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À Tel-Aviv, «pas de touristes, ni même d'Israéliens», «tout le monde reste chez soi, près des abris»

Mardi 10 Mars 2026

À Tel-Aviv, la vie est paralysée par les alertes aux missiles, vidant les rues des touristes et confinant les habitants près des abris. La population vit dans la peur, certains dormant dans des parkings souterrains aménagés pour se protéger, tandis que le tourisme est en chute libre


Le quotidien en Israël est rythmé comme dans d’autres pays de la région par les alertes aériennes depuis plus de dix jours. L’économie est évidemment touchée, particulièrement le secteur du tourisme. 

Alors que l'Iran continue à répliquer aux frappes américano-israéliennes par des vagues de tirs de missiles en direction notamment d'Israël, les habitants de Tel-Aviv s'organisent. Dans la ville, les sirènes n'ont cessé de retentir, tôt ce mardi 3 mars. Des Israéliens se mettent à l'abri dans les sous-sols des parkings, à quelques mètres des voitures. 

"J'ai du dentifrice, des chaussons, un bonnet", liste un homme au micro du 13H de TF1. Avant d'ajouter : "Je n'ai pas d'abri chez moi. Je n'aurais pas pu rester."


Certains dorment sur des matelas posés à même le sol, tandis que d'autres ont installé des tentes près des véhicules stationnés. Pour l'homme rencontré par nos envoyés spéciaux, ce n'est pas une affaire : il a fait l'armée. Mais que prévoit-il de faire si la guerre au Moyen-Orient se prolonge ? "On en parle beaucoup et on peut toujours rester ici, mais ce n'est pas très confortable. On ne sait pas", reconnaît l'Israélien.

Lorsque les alertes commencent à retentir sur les téléphones, les habitants ont 90 secondes avant l'impact pour rejoindre un abri. Une jeune femme rencontrée par TF1 affirme rester constamment sur le qui-vive. "Vous voyez là-bas, le bâtiment en verre ? Il y a un parking souterrain, qui est censé être un abri", pointe l'Israélienne, qui admet : "Je ne vais nulle part sans savoir où est l'abri."

Un hôpital installé dans un parking
Plus loin, le centre médical Ichilov a transféré ses patients dans son parking, au niveau -2. "Se retrouver ici, ça donne vraiment conscience que c'est la guerre. Mais il faut se confronter à ça, et j'espère vraiment que cette fois-ci, ce sera la bonne", confie un malade pris en charge dans cette zone protégée souterraine. Une salle de commande a été installée dans l'un des étages supérieurs de l'établissement.


"On se trouve dans un abri qui nous protège des missiles, mais aussi d'autres menaces biologiques, chimiques, etc.", explique le professeur Elie Sprecher, directeur du centre médical Ichilov. En plein reportage, notre équipe reçoit une nouvelle alerte sur son téléphone. Un missile vient de frapper un immeuble dans les alentours de Tel-Aviv.

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