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Sit-in « Taatu Néén » : La plainte de JAMRA et des imams pour bloquer la mobilisation féministe

Mardi 24 Décembre 2024

La polémique enfle autour de la manifestation annoncée par un collectif féministe sénégalais pour le 31 décembre prochain. En réaction aux nombreuses critiques suscitées par cet événement, une plainte officielle sera déposée ce mardi au parquet de Dakar, selon Mame Mactar Guèye, représentant de l'organisation JAMRA. Cette initiative est soutenue par des figures religieuses, dont Adama Mboup (CDVM), l’imam El Hadj Aliou Dia (DKWH), et l’imam El Hadj Lamine Diagne (DMKS).


La plainte accuse les organisatrices du sit-in de faire la « promotion du nudisme », d’outrage public aux bonnes mœurs, et d’attentat à la pudeur. Le document souligne que le sit-in, décrit comme un acte "obscène", cacherait un agenda visant à perturber les valeurs socioculturelles sénégalaises.

Selon les plaignants, les termes utilisés dans la communication du collectif féministe, comme « taatu néén » (seins nus), témoignent d’une démarche jugée provocante. Ils rappellent que le viol est déjà criminalisé au Sénégal depuis 2020, rendant, selon eux, cette manifestation inutile et inopportune.


Le collectif religieux et moral craint que cet événement ne provoque des tensions sociales. Des groupes d’obédience religieuse auraient exprimé leur intention de s’opposer physiquement au sit-in, ce qui pourrait entraîner des troubles à l’ordre public.

Les plaignants établissent une analogie avec le mouvement féministe radical des FEMEN, connu pour ses actions militantes à travers des manifestations seins nus. Ils considèrent cette approche comme incompatible avec les valeurs sénégalaises, décrivant les revendications féministes locales comme une importation de pratiques occidentales jugées « extrémistes ».

Appel aux autorités
Dans leur plainte, les signataires exhortent le procureur à interdire cette manifestation pour préserver la stabilité sociale et les valeurs culturelles du Sénégal. Ils appellent à des mesures préventives pour empêcher ce qu’ils qualifient de tentative de "perversion du jeune public" et de "désacralisation des valeurs religieuses".



La réponse des autorités judiciaires et des organisatrices du sit-in sera déterminante pour la suite de cette controverse qui suscite déjà un vif débat au sein de l’opinion publique.

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