Face aux critiques qui lui sont adressées depuis son choix de rester au sein du gouvernement plutôt que de suivre le Premier ministre Ousmane Sonko, le ministre des Forces armées, Yankhoba Diémé, a tenu à s’expliquer longuement sur les motivations de sa décision. Dans une vidéo qui est devenue virale, il a mis en avant ses relations personnelles avec le président Bassirou Diomaye Faye, son parcours militant au sein de PASTEF et sa conception de la loyauté, qu’il érige en principe cardinal de son engagement politique.
« Dans la vie des hommes politiques, vous avez certainement un certain nombre de relations. À chaque personne que vous rencontrez et avec qui vous participez à travailler dans un cadre donné, vous avez forcément des liens personnels, qu’ils précèdent ou non votre engagement. Qu’ils durent ou pas », a-t-il déclaré. Yankhoba Diémé a ensuite tenu à rendre hommage aux deux principales figures de l’exécutif avec lesquelles il a partagé plusieurs années de compagnonnage politique. « Je voudrais remercier toute la collaboration que j’ai eue au plan de ces relations avec le président de la République et le Premier ministre Ousmane Sonko, avec lesquels j’ai eu des relations personnelles, des relations politiques et des relations administratives. »
« Bassirou Diomaye Faye m’a cherché jusqu’à la BICIS »
Le ministre des Forces armées a particulièrement insisté sur la profondeur de ses liens avec le chef de l’État, des liens qu’il présente comme largement antérieurs à leur engagement politique commun. « Pour ceux qui ne savent pas, j’entends tout ce qui se dit à gauche et à droite. Ma conscience, ma conscience… J’ai des relations particulières avec le président qui précèdent la politique. C’est un promotionnaire de classe, un proche voisin. C’est celui qui m’a cherché jusqu’à la BICIS pour m’amener dans son parti qui s’appelle le PASTEF. » Selon lui, cette relation dépasse le simple cadre de l’amitié politique. « Ce sont des relations particulières qui transcendent tout. Le président Bassirou Diomaye Faye m’a fait des choses que je ne suis pas sûr de pouvoir lui rendre un jour. Le président Faye connaît mon village. »
Dans l’un des passages les plus personnels de son intervention, Yankhoba Diémé a évoqué le décès de son père. « Mon père, celui qui m’a éduqué, celui que j’ai connu. Pendant son inhumation, Diomaye tenait ses pieds pendant que moi je tenais sa tête pour le faire descendre dans sa tombe. Et ce n’était pas hier. C’était bien avant tout cela.», précise M.DIEME.
Il a également rappelé un autre épisode familial qui, selon lui, témoigne de la solidité de leurs liens.
« En 2021, lors du décès de ma grand-mère qui avait 101 ans, Bassirou Diomaye Faye m’a fait l’honneur de venir jusque dans mon village. Il connaît tous mes enfants. Il connaît mon épouse avant même que je ne l’épouse. Cela ne date pas d’aujourd’hui. Même quand il venait chez moi, je ne le connaissais pas encore comme beaucoup le connaissent aujourd’hui. Ça, ce sont les relations personnelles. »
« Je connais tous les parents d’Ousmane Sonko »
Le ministre a toutefois pris soin de préciser que ses relations avec Ousmane Sonko sont également anciennes et solides. « Sur le plan personnel, j’ai également de très belles relations avec le président Ousmane Sonko. Je connais tous ses parents. Et parfois, dans les relations, l’inverse n’est pas forcément vrai. » Il a ensuite retracé les circonstances de son entrée en politique, rappelant qu’il n’avait jamais envisagé de s’engager avant les sollicitations répétées de Bassirou Diomaye Faye. « Nous avons aussi des relations politiques. Je n’ai jamais voulu, comme beaucoup, m’engager en politique. Je ne suis venu qu’en 2017 parce que j’ai refusé à plusieurs reprises les demandes d’adhésion de Bassirou Diomaye Faye jusqu’à ce qu’il me présente au président Ousmane Sonko. », a t-il fait savoir. Une fois engagé, affirme-t-il, son investissement au sein de PASTEF a toujours été total. « J’ai travaillé loyalement, loyalement pour mon parti, que je connais et auquel je reste fidèle jusqu’à présent. »
