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Menaces iraniennes : Trump aurait été exfiltré de Turquie dans un conteneur

Mardi 11 Août 2026

Une menace iranienne visant le président américain aurait conduit les services de sécurité à organiser une vaste opération de diversion le mois dernier, révèle le Washington Post. Cette opération exceptionnelle visait à protéger Donald Trump face à une menace d’assassinat jugée suffisamment sérieuse pour contredire publiquement les informations sur son déplacement.


Le président américain Donald Trump aurait quitté discrètement la Turquie à bord d’un avion militaire plus petit après le sommet de l’Otan, début juillet, contrairement à la version officielle initialement communiquée. Selon le Washington Post, cette opération aurait été motivée par des menaces d’assassinat attribuées à l’Iran.

Le déplacement retour de Donald Trump après le sommet de l’Otan en Turquie aurait été bien plus complexe qu’annoncé. D’après des informations révélées lundi 10 août par le Washington Post, le président américain n’aurait pas immédiatement regagné les États-Unis à bord de l’appareil qui l’avait transporté à l’aller.

Selon un responsable américain cité anonymement par le quotidien, Donald Trump aurait été discrètement évacué de l’aéroport dans un conteneur habituellement utilisé pour la restauration, avant de rejoindre un avion militaire de plus petite taille.

Cette opération aurait été organisée dans le cadre de mesures de sécurité renforcées liées à des menaces iraniennes visant le président américain.

Un changement d’avion gardé secret

Le retour de Trump avait déjà été marqué par un changement de dernière minute. Alors qu’il avait effectué son voyage vers la Turquie à bord d’un Boeing 747 appelé à devenir le nouvel Air Force One, il n’aurait finalement pas utilisé cet appareil pour quitter le pays.

La version officielle indiquait que le président avait repris l’ancien Air Force One afin de permettre aux militaires américains stationnés sur la base de Mildenhall, au Royaume-Uni, d’observer le nouvel appareil offert par le Qatar.

Mais selon le Washington Post, cette explication ne serait pas complète. Donald Trump aurait en réalité quitté discrètement la Turquie à bord d’un avion militaire plus petit.

Les trois appareils auraient ensuite rejoint le Royaume-Uni. Trump y aurait retrouvé les membres de son équipe ainsi que les journalistes qui l’accompagnaient avant de poursuivre son voyage vers les États-Unis à bord de l’avion offert par le Qatar.

Des menaces iraniennes au cœur du dispositif

Les mesures de sécurité auraient été prises en raison de menaces attribuées à l’Iran. Dans un premier temps, Donald Trump avait minimisé l’existence d’un danger particulier.

Mais le directeur de la communication de la Maison Blanche, Steven Cheung, a reconnu l’existence de menaces visant le président.

« Il y a beaucoup d'ennemis des États-Unis qui l'ont dans le viseur, et nous utilisons tous les outils à notre disposition pour faire face à ces menaces », a-t-il déclaré dans un communiqué transmis à l’AFP.

Les précautions prises autour du vol présidentiel auraient notamment été particulièrement strictes. Les journalistes présents à bord de l’Air Force One avaient reçu pour consigne de maintenir les stores des hublots fermés, une mesure généralement appliquée dans les zones considérées comme dangereuses.

Le nouvel Air Force One au cœur des interrogations

Cette affaire intervient également alors que des interrogations persistent sur les capacités de sécurité du Boeing 747 offert par le Qatar aux États-Unis et destiné à devenir le nouvel Air Force One.

Selon le New York Times, l’appareil ne disposerait pas, dans sa configuration actuelle, de certains des systèmes de sécurité dont bénéficient les avions présidentiels américains traditionnels.

Le déplacement de Donald Trump depuis la Turquie aurait ainsi illustré les préoccupations liées à la sécurité du président et aux conditions d’utilisation du nouvel appareil. Les révélations du Washington Post apportent désormais un nouvel éclairage sur un changement d’itinéraire qui, jusqu’ici, avait été présenté comme une simple décision logistique.

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