« On s'est réuni ce jeudi pour faire adopter aux participants de cette rencontre un document de plaidoyer afin, de pouvoir faire un plaidoyer auprès des autorités. Ce plaidoyer concerne la détaxation des Prémix. Le Sénégal fortifie la farine de blé tendre enrichie en fer et acide folique et l'huile en vitamine A. Et ces micronutriments sont taxés. Ces taxes alourdissent les charges des industrielles», a fait savoir DR Ndeye Fatou Ndiaye, coordinatrice du comité sénégalais pour la fortification des aliments en micronutriments (COSAM).
La baisse de la TVA
Les industriels sont les principaux acteurs dans la fortification des aliments. Pour DR Ndeye Fatou Ndiaye, la baisse de la TVA, qui est à 18 % peut susciter une fortification adéquate des aliments en micronutriment. "Après étude, nous nous sommes rendus compte que ces taxes pourraient être baissées ou même dans certaines conditions être enlevées par l'État pour que le coût des aliments devienne plus abordable pour les industriels et que ça pourrait à coup sûr avoir un retentissement sur la population", a souhaité Dr Ndiaye.
Cet atelier qui s'est ouvert ce jeudi à Dakar permet aux acteur de discuter des avantages d'exonérer les taxes sur les premix importés dans le contexte de l'enrichissement des aliments en micronutriments. Ces discussions contribueront à l'élaboration d'une feuille de route détaillée pour guider les futures actions visant à renforcer la nutrition au Sénégal et par-delà en Afrique de l’Ouest.
La baisse de la TVA
Les industriels sont les principaux acteurs dans la fortification des aliments. Pour DR Ndeye Fatou Ndiaye, la baisse de la TVA, qui est à 18 % peut susciter une fortification adéquate des aliments en micronutriment. "Après étude, nous nous sommes rendus compte que ces taxes pourraient être baissées ou même dans certaines conditions être enlevées par l'État pour que le coût des aliments devienne plus abordable pour les industriels et que ça pourrait à coup sûr avoir un retentissement sur la population", a souhaité Dr Ndiaye.
Cet atelier qui s'est ouvert ce jeudi à Dakar permet aux acteur de discuter des avantages d'exonérer les taxes sur les premix importés dans le contexte de l'enrichissement des aliments en micronutriments. Ces discussions contribueront à l'élaboration d'une feuille de route détaillée pour guider les futures actions visant à renforcer la nutrition au Sénégal et par-delà en Afrique de l’Ouest.
Les chiffres
D'ailleurs, selon une étude de COSFAM, faite au Sénégal, les carences en micronutriments restent un problème majeur de santé publique. En effet, la carence en fer, qui est l'une des causes principales de l'anémie, affecte 71 % des enfants de 6-59 mois et 54 % des femmes en âge de reproduction (EDS 2017).
Ce n'est pas fini, la carence en zinc quant à elle affecte 58 % des femmes et 42,8 % des enfants (LO, Ba. N, 2014). Au Sénégal en 2018, la prévalence de la carence en fer était de 56,3 % chez les enfants 12-59 mois et de 42,3 % chez les femmes en âge de procréer. Aussi, 50,2 % des femmes en âge de reproduction présentent une carence en folates, ce qui par conséquent augmente les risques d'anomalies du tube neural.
C'est dans ce cadre que le COSFAM, compte disposer d'une feuille de route pour bien mener le plaidoyer sur la détaxation des aliments, envisage d'organiser un atelier de partage avec toutes les parties prenantes de la nutrition et de la fortification.
D'ailleurs, selon une étude de COSFAM, faite au Sénégal, les carences en micronutriments restent un problème majeur de santé publique. En effet, la carence en fer, qui est l'une des causes principales de l'anémie, affecte 71 % des enfants de 6-59 mois et 54 % des femmes en âge de reproduction (EDS 2017).
Ce n'est pas fini, la carence en zinc quant à elle affecte 58 % des femmes et 42,8 % des enfants (LO, Ba. N, 2014). Au Sénégal en 2018, la prévalence de la carence en fer était de 56,3 % chez les enfants 12-59 mois et de 42,3 % chez les femmes en âge de procréer. Aussi, 50,2 % des femmes en âge de reproduction présentent une carence en folates, ce qui par conséquent augmente les risques d'anomalies du tube neural.
C'est dans ce cadre que le COSFAM, compte disposer d'une feuille de route pour bien mener le plaidoyer sur la détaxation des aliments, envisage d'organiser un atelier de partage avec toutes les parties prenantes de la nutrition et de la fortification.

