Près de 200 partisans d'un groupe chiite pro-iranien se sont rassemblés vendredi à Abuja, capitale du Nigeria, brandissant des images de l'ayatollah Ali Khamenei, tué au premier jour de la guerre au Moyen-Orient, et scandant "Honte à l’Amérique" en dépit d'une forte présence sécuritaire.
Les membres du Mouvement islamique au Nigeria (Islamic Movement in Nigeria, IMN) se sont rassemblés en début d’après-midi devant la mosquée nationale d’Abuja en scandant des slogans anti-israéliens et anti-américains, a constaté un journaliste de l’AFP sur place, au 14e jour des bombardements des deux pays sur l’Iran.
"Honte à l’Amérique, honte à Israël", ont répété à plusieurs reprises les manifestants tandis que des policiers se rassemblaient autour de la mosquée.
La foule, qui semble avoir pris de court les forces de sécurité en se rassemblant à l’intérieur de l’enceinte de la mosquée, s’est dispersée au bout d’environ quinze minutes.
L’IMN, qui a organisé la manifestation, prône une révolution islamique de type iranien au Nigeria et est en conflit avec le gouvernement nigérian, qui l'a réprimé à plusieurs reprises. Les chiites constituent eux-mêmes une minorité parmi les musulmans du Nigeria.
La semaine dernière, l’ambassade des États-Unis a fermé "en raison du risque potentiel" de manifestations, alors que l’IMN tentait d’organiser des rassemblements qui ont été empêchés par les forces de l'ordre.
Le mouvement avait déjà mené des manifestations dans les rues de grandes villes du nord du Nigeria, à majorité musulmane, le 1er mars.
Vendredi matin, la circulation était très perturbée sur les routes menant à Abuja, les postes de contrôle et un dispositif sécuritaire plus important que d’ordinaire ralentissant le trafic.
L'an dernier, 11 protestataires et un soldat avaient été tués lors d'affrontements pendant une manifestation de l’IMN, selon un rapport de sécurité consulté par l’AFP.
Les autorités, les manifestants et des organisations de défense des droits humains divergent toutefois sur l’origine des violences
Les membres du Mouvement islamique au Nigeria (Islamic Movement in Nigeria, IMN) se sont rassemblés en début d’après-midi devant la mosquée nationale d’Abuja en scandant des slogans anti-israéliens et anti-américains, a constaté un journaliste de l’AFP sur place, au 14e jour des bombardements des deux pays sur l’Iran.
"Honte à l’Amérique, honte à Israël", ont répété à plusieurs reprises les manifestants tandis que des policiers se rassemblaient autour de la mosquée.
La foule, qui semble avoir pris de court les forces de sécurité en se rassemblant à l’intérieur de l’enceinte de la mosquée, s’est dispersée au bout d’environ quinze minutes.
L’IMN, qui a organisé la manifestation, prône une révolution islamique de type iranien au Nigeria et est en conflit avec le gouvernement nigérian, qui l'a réprimé à plusieurs reprises. Les chiites constituent eux-mêmes une minorité parmi les musulmans du Nigeria.
La semaine dernière, l’ambassade des États-Unis a fermé "en raison du risque potentiel" de manifestations, alors que l’IMN tentait d’organiser des rassemblements qui ont été empêchés par les forces de l'ordre.
Le mouvement avait déjà mené des manifestations dans les rues de grandes villes du nord du Nigeria, à majorité musulmane, le 1er mars.
Vendredi matin, la circulation était très perturbée sur les routes menant à Abuja, les postes de contrôle et un dispositif sécuritaire plus important que d’ordinaire ralentissant le trafic.
L'an dernier, 11 protestataires et un soldat avaient été tués lors d'affrontements pendant une manifestation de l’IMN, selon un rapport de sécurité consulté par l’AFP.
Les autorités, les manifestants et des organisations de défense des droits humains divergent toutefois sur l’origine des violences

