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Rapport définitif de l’audit sur la situation des finances publiques gestions 2019 au 31 mars 2024 : Quand « ceux qui savent ne parlent pas, ceux qui parlent ne savent pas ».(Par Nicolas Silandibithe BASSENE)

Lundi 24 Février 2025

 Dans une société où tout le monde donne son avis sur tout, discuter de sujets parfois scientifiques et désireux de connaissances certaines devient banale, c’est dangereux. La publication, le 12 février 2025, du « Rapport sur la situation des Finances publiques gestions de 2019 au 31 mars 2024 » en est un énième exemple au Sénégal.

À peine le dit rapport publié, des conférences, des émissions radiotélévisées…nous ont inondé dans un boulevari indescriptible avec des invités. Ce phénomène de banalisation nous pousse à un questionnement qui interpelle tout un chacun de nous : qui-suis-je pour parler du rapport ? Quel risque est-ce que je prends à parler de ce sujet que je ne maîtrise pas à 100% ? Quelle légitimité ai-je pour prendre la parole ? Ai-je le droit d’en parler, d’en informer, voire d’animer des conférences et des ateliers, et si oui à quel titre ?
 
Les doutes et les débats sont bons pour la construction de la pensée au sein d’une société démocratique, mais il ne faut pas qu'ils se transforment en nouvelles certitudes, au risque d'apporter de la désinformation.  
Au Sénégal, ce n’est pas chose nouvelle de contredire des données sans apporter la moindre preuve de ce sur quoi on se base pour réfuter une étude. Pire, chaque fois qu’un sujet concernant la vie de tout le peuple est annoncé et devant mériter réflexion profonde, manipulation, désinformation, diabolisation, infox, intox deviennent les armes de propagandes massives utilisées par une certaine race d’hommes et de femmes immunisée contre la vérité pour amenuiser la gravité des faits relatés ou bonnement les contester vaillamment. Le plus souvent, ces derniers sont comptants des résultats sortis de cette étude.

En effet, avec la publication du rapport définitif, mettant en lumière une négligence affirmée des procédures de la gestion des finances publiques, tout (e) sénégalais (e) devait ne pas céder aux émotions pour plus scruter avec rationalité les données et en mesurer réellement les conséquences immédiates et à venir car c’est l’intérêt du Sénégal qui est en jeu.

Or, refusant les données, qui pourtant émane d’un corps de contrôle indépendant, habilité aux personnalités ayant une grande habileté par l’expérience et par la pratique éprouvées, ces énergumènes s’adonnent à des actions, à des paroles et à des idées dénudées de sens et d’intérêt.
Par ailleurs, pour contrer cette machination, il faut revenir à l’orthodoxie où pour des questions techniques, sont des personnes habilitées qui expliquent au peuple loin de la politique politicienne : l’expertise.


L’expertise sert avant tout à ne pas dire n’importe quoi sur un sujet. Que ce soit dans la vie réelle, avec nos proches, ou en ligne avec la portée des réseaux sociaux, on a tous le pouvoir de faire entendre aux autres des informations, des convictions et des recommandations fondées : le devoir de la vérité et le sens de la responsabilité qui sont le formidable moteur qui constitue les premières brique d’une expertise.


Cependant, dans le cas des rapports publiés au Sénégal, nous avons en face des personnes qui font preuve d'ultracrépidarianisme en exprimant leur opinion sans avoir les connaissances ou l'expertise nécessaires sur le sujet en question. Elles pensent avoir l'impression d'en savoir suffisamment sur le sujet pour exprimer leur opinion, mais en les écoutant nous nous rendons compte qu’elles manquent de compétence crédible. L'art de se taire n’est-il peut-être la solution pour elles ?
 
Pour finir notre contribution, nous invitons au peuple sénégalais à redoubler de vigilance, à refuser de céder aux émotions, à prendre du recul si nécessaire, à s’informer à la bonne source c’est-à-dire auprès des personnes habilitées et à mesurer l’impact et les conséquences avant de se prononcer sur un sujet car le contraire de l'intelligence ce n'est pas la bêtise, c'est la certitude.


Il est temps pour le peuple que nous sommes de refuser que « ces politiciens » nous prennent pour des torchons à leur solde et à leur merci. Ils ne sont pas plus intelligents que nous autres. Figurez-vous qu’ils n’avaient pas connaissance qu’est-ce un eurobond j’en passe.

Il est grand temps d’amorcer la pente du changement qui va commencer par nous départir des plusieurs choses en nous d’abord et d’être exigent envers nos politiciens à travers un compte rendu précis de la gestion publique des fiances à tous les niveaux.
 
Nicolas Silandibithe BASSÈNE
Coordinateur mouvement citoyen
Agir Maintenant pour une Émergence Nouvelle (AMEN)
 
exclusif net

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