Le chef kurde syrien Mazloum Abdi a annoncé, mardi 25 août dans la soirée, la dissolution des Forces démocratiques syriennes (FDS), qui avaient vaincu les jihadistes du groupe État islamique (EI). Une étape majeure en vue de leur intégration au sein du pouvoir central à Damas, en application d'un accord conclu en janvier avec le président Ahmed al-Charaa, déterminé à réunifier la Syrie.
« Nous annonçons aujourd'hui la fin de la mission des Forces démocratiques syriennes (FDS) et déclarons, en toute responsabilité, leur dissolution en tant que force militaire indépendante », a affirmé Mazloum Abdi ce mardi 25 août 2026 dans un discours en arabe puis en kurde. Il a fait cette annonce au palais présidentiel à Damas après une rencontre avec le président islamiste, en présence de responsables militaires et politiques kurdes.
Damas et les Kurdes négociaient depuis des mois l'application d'un accord conclu en janvier, prévoyant l'intégration complète des institutions kurdes dans l'appareil d'État. Dès sa prise du pouvoir en décembre 2024, le nouveau dirigeant islamiste syrien, qui a renversé Bachar el-Assad, s'était attelé à réunifier le pays morcelé par une longue guerre civile et à démanteler les groupes armés. Profitant du chaos de la guerre civile (2011-2024), les Kurdes avaient pris le contrôle de larges parties du nord et du nord-est de la Syrie et y avaient établi une administration autonome.
Selon la télévision officielle syrienne, l'annonce de Mazloum Abdi prévoit également la dissolution de l'administration autonome ainsi que de toutes les structures militaires et civiles qui en dépendent, et leur intégration complète dans les institutions de l'État syrien. Mazloum Abdi a précisé que la dissolution de ses forces intervenait « après l'accord conclu avec le président Charaa et l'achèvement du processus d'intégration de nos forces au sein des brigades de l'armée syrienne ».
« Lourde responsabilité »
Les FDS, formées en 2015 à l'initiative de Washington, constituaient l'armée de l'administration autonome kurde en Syrie, et avaient combattu les jihadistes du groupe État islamique, soutenues par la coalition internationale pilotée par les États-Unis. À leur apogée, elles comptaient environ 100 000 combattants, Kurdes et Arabes, et contrôlaient de vastes zones du nord et du nord-est de la Syrie, des régions riches en pétrole.
« Depuis la création des FDS, leurs combattants ont assumé une grande responsabilité durant l'une des périodes les plus difficiles » pour la Syrie, a fait valoir le chef kurde. « Ils ont libéré de nombreuses villes et localités syriennes, d'abord du régime baassiste, puis du terrorisme de Daech », a-t-il ajouté, en référence au pouvoir du président déchu Bachar el-Assad et en utilisant la désignation arabe du groupe État islamique.
La dissolution de cette force, longtemps la mieux entraînée et la plus organisée de Syrie, marque, selon les experts, la fin d'une époque pour les Kurdes du pays. Ces derniers avaient longtemps rêvé d'autonomie avant la chute de Bachar el-Assad, qui a conduit Washington à réorienter son soutien au profit des nouvelles autorités de Damas, favorables aux États-Unis.
D'autant qu'entretemps, le groupe État islamique a été vaincu territorialement en Syrie en 2019, même si des résidus du groupe restent actifs dans le pays. « Les circonstances ont changé aujourd'hui et le pays est entré dans une nouvelle phase placée sous le signe de la paix et de la participation », a ajouté Mazloum Abdi.
Il a cependant souligné que « le droit à l'enseignement en langue kurde est l'un des droits les plus importants que notre peuple kurde revendique depuis des décennies », rappelant que Ahmed al-Charaa avait affirmé à plusieurs reprises son engagement à préserver ce droit. Selon l'analyste Fabrice Balanche, spécialiste de la Syrie, les Kurdes sont estimés à quelque deux millions sur une population de 20 millions d'habitants. Le président syrien avait signé en janvier un décret consacrant les droits nationaux des Kurdes et reconnaissant le kurde comme langue nationale, une mesure sans précédent depuis l'indépendance de la Syrie en 1946.
