Dans une analyse percutante, Koccbarma Ndiaye, militant radical du Pastef et citoyen engagé, interpelle la classe politique sur les divergences entre patriotisme et communisme, et pointe les contradictions observées dans certains comportements au sein du parti au pouvoir.
Selon lui, « le patriotisme part de la nation : un peuple, une histoire, une terre à protéger. Il cherche l’unité, même imparfaite, et accepte les différences sociales tant que le destin collectif tient debout. Il valorise l’État, les symboles, la continuité, l’idée qu’on ne brûle pas la maison héritée des anciens, on la répare et on la renforce ».
À l’inverse, le communisme, « met au centre la condition du peuple travailleur et promet une société plus égalitaire, sans privilèges de classe », rappelle M. Ndiaye. Mais, constate-t-il, « il y a un paradoxe total de certains dans notre Parti. On voit l’inverse de cette promesse chez eux et dans leurs comportements depuis leur arrivée au pouvoir : des élus qui se rapprochent des lignes proches du communisme tout en incarnant le luxe, les avantages, les passe-droits et le confort de pouvoir, très loin des sacrifices, de la sobriété et de la proximité avec le bas peuple que cette doctrine exige en principe ».
Le militant poursuit : « Il y a là une contradiction brutale : discours d’égalité en haut des tribunes, style de vie d’élite derrière les rideaux. Nous étions plus communistes dans l’opposition que dans le pouvoir : Où est passé le hiller d’Ousmane Sonko dans les champs de la Casamance, le ‘Téngaado’ de El Malick Ndiaye et les ‘Faarou Mbaam’, les vacances agricoles ? »
Koccbarma Ndiaye souligne enfin la nécessité de revenir aux valeurs fondatrices du parti : « En clair : le patriotisme veut protéger la communauté nationale ; le communisme veut transformer la structure sociale pour plus d’égalité mais quand ceux qui parlent d’égalité vivent comme une aristocratie moderne, la théorie perd sa crédibilité. Et le peuple, lui, voit très bien la différence entre les mots et la table dressée. C’est là où se trouve le problème. Le Pastef est élu sous l’idéologie du patriotisme, du don de soi pour la patrie et sur le pragmatisme donc faisons des résultats en conformité avant de diluer l’eau. »
Koccbarma Ndiaye invite ainsi les responsables du parti à un retour aux fondamentaux et à une mise en cohérence entre discours et actions pour maintenir la confiance populaire.

