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RDC : gouvernement, armée, renseignements… Pourquoi Félix Tshisekedi réfléchit à un vaste remaniement

Jeudi 25 Août 2022

Jugeant certains de ses collaborateurs « inefficaces », le président congolais souhaite effectuer, dans les prochaines semaines, des changements très stratégiques au sein des différentes sphères du pouvoir.


À moins de deux ans de l’élection présidentielle, prévue fin décembre 2023, Félix Tshisekedi s’apprête à recomposer ses équipes afin de « s’assurer des résultats positifs dans tous les domaines », selon l’un de ses proches conseillers.


Dans les rangs des forces de sécurité, il souhaite ainsi limoger Jean-Hervé Mbelu Biosha, l’administrateur général de l’Agence nationale de renseignements (ANR), dont l’efficacité est remise en question depuis « l’affaire François Beya ». « Le président estime que le travail a été bâclé, poursuit notre source. Aujourd’hui, plusieurs pays, y compris des voisins, ne souhaitent plus collaborer avec l’ANR ou le Conseil national de sécurité [CNS] ». Plusieurs noms de successeurs potentiels circulent déjà.

Sécurocrate en vue
Parmi ceux-ci figure celui du patron de la Direction générale de migration (DGM), Roland Kashwantale, par ailleurs pressenti pour succéder à François Beya à la tête du CNS. Kashwantale est aujourd’hui l’un des sécurocrates les plus en vue à Kinshasa.

Longtemps adjoint de François Beya quand celui-ci dirigeait la DGM, il bénéficie de la confiance du président depuis le début du mandat de celui-ci. Il s’était notamment démarqué au début de 2020, lorsque plusieurs personnalités proches de Joseph Kabila, dont sa sœur, Jaynet, avaient connu des difficultés avec la DGM. Dans un contexte de crise avec le Rwanda, et alors que les traditionnels interlocuteurs de Kigali ont été relégués au second plan, Roland Kashwantale a progressivement gagné en importance dans le dispositif du chef de l’État.

D’autres nominations sont à l’étude au sein de l’armée également. Le nom du commandant de la Garde républicaine, Christian Tshiwewe Songesha, revient avec insistance pour succéder au chef d’état-major de l’armée, Célestin Mbala. S’il a récemment été promu lieutenant-général des Forces armées de la RDC, Tshiwewe n’est cependant pas encore un général « quatre étoiles », grade qui lui permettrait de briguer le poste formellement.

Ministres sur la sellette
Régulièrement remise sur la table par les proches du chef de l’État, l’hypothèse d’un « remaniement technique » du gouvernement devrait arriver « d’ici la fin de l’année », selon un membre du premier cercle de Félix Tshisekedi. « Cette réorganisation pourrait intervenir pendant la session parlementaire qui s’ouvre le 15 septembre pour trois mois », abonde un autre familier du palais.

Déterminé à obtenir sa réélection en décembre 2023, le président entend se séparer des ministres dont la loyauté ne lui est pas acquise ou leur confier des portefeuilles moins stratégiques. Seraient ainsi dans le viseur les membres du gouvernement jugés trop proches de potentiels concurrents lors du futur scrutin, à commencer par ceux issus du camp de Moïse Katumbi. L’ex-gouverneur du Katanga n’a, pour l’instant, pas déclaré sa candidature, mais il est perçu dans l’entourage de Tshisekedi comme un rival. Son parti, Ensemble pour la République, doit officiellement se prononcer lors de son congrès, annoncé pour la fin de l’année. Avec cinq ministres dans le gouvernement de Jean-Michel Sama Lukonde Kyenge, l’ancien opposant peut compter sur des relais au sein de l’exécutif.


Parmi ceux-ci, certains ont d’ores et déjà pris les devants en annonçant soutenir un second mandat de Tshisekedi. C’est notamment le cas de Muhindo Nzangi, ministre de l’Enseignement supérieur, et du vice-Premier ministre, Christophe Lutundula, par ailleurs chargé des Affaires étrangères. D’autres, comme le ministre du Plan, Christian Mwando, ont choisi de lier leur destin politique à celui de Katumbi. La pression est maintenue sur Chérubin Okende, titulaire du portefeuille des Transports.

L’avenir des ministres comptant parmi les transfuges du Parti du peuple pour la reconstruction et la démocratie (PPRD) et de ses alliés est également incertain. La disgrâce de Jean-Marc Kabund, aujourd’hui poursuivi pour outrage au chef de l’État, ne joue pas en leur faveur. L’ex-patron de l’Union pour la démocratie et le progrès social (UDPS) veillait en effet, jusqu’à sa mise à l’écart du pouvoir, sur les intérêts des élus venus du camp Kabila.

Le cas Vital Kamerhe
Autre nomination stratégique : celle du Premier ministre. Plusieurs proches collaborateurs du président assurent qu’il souhaite maintenir le discret Jean-Michel Sama Lukonde Kyenge, dont l’influence est faible. Mais le chef de l’État devrait, s’il va au bout de cette logique, satisfaire les ambitions d’autres alliés, au premier rang desquels Vital Kamerhe. Depuis son acquittement, le patron de l’Union pour la nation congolaise semble effectuer un retour au premier plan. L’entourage de celui qui a longtemps été le directeur de cabinet, et donc le bras droit, de Félix Tshisekedi, ne fait pas mystère de son ambition de briguer la primature.


Cette vague de changements pourrait être annoncée en même temps que les nominations prévues dans les entreprises publiques, dont la plupart sont encore contrôlées par des proches de Joseph Kabila. Des renouvellements à la direction du cabinet présidentiel sont aussi attendus.


Jeune Afrique
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