« Vous ne trouverez jamais un poster de moi »
Répondant à ceux qui l’accusent aujourd’hui d’ambition personnelle, Yankhoba Diémé a tenu à rappeler sa discrétion tout au long de son parcours politique. « Jamais, jamais, personne ne pourra dire que j’ai eu une autre formation politique en dehors de celle que je connais, PASTEF. Jusque-là, vous n’entrerez jamais dans un service ou dans un meeting pour voir un poster avec moi. »
Il a poursuivi : « Depuis 2018, je défie qui que ce soit : vous ne verrez jamais un poster de moi avec ma photo. Le premier poster que j’ai vu avec ma photo m’a même rappelé pourquoi je faisais ce que je faisais. » Pour le ministre, sa démarche n’est pas celle d’un homme qui cherche à se justifier. « Nous ne sommes pas dans une quelconque justification. Nous sommes dans l’idée de parler positivement aux Sénégalais. Positivement, sans peur, sans haine. »
Au cœur de son argumentaire, Yankhoba Diémé place la notion de loyauté, qu’il considère comme la véritable clé de lecture de son choix. « Je voudrais, en répondant à cet appel de la patrie, vous dire que c’est dans le sens élevé de la loyauté. Ça veut dire : le sens élevé de la loyauté. » Puis il développe : « La loyauté, aujourd’hui, n’a pas d’ethnie. Elle n’a pas de région. Elle n’a pas de couleur. Elle a des principes. Ce sont ces principes qui m’animent et que je suivrai jusqu’au bout. »
Dans une allusion à peine voilée aux débats identitaires qui traversent parfois la scène politique, il ajoute : « Si la loyauté avait des ethnies, peut-être que je serais celui qui aurait été choisi pour être candidat à l’élection présidentielle. » Avant de terminer sur une profession de foi républicaine : « Le Sénégal, ce n’est pas l’ethnie, ce n’est pas la région, ce n’est pas la religion. C’est la patrie. Et la patrie, pour cela, nous sommes prêts à servir tout ce que la patrie nous demande. »
« Dans la vie des hommes politiques, vous avez certainement un certain nombre de relations. À chaque personne que vous rencontrez et avec qui vous participez à travailler dans un cadre donné, vous avez forcément des liens personnels, qu’ils précèdent ou non votre engagement. Qu’ils durent ou pas », a-t-il déclaré. Yankhoba Diémé a ensuite tenu à rendre hommage aux deux principales figures de l’exécutif avec lesquelles il a partagé plusieurs années de compagnonnage politique. « Je voudrais remercier toute la collaboration que j’ai eue au plan de ces relations avec le président de la République et le Premier ministre Ousmane Sonko, avec lesquels j’ai eu des relations personnelles, des relations politiques et des relations administratives. »
« Bassirou Diomaye Faye m’a cherché jusqu’à la BICIS »
Le ministre des Forces armées a particulièrement insisté sur la profondeur de ses liens avec le chef de l’État, des liens qu’il présente comme largement antérieurs à leur engagement politique commun. « Pour ceux qui ne savent pas, j’entends tout ce qui se dit à gauche et à droite. Ma conscience, ma conscience… J’ai des relations particulières avec le président qui précèdent la politique. C’est un promotionnaire de classe, un proche voisin. C’est celui qui m’a cherché jusqu’à la BICIS pour m’amener dans son parti qui s’appelle le PASTEF. » Selon lui, cette relation dépasse le simple cadre de l’amitié politique. « Ce sont des relations particulières qui transcendent tout. Le président Bassirou Diomaye Faye m’a fait des choses que je ne suis pas sûr de pouvoir lui rendre un jour. Le président Faye connaît mon village. »
Dans l’un des passages les plus personnels de son intervention, Yankhoba Diémé a évoqué le décès de son père. « Mon père, celui qui m’a éduqué, celui que j’ai connu. Pendant son inhumation, Diomaye tenait ses pieds pendant que moi je tenais sa tête pour le faire descendre dans sa tombe. Et ce n’était pas hier. C’était bien avant tout cela.», précise M.DIEME.
