estime-t-il auprès de notre correspondant à Athènes, Joël Bronner.


Cet hommage est aussi en effet un cri de colère. Un cri silencieux. Plus tard dans la soirée, comme pour donner raison à ce manifestant, le silence sera finalement rompu, remplacé par le bruit des affrontements entre certains manifestants et la police. À Thessalonique, dans le nord du pays, où un nombre similaire de manifestants a défilé ce vendredi, la police a aussi brièvement fait usage de lacrymogènes. À Larissa, la ville la plus proche des lieux de l'accident dans le centre du pays, ils étaient 700 à manifestants, et 500 à Patras, une ville universitaire du Péloponnèse (sud-ouest), selon la police.

Avec AFP

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