L’ancien président américain Bill Clinton a révélé que la CIA avait renoncé, avant les attentats du 11 septembre 2001, à un projet visant Oussama ben Laden. Selon lui, les responsables de l’agence redoutaient qu’une opération qui tournerait mal ne provoque la mort de nombreux civils innocents.
Vingt-cinq ans après les attentats du 11-Septembre, Bill Clinton revient sur un épisode qui continue de le hanter. Invité dimanche de l’émission radiophonique « Cats Roundtable », animée par John Catsimatidis sur WABC, l’ancien locataire de la Maison-Blanche a expliqué avoir donné son feu vert à la CIA pour tenter de neutraliser le chef d’Al-Qaïda.
« J’avais autorisé la CIA à tenter de l’éliminer », a déclaré Bill Clinton. L’ancien président précise qu’il aurait préféré une capture de Ben Laden vivant, tout en considérant comme prioritaire le fait de l’empêcher de poursuivre ses activités.
La crainte de victimes civiles
Selon le récit de Clinton, un projet susceptible, à ses yeux, de réussir a finalement été abandonné au dernier moment par la CIA.
La raison avancée était le risque pour les populations civiles. L’ancien président explique que les responsables de l’agence craignaient qu’un échec de l’opération entraîne la mort de nombreux innocents. Clinton affirme ne pas avoir contesté leur décision à l’époque.
Avec le recul, il ne cache toutefois pas ses regrets. « J’aurais aimé qu’on fasse encore plus pour l’éliminer », a-t-il confié, assurant avoir toujours considéré Ben Laden comme la principale menace à laquelle les États-Unis étaient confrontés.
« J’ai immédiatement dit que c’était Ben Laden »
Bill Clinton est également revenu sur le 11 septembre 2001. Il se trouvait alors en Australie, tandis qu’Hillary Clinton était à Washington et leur fille, Chelsea, dans le sud de Manhattan. La famille était sans nouvelles de cette dernière dans les premières heures suivant les attaques.
L’ancien président raconte qu’en voyant le deuxième avion frapper le World Trade Center à la télévision, il a immédiatement pensé à Oussama ben Laden.
Il affirme avoir estimé que seuls l’Iran ou Ben Laden disposaient alors des capacités pour mener une attaque d’une telle ampleur contre les États-Unis, tout en jugeant improbable une implication iranienne.
Oussama ben Laden sera finalement tué près de dix ans plus tard, le 2 mai 2011, lors d’un raid des forces spéciales américaines contre sa résidence d’Abbottabad, au Pakistan, sous la présidence de Barack Obama.
Clinton met en garde contre une nouvelle menace
Interrogé sur la possibilité que New York soit de nouveau la cible d’une attaque terroriste majeure, Bill Clinton estime qu’un tel scénario reste possible. Il considère toutefois que les États-Unis sont aujourd’hui « bien mieux préparés » qu’avant le 11-Septembre.
L’ancien président appelle néanmoins à maintenir une vigilance permanente et à renforcer la collecte de renseignements, estimant qu’une seule faille pourrait avoir de lourdes conséquences.
Vingt-cinq ans après les attentats du 11-Septembre, Bill Clinton revient sur un épisode qui continue de le hanter. Invité dimanche de l’émission radiophonique « Cats Roundtable », animée par John Catsimatidis sur WABC, l’ancien locataire de la Maison-Blanche a expliqué avoir donné son feu vert à la CIA pour tenter de neutraliser le chef d’Al-Qaïda.
« J’avais autorisé la CIA à tenter de l’éliminer », a déclaré Bill Clinton. L’ancien président précise qu’il aurait préféré une capture de Ben Laden vivant, tout en considérant comme prioritaire le fait de l’empêcher de poursuivre ses activités.
La crainte de victimes civiles
Selon le récit de Clinton, un projet susceptible, à ses yeux, de réussir a finalement été abandonné au dernier moment par la CIA.
La raison avancée était le risque pour les populations civiles. L’ancien président explique que les responsables de l’agence craignaient qu’un échec de l’opération entraîne la mort de nombreux innocents. Clinton affirme ne pas avoir contesté leur décision à l’époque.
Avec le recul, il ne cache toutefois pas ses regrets. « J’aurais aimé qu’on fasse encore plus pour l’éliminer », a-t-il confié, assurant avoir toujours considéré Ben Laden comme la principale menace à laquelle les États-Unis étaient confrontés.
« J’ai immédiatement dit que c’était Ben Laden »
Bill Clinton est également revenu sur le 11 septembre 2001. Il se trouvait alors en Australie, tandis qu’Hillary Clinton était à Washington et leur fille, Chelsea, dans le sud de Manhattan. La famille était sans nouvelles de cette dernière dans les premières heures suivant les attaques.
L’ancien président raconte qu’en voyant le deuxième avion frapper le World Trade Center à la télévision, il a immédiatement pensé à Oussama ben Laden.
Il affirme avoir estimé que seuls l’Iran ou Ben Laden disposaient alors des capacités pour mener une attaque d’une telle ampleur contre les États-Unis, tout en jugeant improbable une implication iranienne.
Oussama ben Laden sera finalement tué près de dix ans plus tard, le 2 mai 2011, lors d’un raid des forces spéciales américaines contre sa résidence d’Abbottabad, au Pakistan, sous la présidence de Barack Obama.
Clinton met en garde contre une nouvelle menace
Interrogé sur la possibilité que New York soit de nouveau la cible d’une attaque terroriste majeure, Bill Clinton estime qu’un tel scénario reste possible. Il considère toutefois que les États-Unis sont aujourd’hui « bien mieux préparés » qu’avant le 11-Septembre.
L’ancien président appelle néanmoins à maintenir une vigilance permanente et à renforcer la collecte de renseignements, estimant qu’une seule faille pourrait avoir de lourdes conséquences.


