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Guinée : Les vraies raisons de l'arrestation de l'opposant Aliou Bah

Samedi 28 Décembre 2024

Le chef du Mouvement démocratique libéral (MoDel), Aliou Bah, a été arrêté le 26 décembre alors qu’il se rendait en Sierra Leone, et placé en garde à vue le lendemain à Conakry. Selon son avocat, Me Pépé Antoine Lama, il est accusé d’« offense » au chef de la junte, le général Mamadi Doumbouya. Aliou Bah a été conduit à la division des investigations judiciaires de la gendarmerie nationale en compagnie de deux de ses collaborateurs.

Me Lama a qualifié son client de « prisonnier d’opinion », estimant que son seul tort réside dans les critiques adressées à l’État concernant la recrudescence des kidnappings et des disparitions forcées. Cette arrestation a suscité une levée de boucliers. Les Forces vives de Guinée (FVG) et l’Organisation guinéenne des droits humains et du citoyen (OGDH) ont publié des communiqués dénonçant cette détention, les 28 et 29 décembre.


Un climat de répression croissante
Cette arrestation s’inscrit dans un contexte de durcissement des libertés en Guinée sous la junte dirigée par le général Mamadi Doumbouya, au pouvoir depuis le renversement de l’ex-président Alpha Condé en 2021. Depuis lors, de nombreux opposants ont été arrêtés, poursuivis ou contraints à l’exil.


Deux opposants portés disparus depuis leur arrestation en juillet dernier par des gendarmes n’ont toujours pas été localisés. En outre, des décès en détention, dont celui de l’ancien chef d’état-major de l’armée, suscitent des interrogations sur les conditions de détention et les responsabilités des autorités.
Par ailleurs, Habib Marouane Camara, journaliste et directeur du site Lerevelateur224, a été enlevé le 4 décembre à Conakry par des hommes en uniforme, et son sort reste inconnu.


Transition contestée
Initialement, la junte s’était engagée, sous pression internationale, à organiser une transition politique pour rétablir un régime civil avant fin 2024. Toutefois, elle a récemment annoncé qu’elle ne respecterait pas ce calendrier. L’opposition dénonce une dérive autoritaire du pouvoir et des violations répétées des droits humains.
L’arrestation d’Aliou Bah apparaît comme un nouvel épisode d’un régime de plus en plus critiqué, tant sur le plan national qu’international, pour sa gestion des libertés et son refus de céder le pouvoir.

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