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Un policier stagiaire filmé en train de frapper un détenu à Paris

Vendredi 13 Juillet 2018

Après la diffusion d'une vidéo montrant un policier frapper violemment un détenu au Tribunal de Paris, deux enquêtes ont été ouvertes. Une vidéo publiée jeudi 12 juillet montre un policier en train de frapper un détenu menotté dans l’enceinte du tribunal de grande instance de Paris, situé dans le 17e arrondissement. Deux enquêtes ont été ouvertes. 

D'où vient la vidéo ? 
C’est le site "Là-bas si j’y suis" qui a diffusé la vidéo, d’une durée de plus de 6 minutes, jeudi. Les images, datées du 9 juin, sont issues de la vidéosurveillance du TGI de Paris. Le site affirme s’être procuré la vidéo auprès d’un policier. Ce dernier affirme que c’est le policier présent sur la vidéo qui a fait circuler les images pour se vanter d’avoir donné des coups au détenu. Le média indépendant "Là-bas si j’y suis" a été créé en 2015, après l’arrêt de l’émission portant le même nom sur France-Inter, une émission engagée présentée par Daniel Mermet.

Que sait-on sur le policier et le détenu ? 

D’après le site "Là-bas si j’y suis", le policier se prénomme Jules F. Il serait stagiaire dans l’enceinte du tribunal de grande instance de Paris. Le site présente le détenu comme un migrant mais des sources proches du dossier ont affirmé le contraire. Il s’agirait d’un homme qui attendait d’être jugé en comparution immédiate pour vol.

Comment ont réagi les autorités ? 

Peu après la diffusion de la vidéo, le ministère de l’Intérieur a annoncé la suspension immédiate du policier et son placement en garde à vue. "Je condamne avec la plus grande fermeté ce comportement inadmissible qui vient nuire à l’image de l’ensemble des forces de sécurité" a déclaré Gérard Collomb, le ministre de l’Intérieur, sur Twitter.

Deux enquêtes en cours 
Deux enquêtes ont été ouvertes. L’une pour "violence par dépositaire de l’autorité publique", l’autre pour "introduction frauduleuse dans un système automatisé de données" en raison de la diffusion des images de vidéosurveillance.
Les deux enquêtes ont été confiées à l’Inspection générale de la police nationale (IGPN), la "police des polices". Selon l'article 222-10 du Code pénal, le policier risque jusqu'à 15 ans de réclusion criminelle et 450.000 euros d'amende. 
E.P.


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