Ce qui se passe dans la région de Ziguinchor ces dernières années est désolant et révoltant. Que de mesures impopulaires ! Comment peut-on imposer aux populations d’une région enclavée de payer pour entrer au port de Ziguinchor ?
En réalité, la personne qui a eu l’idée de faire payer les gens à l’entrée du port de Ziguinchor n’aime pas la région. Cette mesure est mauvaise et ne peut que créer des problèmes et davantage de frustrations au sein des populations.
Entre 1990 et 2010, malgré la crise qu’a traversée la Casamance, la région comptait plusieurs usines qui fonctionnaient. Par la suite, nous avons assisté à la fermeture en série de nombreuses unités de transformation des produits halieutiques.
Et ce n’est pas tout. Nos hôpitaux sont également mal en point. Les plateaux techniques restent insuffisants, sans compter les nombreux autres manquements auxquels les populations sont confrontées.
Face à toutes ces difficultés, les autorités n’ont rien trouvé de mieux que d’imposer un ticket à toute personne souhaitant entrer au port de Ziguinchor.
L’État central peut parfois faire preuve d’indifférence, par manque d’informations ou parce que certaines réalités locales ne lui sont pas suffisamment remontées. Mais si cette mesure est appliquée dans tous les ports du Sénégal, Ziguinchor devrait bénéficier d’une exemption en raison de sa situation particulière et de son enclavement.
Si une telle décision a pu passer sans être remise en cause, c’est aussi parce que la région ne semble plus disposer de suffisamment d’autorités politiques capables de porter avec force ses préoccupations et de défendre ses intérêts.
C’est triste et préoccupant pour la région de Ziguinchor.
Par Khalil DIEME
En réalité, la personne qui a eu l’idée de faire payer les gens à l’entrée du port de Ziguinchor n’aime pas la région. Cette mesure est mauvaise et ne peut que créer des problèmes et davantage de frustrations au sein des populations.
Entre 1990 et 2010, malgré la crise qu’a traversée la Casamance, la région comptait plusieurs usines qui fonctionnaient. Par la suite, nous avons assisté à la fermeture en série de nombreuses unités de transformation des produits halieutiques.
Et ce n’est pas tout. Nos hôpitaux sont également mal en point. Les plateaux techniques restent insuffisants, sans compter les nombreux autres manquements auxquels les populations sont confrontées.
Face à toutes ces difficultés, les autorités n’ont rien trouvé de mieux que d’imposer un ticket à toute personne souhaitant entrer au port de Ziguinchor.
L’État central peut parfois faire preuve d’indifférence, par manque d’informations ou parce que certaines réalités locales ne lui sont pas suffisamment remontées. Mais si cette mesure est appliquée dans tous les ports du Sénégal, Ziguinchor devrait bénéficier d’une exemption en raison de sa situation particulière et de son enclavement.
Si une telle décision a pu passer sans être remise en cause, c’est aussi parce que la région ne semble plus disposer de suffisamment d’autorités politiques capables de porter avec force ses préoccupations et de défendre ses intérêts.
C’est triste et préoccupant pour la région de Ziguinchor.
Par Khalil DIEME