« Nous annonçons aujourd'hui la fin de la mission des Forces démocratiques syriennes (FDS) et déclarons, en toute responsabilité, leur dissolution en tant que force militaire indépendante », a affirmé Mazloum Abdi ce mardi 25 août 2026 dans un discours en arabe puis en kurde. Il a fait cette annonce au palais présidentiel à Damas après une rencontre avec le président islamiste, en présence de responsables militaires et politiques kurdes.
Damas et les Kurdes négociaient depuis des mois l'application d'un accord conclu en janvier, prévoyant l'intégration complète des institutions kurdes dans l'appareil d'État. Dès sa prise du pouvoir en décembre 2024, le nouveau dirigeant islamiste syrien, qui a renversé Bachar el-Assad, s'était attelé à réunifier le pays morcelé par une longue guerre civile et à démanteler les groupes armés. Profitant du chaos de la guerre civile (2011-2024), les Kurdes avaient pris le contrôle de larges parties du nord et du nord-est de la Syrie et y avaient établi une administration autonome.
Selon la télévision officielle syrienne, l'annonce de Mazloum Abdi prévoit également la dissolution de l'administration autonome ainsi que de toutes les structures militaires et civiles qui en dépendent, et leur intégration complète dans les institutions de l'État syrien. Mazloum Abdi a précisé que la dissolution de ses forces intervenait « après l'accord conclu avec le président Charaa et l'achèvement du processus d'intégration de nos forces au sein des brigades de l'armée syrienne ».
« Lourde responsabilité »
Les FDS, formées en 2015 à l'initiative de Washington, constituaient l'armée de l'administration autonome kurde en Syrie, et avaient combattu les jihadistes du groupe État islamique, soutenues par la coalition internationale pilotée par les États-Unis. À leur apogée, elles comptaient environ 100 000 combattants, Kurdes et Arabes, et contrôlaient de vastes zones du nord et du nord-est de la Syrie, des régions riches en pétrole.
« Depuis la création des FDS, leurs combattants ont assumé une grande responsabilité durant l'une des périodes les plus difficiles » pour la Syrie, a fait valoir le chef kurde. « Ils ont libéré de nombreuses villes et localités syriennes, d'abord du régime baassiste, puis du terrorisme de Daech », a-t-il ajouté, en référence au pouvoir du président déchu Bachar el-Assad et en utilisant la désignation arabe du groupe État islamique.
La dissolution de cette force, longtemps la mieux entraînée et la plus organisée de Syrie, marque, selon les experts, la fin d'une époque pour les Kurdes du pays. Ces derniers avaient longtemps rêvé d'autonomie avant la chute de Bachar el-Assad, qui a conduit Washington à réorienter son soutien au profit des nouvelles autorités de Damas, favorables aux États-Unis.
D'autant qu'entretemps, le groupe État islamique a été vaincu territorialement en Syrie en 2019, même si des résidus du groupe restent actifs dans le pays. « Les circonstances ont changé aujourd'hui et le pays est entré dans une nouvelle phase placée sous le signe de la paix et de la participation », a ajouté Mazloum Abdi.
Il a cependant souligné que « le droit à l'enseignement en langue kurde est l'un des droits les plus importants que notre peuple kurde revendique depuis des décennies », rappelant que Ahmed al-Charaa avait affirmé à plusieurs reprises son engagement à préserver ce droit. Selon l'analyste Fabrice Balanche, spécialiste de la Syrie, les Kurdes sont estimés à quelque deux millions sur une population de 20 millions d'habitants. Le président syrien avait signé en janvier un décret consacrant les droits nationaux des Kurdes et reconnaissant le kurde comme langue nationale, une mesure sans précédent depuis l'indépendance de la Syrie en 1946.

