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RDC : à Goma, l’AFC/M23 ordonne le retour des déplacés dans leurs localités

Mardi 11 Février 2025

À Goma, la vie reprend progressivement, bien que la situation reste loin d'un retour à la normale. L'administration de l'Alliance fleuve Congo/M23 (AFC/M23) continue d'étendre son contrôle sur la ville. Mais le groupe armé est accusé de forcer ce retour à la normale, notamment en démantelant des camps de déplacés et en contraignant des milliers de personnes à quitter les sites où elles s'étaient réfugiées.


Où sont passés ces milliers de déplacés qui vivaient jusque-là dans et autour de Goma ? De nombreux sites de déplacés ont été détruits ou évacués, obligeant ces populations déjà vulnérables à un nouvel exode.

Selon des sources humanitaires, le site de Kanyaruchinya, autrefois l'un des plus grands centres d'accueil en RDC, est aujourd'hui occupé à moins de 10% de sa capacité. Les camps de Nzulo 1 et Rusayo 2 ne dépassent pas les 30% d'occupation. Selon des ONG, les conséquences sont lourdes. Sur place, les toilettes à ciel ouvert exposent les populations à de graves risques sanitaires. 

La plupart des déplacés ont trouvé refuge dans des églises, des écoles ou des hangars publics à Goma. D'autres tentent de rejoindre leurs villages d'origine, mais les chiffres précis restent inconnus. Les acteurs humanitaires tirent la sonnette d'alarme : des cas de choléra ont été signalés dans certains sites d'accueil, notamment à Buhimba. 



Certains membres du directoire de l'AFC/M23 justifient la destruction de ces camps en affirmant qu'ils abritaient des Wazalendo, des combattants alliés aux Forces armées de la RDC. Ils soutiennent également que plusieurs de ces sites servaient de refuge à des groupes armés. Aussi, ils disent avoir demandé aux ONG souhaitant apporter une aide humanitaire de le faire directement dans les localités d'origine des déplacés.

Cependant, la fermeture des camps de déplacés ne se limite pas à Goma. Même après la prise de Minova, dans la province du Sud-Kivu, des sources locales confirment que l'AFC/M23 a ordonné le démantèlement des sites de déplacés, sous la supervision directe de ses éléments armés. Bien avant les événements de Minova, les déplacés internes, hébergés dans les camps de Katale, Kalinga, Bhito et Mater Dei, dans le territoire de Masisi, avaient déjà été contraints de quitter les lieux.
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