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Tchad: À peine constitué, le CMT fait déjà polémique

Mercredi 21 Avril 2021

Au Tchad, la mort du président Idriss Déby Itno a été annoncée ce mardi 20 avril par un conseil militaire de transition (CMT). Il a annoncé en même temps la suspension de la Constitution ainsi que la dissolution du gouvernement et du Parlement.


Le conseil de transition qui a pris le pouvoir au Tchad après la mort d'Idriss Déby Itno est dirigé par l'un des fils du président défunt, le général de corps d'armée Mahamat Idriss Déby Itno. Il devient à 37 ans chef de l'État et chef suprême des armées. Il était jusqu'ici à la tête de la fameuse DGSSEI, une sorte de garde présidentielle, le corps d'élite de l'armée. À ses côtés, quatorze chefs militaires dont certains sont parmi les plus influents des dernières années.

Il s'agit essentiellement de généraux issus du nord et du clan d'Idriss Déby Itno et qui ont toujours constitué le socle de son pouvoir : le chef d'état-major et général des armées Abakar Abdelkerim Daoud, le directeur général du renseignement militaire Tahir Erda Taïro, sans oublier les ministres de la Sécurité publique, de l'Administration du territoire ou encore celui des Armées, tous des hauts gradés tchadiens.

Demba Karion, du mouvement citoyen Tournons la page-Tchad, assure dénonce une volonté de légitimer un coup d'État de l'armée. « Nous nous sommes battus, nous avons marché, nous avons milité et mis ce mouvement en place, nous avons travaillé pendant des années, ce n'est pas pour quitter une dictature et aller dans un coup d'État. Nous réclamons un gouvernement de transition qui soit géré par les civils. »

Le secrétaire général du MPS, le parti au pouvoir, justifie la mise en place de ce conseil militaire par le souci de défendre l'intégrité du pays. « Je rappelle que M. Idriss Déby Itno est mort en défendant la patrie. donc l'action qu'il a menée est d'abord une action militaire. Les premiers qui ont récupéré le maréchal sur le terrain étaient des militaires. Ce sont qui ont assisté d'abord à sa mort et donc quand ils se sont organisés, c'est d'abord pour la défense du territoire national », explique Mahamat Zene Bada.

En attendant, le nouveau pouvoir tchadien a déjà annoncé une série de mesures très strictes : la dissolution du gouvernement et de l'Assemblée nationale, un couvre-feu de 18h à 5h du matin, une fermeture des frontières. Surtout, il suspend la Constitution et annonce qu'il va assumer une transition de 18 mois, tout en promettant des élections libres et démocratiques. Des mesures qui sont loin de faire l'unanimité au Tchad.

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