Il a également rappelé un autre épisode familial qui, selon lui, témoigne de la solidité de leurs liens.
« En 2021, lors du décès de ma grand-mère qui avait 101 ans, Bassirou Diomaye Faye m’a fait l’honneur de venir jusque dans mon village. Il connaît tous mes enfants. Il connaît mon épouse avant même que je ne l’épouse. Cela ne date pas d’aujourd’hui. Même quand il venait chez moi, je ne le connaissais pas encore comme beaucoup le connaissent aujourd’hui. Ça, ce sont les relations personnelles. »
« Je connais tous les parents d’Ousmane Sonko »
Le ministre a toutefois pris soin de préciser que ses relations avec Ousmane Sonko sont également anciennes et solides. « Sur le plan personnel, j’ai également de très belles relations avec le président Ousmane Sonko. Je connais tous ses parents. Et parfois, dans les relations, l’inverse n’est pas forcément vrai. » Il a ensuite retracé les circonstances de son entrée en politique, rappelant qu’il n’avait jamais envisagé de s’engager avant les sollicitations répétées de Bassirou Diomaye Faye. « Nous avons aussi des relations politiques. Je n’ai jamais voulu, comme beaucoup, m’engager en politique. Je ne suis venu qu’en 2017 parce que j’ai refusé à plusieurs reprises les demandes d’adhésion de Bassirou Diomaye Faye jusqu’à ce qu’il me présente au président Ousmane Sonko. », a t-il fait savoir. Une fois engagé, affirme-t-il, son investissement au sein de PASTEF a toujours été total. « J’ai travaillé loyalement, loyalement pour mon parti, que je connais et auquel je reste fidèle jusqu’à présent. »
« Vous ne trouverez jamais un poster de moi »
Répondant à ceux qui l’accusent aujourd’hui d’ambition personnelle, Yankhoba Diémé a tenu à rappeler sa discrétion tout au long de son parcours politique. « Jamais, jamais, personne ne pourra dire que j’ai eu une autre formation politique en dehors de celle que je connais, PASTEF. Jusque-là, vous n’entrerez jamais dans un service ou dans un meeting pour voir un poster avec moi. »
Il a poursuivi : « Depuis 2018, je défie qui que ce soit : vous ne verrez jamais un poster de moi avec ma photo. Le premier poster que j’ai vu avec ma photo m’a même rappelé pourquoi je faisais ce que je faisais. » Pour le ministre, sa démarche n’est pas celle d’un homme qui cherche à se justifier. « Nous ne sommes pas dans une quelconque justification. Nous sommes dans l’idée de parler positivement aux Sénégalais. Positivement, sans peur, sans haine. »
Au cœur de son argumentaire, Yankhoba Diémé place la notion de loyauté, qu’il considère comme la véritable clé de lecture de son choix. « Je voudrais, en répondant à cet appel de la patrie, vous dire que c’est dans le sens élevé de la loyauté. Ça veut dire : le sens élevé de la loyauté. » Puis il développe : « La loyauté, aujourd’hui, n’a pas d’ethnie. Elle n’a pas de région. Elle n’a pas de couleur. Elle a des principes. Ce sont ces principes qui m’animent et que je suivrai jusqu’au bout. »
Dans une allusion à peine voilée aux débats identitaires qui traversent parfois la scène politique, il ajoute : « Si la loyauté avait des ethnies, peut-être que je serais celui qui aurait été choisi pour être candidat à l’élection présidentielle. » Avant de terminer sur une profession de foi républicaine : « Le Sénégal, ce n’est pas l’ethnie, ce n’est pas la région, ce n’est pas la religion. C’est la patrie. Et la patrie, pour cela, nous sommes prêts à servir tout ce que la patrie nous demande. »

