C’est depuis le département de Mbacké, où il a séjourné ces dernières quarante-huit heures, que le leader de Pastef, Ousmane Sonko, a dénoncé ce qu’il présente comme un vaste réseau de désinformation autour de la gestion des passeports diplomatiques. Selon lui, ses détracteurs auraient fait croire à certains dignitaires religieux qu’il serait personnellement à l’origine du durcissement des conditions d’octroi de ces documents depuis l’arrivée au pouvoir du nouveau régime.
Ousmane Sonko a tenu à rectifier cette version. « Au Sénégal, même les enfants savent que le Premier ministre ne gère pas les passeports diplomatiques. C’est le président de la République qui en a la responsabilité », a-t-il affirmé. L’ancien Premier ministre a expliqué qu’à l’arrivée au pouvoir de Bassirou Diomaye Faye, en 2024, le chef de l’État avait décidé de renforcer les conditions d’attribution de ces passeports afin de préserver l’image du Sénégal. « C’est le président Diomaye Faye qui a dit qu’il fallait verrouiller la manière dont les passeports diplomatiques sont délivrés pour sauver la réputation du Sénégal. J’étais d’accord avec lui, car on ne peut pas donner ce document à n’importe qui », a-t-il déclaré.
Il a toutefois estimé que certaines catégories de personnes pouvaient légitimement en bénéficier. « On peut les accorder à des hommes d’affaires qui voyagent pour leurs activités et reviennent rapidement dans le pays, à des dignitaires religieux qui se rendent à l’étranger pour rencontrer leurs disciples, ainsi qu’à des personnes malades afin de faciliter leur évacuation sanitaire », a-t-il précisé.
Ousmane Sonko s’est ensuite attaqué à ceux qu’il accuse de chercher à ternir son image et à opposer le régime aux populations. Il a, dans ce cadre, cité l’ambassadrice de France au Sénégal, Christine Fages.
Selon lui, la diplomate française aurait rencontré plusieurs chefs religieux pour leur proposer son aide en matière de visas. « La représentante de la France faisait le tour de plusieurs chefs religieux pour leur dire : “Le régime ne veut pas vous donner de passeports diplomatiques, mais si vous voulez voyager, faites-moi signe, je peux vous obtenir des visas accélérés” », a-t-il soutenu lors de l’inauguration de la permanence de Pastef.
L’ancien Premier ministre affirme n’avoir pas toléré ce qu’il considère comme une ingérence dans les affaires intérieures du Sénégal. Il dit avoir immédiatement convoqué l’ambassadrice de France pour une mise au point. « Je lui ai dit : “Madame l’ambassadrice, restez dans votre rôle. Je ne veux plus que vous interveniez dans les affaires intérieures du Sénégal ni que vous cherchiez à nous mettre en difficulté avec les Sénégalais” », a raconté Ousmane Sonko. Il a terminé par une comparaison : « Est-ce que vous imaginez l’ambassadeur du Sénégal en France aller voir des Français pour leur dire : “Votre pays ne vous donne pas de passeports diplomatiques, venez, nous allons vous faciliter l’obtention d’un visa sénégalais” ? »
Ousmane Sonko a tenu à rectifier cette version. « Au Sénégal, même les enfants savent que le Premier ministre ne gère pas les passeports diplomatiques. C’est le président de la République qui en a la responsabilité », a-t-il affirmé. L’ancien Premier ministre a expliqué qu’à l’arrivée au pouvoir de Bassirou Diomaye Faye, en 2024, le chef de l’État avait décidé de renforcer les conditions d’attribution de ces passeports afin de préserver l’image du Sénégal. « C’est le président Diomaye Faye qui a dit qu’il fallait verrouiller la manière dont les passeports diplomatiques sont délivrés pour sauver la réputation du Sénégal. J’étais d’accord avec lui, car on ne peut pas donner ce document à n’importe qui », a-t-il déclaré.
Il a toutefois estimé que certaines catégories de personnes pouvaient légitimement en bénéficier. « On peut les accorder à des hommes d’affaires qui voyagent pour leurs activités et reviennent rapidement dans le pays, à des dignitaires religieux qui se rendent à l’étranger pour rencontrer leurs disciples, ainsi qu’à des personnes malades afin de faciliter leur évacuation sanitaire », a-t-il précisé.
Ousmane Sonko s’est ensuite attaqué à ceux qu’il accuse de chercher à ternir son image et à opposer le régime aux populations. Il a, dans ce cadre, cité l’ambassadrice de France au Sénégal, Christine Fages.
Selon lui, la diplomate française aurait rencontré plusieurs chefs religieux pour leur proposer son aide en matière de visas. « La représentante de la France faisait le tour de plusieurs chefs religieux pour leur dire : “Le régime ne veut pas vous donner de passeports diplomatiques, mais si vous voulez voyager, faites-moi signe, je peux vous obtenir des visas accélérés” », a-t-il soutenu lors de l’inauguration de la permanence de Pastef.
L’ancien Premier ministre affirme n’avoir pas toléré ce qu’il considère comme une ingérence dans les affaires intérieures du Sénégal. Il dit avoir immédiatement convoqué l’ambassadrice de France pour une mise au point. « Je lui ai dit : “Madame l’ambassadrice, restez dans votre rôle. Je ne veux plus que vous interveniez dans les affaires intérieures du Sénégal ni que vous cherchiez à nous mettre en difficulté avec les Sénégalais” », a raconté Ousmane Sonko. Il a terminé par une comparaison : « Est-ce que vous imaginez l’ambassadeur du Sénégal en France aller voir des Français pour leur dire : “Votre pays ne vous donne pas de passeports diplomatiques, venez, nous allons vous faciliter l’obtention d’un visa sénégalais” ? »


