C’est la Centif qui donne l’info. Dans son dernier rapport 2025, il a fait cas de 37 dossiers envoyés au Pool judiciaire financier. Parmi eux ; celui d’un haut responsable administratif. Entre 2021–2025, il a été mis en évidence de nombreux virements en provenance d’administrations publiques et d’établissements parapublics, présentés comme des rémunérations, indemnités ou avantages divers pour un montant total de 321.000.000 F Cfa. Plusieurs personnes physiques et morales appartenant à son entourage familial et relationnel, dont sa femme, ne sont pas épargnées. Nous reproduisons in extenso les soupçons de la Centif.
En 2025, la Centif a reçu plusieurs déclarations de soupçon émanant de différents établissements financiers, portant sur des flux financiers atypiques observés sur les comptes d’un haut responsable administratif, classé Personne politiquement exposée (Ppe), ainsi que plusieurs personnes physiques et morales appartenant à son entourage familial et relationnel. L’analyse du compte bancaire sur la période 2021–2025 a mis en évidence de nombreux virements en provenance d’administrations publiques et d’établissements parapublics, présentés comme des rémunérations, indemnités ou avantages divers pour un montant total de 321.000.000 F Cfa. Il a également été constaté des remises récurrentes de chèques, dont certains émis par des responsables de structures publiques dans lesquelles l’intéressé exerçait ou avait exercé des fonctions de direction, pour un montant total de près de 60 millions F Cfa, ainsi que des dépôts d’espèces effectués par des tiers, pour des montants unitaires et cumulés élevés, sans documentation probante sur l’origine des fonds.
Au cours de l’année 2025, le compte a présenté une intensification notable de son fonctionnement marquée par des encaissements mensuels dépassant régulièrement les niveaux habituellement attendus au regard du profil déclaré du titulaire. Au débit, il a été relevé des retraits en espèces de montants importants, parfois rapprochés dans le temps, des paiements par carte bancaire à l’étranger, notamment dans des commerces de luxe, ainsi que l’émission de chèques au profit du titulaire lui-même et de sociétés liées à son environnement familial.
L’analyse croisée des flux a par ailleurs fait apparaitre des liens financiers étroits entre le compte personnel du haut responsable administratif et le compte professionnel d’une société officiellement active dans le secteur des prestations de services et majoritairement détenue par son épouse.
Le compte de la société ouvert dans le même établissement a enregistré des remises de chèques et virements provenant directement du compte personnel du haut responsable administratif pour un montant total de 76.500.000 F Cfa, des versements fréquents en espèces pour un montant cumulé élevé sans justificatifs commerciaux correspondants ainsi que des encaissements en provenance d’une association sportive présidée par le haut responsable administratif et d’une société active dans le Btp.
Au terme des investigations, ces éléments ont été regardés comme susceptibles de caractériser des opérations de blanchiment de capitaux en lien avec des détournements présumés de deniers publics, des abus de fonction, des situations de conflit d’intérêts, des abus de biens sociaux et d’un enrichissement illicite. Ces constatations ont conduit à la transmission du dossier au Procureur du Pool judiciaire financier (pjf).
Infractions sous-jacentes présumées : détournement de deniers publics ; abus de fonction et conflit d’intérêts ; abus de biens sociaux ; enrichissement illicite et blanchiment de capitaux
LES ECHOS
En 2025, la Centif a reçu plusieurs déclarations de soupçon émanant de différents établissements financiers, portant sur des flux financiers atypiques observés sur les comptes d’un haut responsable administratif, classé Personne politiquement exposée (Ppe), ainsi que plusieurs personnes physiques et morales appartenant à son entourage familial et relationnel. L’analyse du compte bancaire sur la période 2021–2025 a mis en évidence de nombreux virements en provenance d’administrations publiques et d’établissements parapublics, présentés comme des rémunérations, indemnités ou avantages divers pour un montant total de 321.000.000 F Cfa. Il a également été constaté des remises récurrentes de chèques, dont certains émis par des responsables de structures publiques dans lesquelles l’intéressé exerçait ou avait exercé des fonctions de direction, pour un montant total de près de 60 millions F Cfa, ainsi que des dépôts d’espèces effectués par des tiers, pour des montants unitaires et cumulés élevés, sans documentation probante sur l’origine des fonds.
Au cours de l’année 2025, le compte a présenté une intensification notable de son fonctionnement marquée par des encaissements mensuels dépassant régulièrement les niveaux habituellement attendus au regard du profil déclaré du titulaire. Au débit, il a été relevé des retraits en espèces de montants importants, parfois rapprochés dans le temps, des paiements par carte bancaire à l’étranger, notamment dans des commerces de luxe, ainsi que l’émission de chèques au profit du titulaire lui-même et de sociétés liées à son environnement familial.
L’analyse croisée des flux a par ailleurs fait apparaitre des liens financiers étroits entre le compte personnel du haut responsable administratif et le compte professionnel d’une société officiellement active dans le secteur des prestations de services et majoritairement détenue par son épouse.
Le compte de la société ouvert dans le même établissement a enregistré des remises de chèques et virements provenant directement du compte personnel du haut responsable administratif pour un montant total de 76.500.000 F Cfa, des versements fréquents en espèces pour un montant cumulé élevé sans justificatifs commerciaux correspondants ainsi que des encaissements en provenance d’une association sportive présidée par le haut responsable administratif et d’une société active dans le Btp.
Au terme des investigations, ces éléments ont été regardés comme susceptibles de caractériser des opérations de blanchiment de capitaux en lien avec des détournements présumés de deniers publics, des abus de fonction, des situations de conflit d’intérêts, des abus de biens sociaux et d’un enrichissement illicite. Ces constatations ont conduit à la transmission du dossier au Procureur du Pool judiciaire financier (pjf).
Infractions sous-jacentes présumées : détournement de deniers publics ; abus de fonction et conflit d’intérêts ; abus de biens sociaux ; enrichissement illicite et blanchiment de capitaux
LES ECHOS

