Quatre ans après une grave crise diplomatique, l'Espagne et l'Algérie ont officiellement relancé leur partenariat bilatéral. En déplacement lundi à Alger, le chef du gouvernement espagnol, Pedro Sánchez, et le président algérien, Abdelmadjid Tebboune, ont convenu de renforcer leur coopération dans plusieurs secteurs stratégiques, marquant ainsi le retour à une relation politique et économique apaisée.
Au-delà des symboles, cette visite éclair a débouché sur une feuille de route couvrant de nombreux domaines. Les deux pays ont annoncé la reprise des mécanismes de coopération bilatérale et la tenue, à l'automne prochain, d'une huitième Réunion de haut niveau (RAN), la première depuis la rupture diplomatique de 2022.
L'énergie demeure au cœur de ce rapprochement. Premier fournisseur de gaz naturel de l'Espagne, l'Algérie entend consolider son rôle de partenaire énergétique stratégique dans un contexte de fortes tensions sur les marchés internationaux. Les deux parties souhaitent également développer leur coopération dans les énergies renouvelables et accompagner la transition énergétique.
Les accords concernent aussi les investissements et le développement économique. Madrid entend favoriser le retour des entreprises espagnoles sur le marché algérien, après plusieurs années de ralentissement des échanges. Les discussions ont porté sur les infrastructures, l'ingénierie, le traitement de l'eau, les transports ferroviaires, l'agroalimentaire ainsi que l'industrie.
La délégation espagnole comprenait d'ailleurs plusieurs dirigeants de grands groupes, notamment Repsol, Enagás, Moeve, Técnicas Reunidas, Aqualia, CAF, Indra et Airbus, illustrant l'ambition de relancer les partenariats économiques entre les deux pays.
Madrid et Alger ont également convenu de renforcer leur coopération sur les questions de migration, de sécurité et de lutte contre le terrorisme, avec une attention particulière portée à la stabilité du Sahel, devenu un enjeu majeur pour les deux capitales.
Les deux gouvernements souhaitent par ailleurs débloquer plusieurs dossiers hérités de la crise diplomatique, notamment les retards de paiement affectant certaines entreprises espagnoles engagées dans de grands projets en Algérie.
Fait notable, la question du Sahara occidental, à l'origine de la rupture entre les deux pays en 2022 après le soutien de Pedro Sánchez au plan d'autonomie marocain, n'a quasiment pas occupé le devant de la scène lors de cette visite. L'Espagne n'a pourtant pas modifié sa position sur ce dossier.
Cette normalisation traduit ainsi une volonté commune de privilégier les intérêts économiques, énergétiques et sécuritaires, sans pour autant effacer les divergences politiques. Pour Madrid comme pour Alger, la relance de la coopération apparaît désormais comme une priorité stratégique, dans un contexte régional marqué par les défis énergétiques, migratoires et sécuritaires.
Au-delà des symboles, cette visite éclair a débouché sur une feuille de route couvrant de nombreux domaines. Les deux pays ont annoncé la reprise des mécanismes de coopération bilatérale et la tenue, à l'automne prochain, d'une huitième Réunion de haut niveau (RAN), la première depuis la rupture diplomatique de 2022.
L'énergie demeure au cœur de ce rapprochement. Premier fournisseur de gaz naturel de l'Espagne, l'Algérie entend consolider son rôle de partenaire énergétique stratégique dans un contexte de fortes tensions sur les marchés internationaux. Les deux parties souhaitent également développer leur coopération dans les énergies renouvelables et accompagner la transition énergétique.
Les accords concernent aussi les investissements et le développement économique. Madrid entend favoriser le retour des entreprises espagnoles sur le marché algérien, après plusieurs années de ralentissement des échanges. Les discussions ont porté sur les infrastructures, l'ingénierie, le traitement de l'eau, les transports ferroviaires, l'agroalimentaire ainsi que l'industrie.
La délégation espagnole comprenait d'ailleurs plusieurs dirigeants de grands groupes, notamment Repsol, Enagás, Moeve, Técnicas Reunidas, Aqualia, CAF, Indra et Airbus, illustrant l'ambition de relancer les partenariats économiques entre les deux pays.
Madrid et Alger ont également convenu de renforcer leur coopération sur les questions de migration, de sécurité et de lutte contre le terrorisme, avec une attention particulière portée à la stabilité du Sahel, devenu un enjeu majeur pour les deux capitales.
Les deux gouvernements souhaitent par ailleurs débloquer plusieurs dossiers hérités de la crise diplomatique, notamment les retards de paiement affectant certaines entreprises espagnoles engagées dans de grands projets en Algérie.
Fait notable, la question du Sahara occidental, à l'origine de la rupture entre les deux pays en 2022 après le soutien de Pedro Sánchez au plan d'autonomie marocain, n'a quasiment pas occupé le devant de la scène lors de cette visite. L'Espagne n'a pourtant pas modifié sa position sur ce dossier.
Cette normalisation traduit ainsi une volonté commune de privilégier les intérêts économiques, énergétiques et sécuritaires, sans pour autant effacer les divergences politiques. Pour Madrid comme pour Alger, la relance de la coopération apparaît désormais comme une priorité stratégique, dans un contexte régional marqué par les défis énergétiques, migratoires et sécuritaires.

