Reçu vendredi 17 juillet 2026 par le président Bassirou Diomaye Faye, l'ancien chef de l'État Macky Sall est venu solliciter le soutien officiel du Sénégal à sa candidature au poste de secrétaire général des Nations unies. Si cet appui est jugé important sur le plan diplomatique, deux spécialistes estiment qu'il ne sera pas suffisant pour faire la différence dans une élection où les cinq membres permanents du Conseil de sécurité conservent un rôle déterminant.
Pour Moussa Diaw, professeur émérite de science politique à l'Université Gaston-Berger de Saint-Louis, le soutien du Sénégal constitue un signal positif, mais ne saurait garantir l'élection de l'ancien président. « Le soutien officiel du Sénégal à la candidature de Macky Sall au poste de secrétaire général des Nations unies n'est pas déterminant, mais il constitue, peu ou prou, un apport diplomatique important en provenance du pays d'origine du candidat », explique-t-il.
Selon lui, cet appui renforce la crédibilité de la candidature sénégalaise et peut constituer un avantage psychologique dans la campagne. « Ce coup de pouce du Sénégal peut le renforcer dans sa course pour accéder au secrétariat de l'ONU », ajoute-t-il.
Toutefois, le politologue rappelle que le véritable centre de décision demeure le Conseil de sécurité des Nations unies, où les États-Unis, la Russie, la Chine, la France et le Royaume-Uni disposent d'un droit de veto.
Une analyse largement partagée par Souleymane Ba, consultant en relations internationales et spécialiste des questions onusiennes. Selon lui, le soutien de Dakar reste avant tout symbolique face aux réalités du processus de désignation. « Que le Sénégal soutienne la candidature de Macky Sall ou non, cela ne peut pas empêcher Macky Sall d'être élu comme cela ne peut pas l'amener à être élu », affirme-t-il.
Pour l'expert, « l'élection du secrétaire général de l'ONU ne dépend pas d'un ancrage national, mais plutôt d'un ancrage international ». Il souligne que le Sénégal, n'étant pas membre permanent du Conseil de sécurité, ne dispose que d'une influence limitée dans le choix final.Les deux spécialistes reconnaissent néanmoins que Macky Sall dispose d'atouts importants. Son expérience de douze années à la tête du Sénégal, ses responsabilités à la présidence de la CEDEAO puis de l'Union africaine, ainsi que ses relations avec plusieurs dirigeants des grandes puissances constituent des arguments susceptibles de jouer en sa faveur.
Pour Moussa Diaw, l'ancien président « s'est impliqué dans plusieurs négociations pour la résolution de conflits et de crises en Afrique » et bénéficie d'un réseau diplomatique étoffé. De son côté, Souleymane Ba estime que les relations entretenues par Macky Sall avec les États-Unis, la France, la Chine ou encore la Russie représentent un avantage dans une compétition où les rapports de force géopolitiques sont décisifs.
Les deux experts relèvent toutefois plusieurs défis. Moussa Diaw regrette une candidature qui, selon lui, manque encore d'un véritable portage institutionnel, tandis que Souleymane Ba estime que les critiques formulées contre la gouvernance de Macky Sall à la fin de son mandat pourraient peser dans l'appréciation de certains États.
Au final, les deux analystes convergent sur un point : si le soutien du Sénégal constitue un atout diplomatique, l'avenir de la candidature de Macky Sall dépendra surtout de sa capacité à convaincre les cinq membres permanents du Conseil de sécurité, véritables arbitres de la désignation du prochain secrétaire général des Nations unies appelé à succéder à António Guterres.
Pour Moussa Diaw, professeur émérite de science politique à l'Université Gaston-Berger de Saint-Louis, le soutien du Sénégal constitue un signal positif, mais ne saurait garantir l'élection de l'ancien président. « Le soutien officiel du Sénégal à la candidature de Macky Sall au poste de secrétaire général des Nations unies n'est pas déterminant, mais il constitue, peu ou prou, un apport diplomatique important en provenance du pays d'origine du candidat », explique-t-il.
Selon lui, cet appui renforce la crédibilité de la candidature sénégalaise et peut constituer un avantage psychologique dans la campagne. « Ce coup de pouce du Sénégal peut le renforcer dans sa course pour accéder au secrétariat de l'ONU », ajoute-t-il.
Toutefois, le politologue rappelle que le véritable centre de décision demeure le Conseil de sécurité des Nations unies, où les États-Unis, la Russie, la Chine, la France et le Royaume-Uni disposent d'un droit de veto.
Une analyse largement partagée par Souleymane Ba, consultant en relations internationales et spécialiste des questions onusiennes. Selon lui, le soutien de Dakar reste avant tout symbolique face aux réalités du processus de désignation. « Que le Sénégal soutienne la candidature de Macky Sall ou non, cela ne peut pas empêcher Macky Sall d'être élu comme cela ne peut pas l'amener à être élu », affirme-t-il.
Pour l'expert, « l'élection du secrétaire général de l'ONU ne dépend pas d'un ancrage national, mais plutôt d'un ancrage international ». Il souligne que le Sénégal, n'étant pas membre permanent du Conseil de sécurité, ne dispose que d'une influence limitée dans le choix final.Les deux spécialistes reconnaissent néanmoins que Macky Sall dispose d'atouts importants. Son expérience de douze années à la tête du Sénégal, ses responsabilités à la présidence de la CEDEAO puis de l'Union africaine, ainsi que ses relations avec plusieurs dirigeants des grandes puissances constituent des arguments susceptibles de jouer en sa faveur.
Pour Moussa Diaw, l'ancien président « s'est impliqué dans plusieurs négociations pour la résolution de conflits et de crises en Afrique » et bénéficie d'un réseau diplomatique étoffé. De son côté, Souleymane Ba estime que les relations entretenues par Macky Sall avec les États-Unis, la France, la Chine ou encore la Russie représentent un avantage dans une compétition où les rapports de force géopolitiques sont décisifs.
Les deux experts relèvent toutefois plusieurs défis. Moussa Diaw regrette une candidature qui, selon lui, manque encore d'un véritable portage institutionnel, tandis que Souleymane Ba estime que les critiques formulées contre la gouvernance de Macky Sall à la fin de son mandat pourraient peser dans l'appréciation de certains États.
Au final, les deux analystes convergent sur un point : si le soutien du Sénégal constitue un atout diplomatique, l'avenir de la candidature de Macky Sall dépendra surtout de sa capacité à convaincre les cinq membres permanents du Conseil de sécurité, véritables arbitres de la désignation du prochain secrétaire général des Nations unies appelé à succéder à António Guterres.


