Victorine Anquediche Ndeye (Van), une opportunité réelle pour la commune de Niaguis

Mardi 18 Janvier 2022

Certes un territoire s’appréhende par le « vécu » ou par le « dedans » (par ses qualités et ses défauts), mais également par le « peu vécu » et par « le dehors » (par ses opportunités et ses menaces). Et pour moi VAN est une excellente « opportunité » pour la commune de Niaguis.

De par son profil, je trouve VAN nettement plus outillée que tous les autres concurrents, notamment les principaux et connus de tous. En tant que spécialiste du développement territorial, de surcroît connaissant bien ce territoire qui est mien au Sénégal, je trouve en elle des qualités dont Niaguis, une des communes les plus éprouvées par la crise casamançaise, a urgemment besoin. En effet, VAN est économiste ou gestionnaire, spécialiste de la microfinance et des finances, et depuis qu’elle est dans le gouvernement du Sénégal, du logement (dans un ministère de l’Urbanisme, du Logement et de l’Hygiène Publique). Or, une commune rurale comme Niaguis a aujourd’hui forcément besoin de ce genre de profil, elle qui, depuis 1996, est dirigée par des présidents de communauté rurale, puis maire (depuis 2014) qui, franchement, n’ont pas fait grandement bouger les lignes, à cause justement de leurs profils respectifs que je refuse ici volontiers de détailler ; sans pour autant les mépriser. Au contraire, je les respecte tous pour leurs engagements, depuis toutes ces années, dans les affaires de ce territoire qui m’a beaucoup donné et forgé.

Hormis le profil académique et professionnel, je vois en VAN une personne posée, mesurée dans le verbe et fédératrice. Or, comme le théorisent plusieurs chercheurs (Pecqueur, Davezies, Tallandier et autres), le développement local/territorial, hormis d’être d'abord un « mandat politique » (d’où cet appel au vote pour VAN), est également un « processus de mobilisation des acteurs autour d’un projet de territoire ». Chers Niaguisoises et Niaguisois, VAN, de par son profil et son envergure aujourd’hui nationale (et même internationale), dispose plus d’atouts que tous ses principaux concurrents pour rassembler autour de son projet. Avec Victorine à sa tête, Niaguis est sûre d’avoir enfin le pouvoir central à ses côtés (sans lui, très peu de marges de manœuvre dans notre système de décentralisation et c’est comme cela, même si ce n’est point ma conception réelle des choses) ; mais aussi la majorité de la population (qui j’espère sera derrière elle le 23 janvier prochain), le monde associatif, notamment féminin (celui-là qui a plus besoin d’accompagnement en matière de microfinances ou microcrédits) et surtout tous les autres acteurs, tels ceux du « dehors » (allusion aux investisseurs qu’il faudra aller rapidement et partout chercher dans le monde).

Enfin, je pense que VAN sera plus à même de « discuter à armes égales » avec les autorités locales de la ville de Ziguinchor, soit dans l’optique d’une intercommunalité (quand le législateur sénégalais la rendra vraiment opérationnelle), soit dans celle d’une extension urbaine (ici seulement de la prérogative du pouvoir exécutif).


Pour ceux qui ne le savent pas, c’est Niaguis qui limite à l’est et au sud-est (Boutoute, Gouraf et Mandina Mancagne), à l’ouest (Djibélor) et au sud (Baraf, Boucotte Mancagne) Ziguinchor. À vrai dire, seule la limite nord (fleuve casamance) ne lui permet pas d'encercler cette commune à la fois capitale départementale et régionale. Or, depuis mes années de recherches de mémoire de maîtrise sur Ziguinchor en 2002 et 2003, cette dernière ne rêve que d’étendre ses limites sur la commune de Niaguis, qui pourtant lui a déjà cédé 5 villages en 1971 : Kandé, Kandialang, Néma, Kénia et Colobane-Fass. Ousmane Sonko, un des candidats favoris à la ville de Ziguinchor, a tout récemment rappelé cette nécessité d’extension urbaine pour Ziguinchor. Pourtant, à mon avis et ce depuis les années rappelées précédemment, les villages menacés (Boutoute, Baraf, Gouraf, Mandina Mancagne, Djibélor…) peuvent bien rester à Niaguis et accueillir convenablement des projets urbains, qui d’ailleurs viendront considérablement renforcer sa fiscalité locale via notamment la Contribution Foncière sur les Propriétés Bâties, mais aussi sur la CVAE et autres taxes et impôts locaux indirects. N'est-ce pas la communalisation intégrale est passée par là?

C’est donc pour toutes ces raisons et uniquement pour elles, qu’en tant niaguisois par adoption (fandois précisément) et même sans vraiment connaître la candidate, que j’apporte tout mon soutien à Victorine Anquediche NDEYE. Donnez-lui la commune et vous verrez que ça ne sera qu’à profit, comme le signifie d’ailleurs son 2nd prénom (de « ankë » marquant la négation s’agissant d’une personne en mancagne et « diş » - du verbe « pe'diş » - signifiant dans la même langue « gâchis », « perte », etc. En somme « Ankëdiş » veut littéralement dire « pas à perte », voire « pas un gâchis », et en bon français « à profit »). VAN, apporte à Niaguis, un nouveau vent !

Pour précision finale : « Si je n’avais pas apporté mon soutien à VAN, je l’aurais certainement accordé au candidat Siaka BADIO, fandois comme moi, et qui j’espère me comprendra s'il me lit par hasard (et j’appelle ses soutiens à en faire autant), seulement pour les raisons ici détaillées. 


Par Christian Nala Mingou


 
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