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Sénégal : Aucun "dégel" entre l'État et les médias

Vendredi 22 Novembre 2024

Malgré les rumeurs circulant sur une prétendue accalmie entre les médias et le régime de Bassirou Diomaye Diakhar Faye, la réalité demeure sombre. La presse sénégalaise continue de traverser une crise sans précédent, marquée par des difficultés fiscales et économiques, huit mois après l’installation du nouveau gouvernement.


Dans une note interne adressée aux entreprises de presse, Mamadou Ibra Kane, président du Conseil des Diffuseurs et Éditeurs de Presse du Sénégal (CDEPS), a démenti les informations sur une « bouffée d’oxygène » accordée aux médias. Il précise que bien que le Directeur général des Impôts et Domaines (DGID), Abdoulaye Diagne, ait ordonné la levée des blocages bancaires pour certaines entreprises de presse, cette décision reste incomplète. « Parler d’un dégel est infondé. Toutes les entreprises de presse n’ont pas encore obtenu les documents nécessaires pour accéder à leurs fonds. Cette crise persiste et s’aggrave même, » a déclaré Mamadou Ibra Kane. La situation actuelle des médias sénégalais s’articule autour de deux problématiques majeures :

Sur le plan fiscal :

Absence de reconnaissance des promesses d’effacement fiscal faites en compensation des pertes liées à la pandémie de Covid-19.
Refus d’accorder des moratoires sur les dettes fiscales, ce qui a conduit à des saisies d’équipements et au blocage des comptes bancaires.
Sur le plan économique :

Non-paiement des créances dues par l’État.
Annulation unilatérale des contrats publicitaires par les institutions publiques.
Retard dans le versement de l’aide à la presse pour l’année 2024.

Les répercussions de cette crise sont dramatiques pour les travailleurs des médias. Les licenciements, le chômage technique, les arriérés de salaire, et l’interruption des couvertures sociales fragilisent davantage un secteur déjà en difficulté. Cette précarité place la presse sénégalaise dans une situation de quasi-faillite, menaçant ainsi son rôle de pilier de la démocratie. Malgré les contraintes, la presse a tenu à jouer son rôle pendant les récentes élections législatives anticipées du 17 novembre 2024. Grâce à sa couverture rigoureuse, elle a contribué à la transparence des résultats et à la prévention de troubles post-électoraux. Alors que la presse attend toujours la mise en œuvre des engagements pris par le président de la République, notamment l’appel au « dialogue rénové » lancé le 14 août dernier, les professionnels du secteur réclament des mesures immédiates pour sauver un pilier essentiel de la démocratie sénégalaise.

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