Le Fonds monétaire international (FMI) et le Sénégal ont annoncé, mardi 1er septembre 2026, être parvenus à un accord au niveau des services sur un nouveau programme de financement de 2,2 milliards de dollars, soit environ 1 244,8 milliards de FCFA. Cette enveloppe, qui doit encore obtenir le feu vert du Conseil d’administration du FMI, vise à accompagner Dakar dans le rétablissement de ses équilibres financiers, dans un contexte marqué par un niveau d’endettement particulièrement élevé.
Le Sénégal se rapproche d’un nouveau programme avec le Fonds monétaire international. Après une mission conduite à Dakar du 19 août au 1er septembre par Mercedes Vera Martin, les services du FMI et les autorités sénégalaises ont trouvé un accord sur les principales politiques économiques qui pourraient soutenir un programme d’une durée de 36 mois.
Le financement envisagé au titre de la Facilité élargie de crédit (FEC) s’élève à environ 2,2 milliards de dollars, soit 1 244,8 milliards de FCFA, arrondis à près de 1 245 milliards de FCFA.
Cette nouvelle enveloppe doit notamment accompagner les réformes destinées à restaurer la viabilité des finances publiques et de la dette sénégalaise.
Un accord encore conditionnel
Il ne s’agit toutefois pas encore d’un décaissement acquis. L’accord conclu entre les services du FMI et Dakar doit être soumis à l’approbation de la direction puis du Conseil d’administration de l’institution financière internationale.
Mercedes Vera Martin a également posé plusieurs préalables. L’accord « nécessite des mesures correctives résolues pour appuyer la demande de dérogation des autorités dans le cadre des déclarations erronées de données », a indiqué la cheffe de mission.
Le Sénégal devra aussi obtenir « les assurances de financement nécessaires de la part des partenaires » avant l’approbation définitive du programme.
Le lourd héritage de la dette
Ces discussions interviennent après les révélations sur l’ampleur des engagements financiers de l’État qui n’avaient pas été correctement déclarés au FMI sous l’administration précédente.
Le montant évoqué de plus de 9 milliards de dollars représente, sur la même base de conversion, plus de 5 090 milliards de FCFA.
Cette situation avait profondément bouleversé les relations financières entre Dakar et le FMI et contribué à placer la question de la dette au centre des discussions avec les partenaires internationaux.
Le niveau de la dette publique est désormais présenté autour de 132 % du PIB, faisant de son traitement l’un des principaux défis économiques du Sénégal.
Près de 1 245 milliards de FCFA attendus
Le nouveau programme constitue donc un enjeu majeur pour Dakar. S’il est définitivement approuvé, les 2,2 milliards de dollars, soit près de 1 245 milliards de FCFA, doivent contribuer à soutenir le programme de réformes économiques et financières des autorités sénégalaises.
Dans le même temps, le Gouvernement a annoncé le lancement de son Plan de traitement de la dette du Sénégal (PTDS), avec l’intention de solliciter ses partenaires officiels dans le cadre du mécanisme du G20.
Entre le nouveau programme négocié avec le FMI et le traitement annoncé de la dette, Dakar ouvre ainsi une séquence déterminante pour tenter de restaurer ses marges budgétaires et retrouver une trajectoire financière soutenable.
Le Sénégal se rapproche d’un nouveau programme avec le Fonds monétaire international. Après une mission conduite à Dakar du 19 août au 1er septembre par Mercedes Vera Martin, les services du FMI et les autorités sénégalaises ont trouvé un accord sur les principales politiques économiques qui pourraient soutenir un programme d’une durée de 36 mois.
Le financement envisagé au titre de la Facilité élargie de crédit (FEC) s’élève à environ 2,2 milliards de dollars, soit 1 244,8 milliards de FCFA, arrondis à près de 1 245 milliards de FCFA.
Cette nouvelle enveloppe doit notamment accompagner les réformes destinées à restaurer la viabilité des finances publiques et de la dette sénégalaise.
Un accord encore conditionnel
Il ne s’agit toutefois pas encore d’un décaissement acquis. L’accord conclu entre les services du FMI et Dakar doit être soumis à l’approbation de la direction puis du Conseil d’administration de l’institution financière internationale.
Mercedes Vera Martin a également posé plusieurs préalables. L’accord « nécessite des mesures correctives résolues pour appuyer la demande de dérogation des autorités dans le cadre des déclarations erronées de données », a indiqué la cheffe de mission.
Le Sénégal devra aussi obtenir « les assurances de financement nécessaires de la part des partenaires » avant l’approbation définitive du programme.
Le lourd héritage de la dette
Ces discussions interviennent après les révélations sur l’ampleur des engagements financiers de l’État qui n’avaient pas été correctement déclarés au FMI sous l’administration précédente.
Le montant évoqué de plus de 9 milliards de dollars représente, sur la même base de conversion, plus de 5 090 milliards de FCFA.
Cette situation avait profondément bouleversé les relations financières entre Dakar et le FMI et contribué à placer la question de la dette au centre des discussions avec les partenaires internationaux.
Le niveau de la dette publique est désormais présenté autour de 132 % du PIB, faisant de son traitement l’un des principaux défis économiques du Sénégal.
Près de 1 245 milliards de FCFA attendus
Le nouveau programme constitue donc un enjeu majeur pour Dakar. S’il est définitivement approuvé, les 2,2 milliards de dollars, soit près de 1 245 milliards de FCFA, doivent contribuer à soutenir le programme de réformes économiques et financières des autorités sénégalaises.
Dans le même temps, le Gouvernement a annoncé le lancement de son Plan de traitement de la dette du Sénégal (PTDS), avec l’intention de solliciter ses partenaires officiels dans le cadre du mécanisme du G20.
Entre le nouveau programme négocié avec le FMI et le traitement annoncé de la dette, Dakar ouvre ainsi une séquence déterminante pour tenter de restaurer ses marges budgétaires et retrouver une trajectoire financière soutenable.


