Menu

NON-RESPECT DES DROITS DES ENFANTS : La situation est alarmante au Sénégal

Lundi 21 Novembre 2022

Le 20 novembre, c'est la Journée mondiale de l’enfance, laquelle rappelle l'importance de garantir et d'assurer le respect des droits de chaque enfant.

Le pays a fait des progrès significatifs dans la promotion des droits des enfants et des femmes, notamment depuis l’adoption de la Convention le 31 juillet 1990. Aujourd'hui, les enfants sénégalais ont plus de chances que jamais d'atteindre leur cinquième anniversaire. Les décès d'enfants ont considérablement diminué au cours des dernières décennies, une victoire importante pour les enfants et les femmes. Pouvoir aller à l'école est désormais une réalité pour beaucoup plus d'enfants.

Cependant, il reste encore beaucoup à faire pour continuer à renforcer un environnement favorable et protecteur pour les enfants et les générations futures. Tous les enfants ne peuvent malheureusement pas encore profiter d'une enfance épanouie. On estime que 1,5 million d'enfants en âge d’être scolarisés ne le sont toujours pas. La vie d'un enfant exclu de l'école est une tragédie de développement de leur potentiel non réalisé et d'opportunités perdues.

La violence contre les enfants est encore répandue, bien qu'elle ne soit pas documentée de manière cohérente. Certaines normes sociales contribuent au maintien de comportements négatifs envers les femmes et les enfants, y compris les mutilations génitales féminines et le mariage des enfants, surtout des filles.

Selon la Directrice de Programme SOS Villages d'Enfants à Dakar, Mme Senghor Bernadette, les enfants sont encore là pour nous parler du respect et de la promotion de leurs droits. “Nous devons les écouter et prendre des actes pour répondre à leur appel. Je demande aux autorités qui sont ici présentes de prendre des actes concrets pour le respect des droits de l’enfant”, témoigne-t-elle. A l’en croire, le thème « Droits de l'enfant, avec les communautés pour l'inclusion de chaque enfant », signifie que chaque enfant ne doit pas être oublié tel qu’il soit.   Dans la banlieue, notamment à Grand Médine, nous soutenons 82 enfants issus de 19 familles. À Pikine c’est plus de 1000 enfants issus de 150 familles. Malgré tout il y’a beaucoup à faire pour le respect du droit de l’enfant”, a-t-elle déclaré.

Focus groupes

17 focus groupes ont été réalisés avec une moyenne de participation de 14 enfants. Après des notes d'explication et des tests oraux de compréhension, les enfants ont procédé au vote sur les violences à Grand Médine et à Pikine. Il en ressort ce qui suit: « 63% ont déclaré avoir entendu parler de victimes de violences aiguës sur des enfants; 63% ont déclaré avoir témoigné des violences aiguës sur des enfants; 60% ont déclaré avoir été victimes de violences aiguës; 42% ont déclaré avoir dénoncé les violences aiguës; 53% ont déclaré avoir été auteurs sur leurs pairs. Cette situation montre que les violences sUr es enfants constituent une réalité dans les zones touchées. Il convient de relever que les violences entre pairs méritent une attention toute particulière. Les débats qui ont suivi les focus-groupes ont désigné du doigt les violences physiques et verbales dans les lieux d'apprentissage et dans les familles. »

“30 enfants et jeunes capables d'expliquer les nuances entre les types de maltraitance ont animé des focus groups sur les violences, les abus et l’exploitation, 30 enfants et jeunes membres des clubs sont en mesure de confectionner et d'utiliser des outils de collecte de données sur les violences, 30 enfants et jeunes, membres des clubs sont mesure de décrire le processus d'identification et de référencement des victimes de violence :

« 252 enfants (121 filles et 131 garçons) dont l'âge varie entre 6 à 12 ans sont en mesure de décrire les violences, les abus et l'exploitation sur les enfants : 252 enfants de 6 à 12 ans sont en mesure de préciser au moins 3 jeunes du quartier à qui ils peuvent s'adresser en cas de maltraitance : les communautés de Pikine et de Grand Médine sont davantage informées sur l'existence des clubs protégeant les enfants », a conclu la représentante.

Nouveau commentaire :




SPORTS

« Je ne mettrai pas un autre maillot que celui de la France » : cette phrase rattrape le malgache Zacharie Boucher

Équipe nationale : Patrick Vieira lance son mandat avec de nouveaux visages et des retours

Équipe nationale : Lamine Sy, la récompense d’un début de saison remarqué

Équipe nationale : Issa Soumaré, la surprise du chef

Equipe de France : voici la première liste de Zinedine Zidane

Lions : Patrick Vieira ouvre les portes à deux nouveaux gardiens

Sadio Mané forfait, Krépin Diatta non convoqué : les explications de Patrick Vieira

Patrick Vieira officiellement présenté : « Être sélectionneur du Sénégal est un rêve absolu »

Patrick Vieira dévoile sa première liste : 29 Lions convoqués, plusieurs nouveaux visages

« Quatre ans, c’est trop » : Pape Sidy Ba alerte sur le contrat de Patrick Vieira





PEOPLE

« Femme forte » : le coup de gueule d’Esther UHA

À Touba, Awa Fall confie : « De près, on comprend à quel point on ne savait pas grand-chose »

Kandi Burruss : son ex-mari Todd Tucker fait des révélations sur leur vie intime après 11 ans de mariage

Anita Mwarabu, de la blouse d’infirmière aux projecteurs : le parcours mouvementé de « Ninita »

Yaye Awa Dièye, le sourire qui illumine « Yonubercy »

Ciblée à son arrivée au Sénégal, Mourzane Ousmanou rebondit dans le digital

Dakar Olympic City : hôtels, bureaux et 660 appartements prévus à Diamniadio

Musique : Paco Diatta lève le mystère sur « La Lettre J » et dénonce les ravages de la jalousie

Satou, plus de 20 ans d’engagement au service du hip-hop

Thaïlande : un influenceur nigérian meurt après une opération d’agrandissement du pénis