Repos éternel de Dansokho : la fin de l’injustice de la Justice ?

Samedi 24 Août 2019

« Il faut une cohérence politique et si l’opposition ne l’offre pas, la population restera aux côtés du président Wade, car elle ne veut pas s’aventurer dans l’inconnu. » Amath Dansokho


Formé à Cuba pour préparer une révolution pour l’accession du Sénégal à l’indépendance, Amath a voyagé dans beaucoup de pays de l’Est. Cette opération d’envergure était cautionnée par beaucoup de leaders comme Nkrumah, Fidel Castro, Modibo Keita et Che Guevara qu’il rencontrera en 1963 à l’ambassade du Cuba à Bamako. Ce dernier lui donnera le livre de « la longue marche de l’Amérique latine » pour mieux se préparer. Malheureusement, après que des accords commerciaux furent signés entre Modibo Keita du Mali et Senghor, l’ancien dirigeant du Mali, se voit dans l’obligation de les exiler à Alger. 



Amath Dansokho a tout donné à son pays par amour, sans attendre en contrepartie ni des milliards ni une vie de luxe. En tant qu’humain, il savait qu’il était mortel et s’est toujours comporté ainsi. Voilà un homme de conviction, un homme de valeur, ce qui fait défaut à notre pays de nos jours. Les hommes politiques cherchent à s’enrichir et à enrichir leurs proches et les fonctionnaires de l’Etat sont corrompus, car ils sont mal payés et ceux qui ne veulent pas perdre leur poste font plaisir à n’importe quel président en exercice. Jusqu’à quand ?


À chaque fois que j’entends le nom Dansokho, je pense à ce guerrier qui a subi l’injustice et l’hypocrisie au Sénégal. Et si nous profitions de cette occasion pour rétablir la justice au Sénégal ? Qui ne se rappelle pas de son épisode avec la DIC sous le président Wade ? Ces pratiques continuent encore sous le président Sall et il faut que les hommes politiques sachent que la vie est éphémère et que le pouvoir ne doit pas les rendre fou. Un jour, ce sera mon tour et un autre jour, ce sera votre tour de prendre rendez-vous avec l’ange de la mort. Pensons-nous à cela ?


Le pouvoir rend fou et le président Wade l’a confirmé. Après avoir exhibé une lettre manuscrite d’Idrissa Seck datée du 29 décembre 2005 dans laquelle il dit que ce dernier acceptait de rembourser 7 milliards de FCFA des fonds détournés, il accuse Moustapha Niasse d’avoir vendu des passeports à des citoyens chinois et d’avoir illégalement acheté sa maison à Fann Résidence. Sans oublier feu Tanor Dieng qu’il a accusé d’avoir illégalement vendu des permis à des pécheurs chinois, et il accuse aussi feu Amath Dansokho, qui était maire de Kédougou, de détournement de fonds. Tous les moyens sont bons !


Le pouvoir rend fou, et les arrestations se poursuivaient au moment où Wade accusait Dansokho de détournement. C’est ainsi qu’Ibrahima Sène du PIT, Jean Paul Dias et Dansokho lui-même furent arrêtés pour des motifs différents. Ibrahima fut inculpé pour diffusions de fausses informations relatives à une conférence de presse au cours de laquelle il avait accusé le gouvernement d’avoir décaissé près de 450 milliards de FCFA et de les avoir logés dans des comptes hors du Sénégal.


L’affaire se poursuit et quelques jours plus tard, Dansokho reçut une convocation de la DIC concernant la même conférence de presse. Plus de six heures de temps dans les locaux de la DIC pour répondre à leurs questions et le lendemain, quand on lui demanda de revenir, il refusera catégoriquement. Quel guerrier ! Jean Paul Dias avec d’autres membres de l’opposition, se formèrent en bouclier humain pour empêcher aux enquêteurs de « cueillir » Dansokho dans ce qu’ils qualifiaient de manigance politique.


Dans le but de faire plaisir au président Wade, l’ancien ministre de la Justice Cheikh Tidiane Sy et l’ancien ministre de l’Intérieur, Ousmane Ngom, procédaient à des arrestations arbitraires et illégales. Sous l’ère du président Sall, la même chose se passe, ceux qui incarnent la loi veulent intimider les opposants dans le seul but de faire plaisir au président. Qu’est-ce qui est plus important entre faire plaisir au président et faire plaisir à Dieu ?  Il faut toujours être juste dans l’exercice de vos fonctions.


Mesdames et Messieurs les autorités compétentes, vous ne pouvez pas toujours vous ranger du côté du président en exercice, mais plutôt du côté de la vérité. Macky Sall est président aujourd’hui, mais il s’en ira demain et un autre viendra, par contre votre conscience et vos actes seront toujours avec vous. Avant-hier, c’était Tanor, hier, c’était Jacques Diouf et aujourd’hui, c’est Dansokho. Savez-vous qui ce sera demain ? Peut-être vous, peut-être moi. 
J’espère que nous profiterons du repos du guerrier pour enfin essayer de changer et d’être juste.

Dansokho, repose en paix !
 
Mohamed Dia

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