Les épices utilisées quotidiennement dans les ménages et les restaurants sénégalais pourraient représenter un risque pour la santé publique. Une étude scientifique menée par des chercheurs de l'École supérieure polytechnique (ESP) de l'Université Cheikh Anta Diop (UCAD), en partenariat avec l'Agence nationale de sécurité sanitaire de l'alimentation, de l'environnement et du travail (ANSES) en France, met en évidence une forte contamination microbiologique de plusieurs condiments commercialisés sur le marché national.
Les résultats ont été présentés à l'occasion de la 5ᵉ Journée scientifique de la sécurité sanitaire des aliments (5J3SA), organisée dans le cadre de la Journée internationale de la sécurité sanitaire des aliments (JISSA-2026), placée cette année sous le thème : « Du fardeau aux solutions : un accès universel à des aliments sûrs ».
L'étude visait à évaluer la qualité microbiologique des épices les plus consommées au Sénégal. Au total, 202 échantillons de thym, de curcuma, de mélanges de sept épices et d'épices locales, prélevés dans quatre régions du pays, ont été soumis à des analyses phénotypiques et génotypiques.
Les chercheurs ont mis en évidence une présence importante de bactéries potentiellement dangereuses pour la santé. Les analyses révèlent la présence de Staphylococcus aureus dans 73,96 % des échantillons, de streptocoques du groupe D dans 63,86 %, de Clostridium perfringens dans 23,27 %, d'Escherichia coli dans 17,82 % et de Salmonella dans 5,45 % des prélèvements.
Les investigations ont également porté sur Bacillus cereus, une bactérie fréquemment impliquée dans les intoxications alimentaires. Sur un échantillon de 30 épices locales, ce germe a été détecté dans 100 % des cas analysés. Les chercheurs soulignent en outre la présence de nombreuses souches porteuses de gènes de virulence, témoignant d'un fort potentiel toxinogène.
Selon l'équipe scientifique, cette contamination s'explique principalement par des pratiques agricoles insuffisamment maîtrisées, un manque d'hygiène lors des opérations de séchage et de transformation, ainsi que des conditions de stockage et de commercialisation inadaptées.
Face à ces résultats, les chercheurs estiment que la sécurité sanitaire de la filière des épices doit être renforcée. Ils recommandent un contrôle plus rigoureux à toutes les étapes de la chaîne de production et de distribution, ainsi que la mise en place de normes d'hygiène plus strictes afin de réduire les risques de toxi-infections alimentaires et de mieux protéger la santé des consommateurs sénégalais.
Les résultats ont été présentés à l'occasion de la 5ᵉ Journée scientifique de la sécurité sanitaire des aliments (5J3SA), organisée dans le cadre de la Journée internationale de la sécurité sanitaire des aliments (JISSA-2026), placée cette année sous le thème : « Du fardeau aux solutions : un accès universel à des aliments sûrs ».
L'étude visait à évaluer la qualité microbiologique des épices les plus consommées au Sénégal. Au total, 202 échantillons de thym, de curcuma, de mélanges de sept épices et d'épices locales, prélevés dans quatre régions du pays, ont été soumis à des analyses phénotypiques et génotypiques.
Les chercheurs ont mis en évidence une présence importante de bactéries potentiellement dangereuses pour la santé. Les analyses révèlent la présence de Staphylococcus aureus dans 73,96 % des échantillons, de streptocoques du groupe D dans 63,86 %, de Clostridium perfringens dans 23,27 %, d'Escherichia coli dans 17,82 % et de Salmonella dans 5,45 % des prélèvements.
Les investigations ont également porté sur Bacillus cereus, une bactérie fréquemment impliquée dans les intoxications alimentaires. Sur un échantillon de 30 épices locales, ce germe a été détecté dans 100 % des cas analysés. Les chercheurs soulignent en outre la présence de nombreuses souches porteuses de gènes de virulence, témoignant d'un fort potentiel toxinogène.
Selon l'équipe scientifique, cette contamination s'explique principalement par des pratiques agricoles insuffisamment maîtrisées, un manque d'hygiène lors des opérations de séchage et de transformation, ainsi que des conditions de stockage et de commercialisation inadaptées.
Face à ces résultats, les chercheurs estiment que la sécurité sanitaire de la filière des épices doit être renforcée. Ils recommandent un contrôle plus rigoureux à toutes les étapes de la chaîne de production et de distribution, ainsi que la mise en place de normes d'hygiène plus strictes afin de réduire les risques de toxi-infections alimentaires et de mieux protéger la santé des consommateurs sénégalais.

