Menu

Pastef saisit le CNRA et le CORED face aux dérapages médiatiques : un chroniqueur réplique

Dimanche 23 Mars 2025

Le chroniqueur bien connu Badara Gadiaga a récemment affirmé qu’« Amadou Ba day fenn », une déclaration qui a suscité une vague d’indignation dans certains cercles politiques et entraîné des appels à la censure. Le PASTEF s’indigne et interpelle les organes de régulation des médias. Pourtant, pour de nombreux observateurs, cette réaction semble paradoxale.

« Les insulteurs d’hier n’aiment pas être insultés aujourd’hui », souligne Bachir Fofana. Il rappelle que l’usage du terme « fenn » n’est pas nouveau dans le débat politique au Sénégal. « Combien de fois Sonko a-t-il employé ce mot à l’égard du président Macky Sall, du procureur de la République, du juge d’instruction, de Madiambal Diagne, des journalistes, de nos guides religieux ou encore d’honnêtes citoyens ? » interroge-t-il.

Si l’on considère aujourd’hui que ce terme constitue une insulte, alors cela pose la question de la cohérence des institutions de régulation. « Parce que Badara Gadiaga a dit ‘Amadou Ba day fenn’, faudrait-il que le CNRA et le CORED interviennent ? » s’interroge Bachir Fofana.

Le chroniqueur dénonce ce qu’il perçoit comme une indignation à géométrie variable. « En réalité, le PASTEF semble oublier les déclarations passées de ses propres membres. Il est ironique de dénoncer les insultes et attaques verbales alors que certains dirigeants du parti, à commencer par leur leader, ont été accusés de propos diffamatoires et injurieux contre diverses institutions et personnalités politiques », estime-t-il.

L’affaire dépasse donc le cas spécifique de Badara Gadiaga. « Critiquer le gouvernement est un droit fondamental, une liberté garantie par la Constitution. Pourquoi vouloir museler ceux qui ne partagent pas les mêmes opinions ? » insiste Bachir Fofana.

Pour lui, cette situation révèle une tendance inquiétante. « Menacer la presse et les chroniqueurs, c’est adopter une posture autoritaire. Certains arrivent au pouvoir par des moyens démocratiques, puis cherchent aussitôt à restreindre la liberté d’expression, ce qui révèle leur vrai visage », avertit-il.

Dans ce contexte, le rôle du CNRA et du CORED devient central. « Ces institutions doivent garantir la liberté d’expression et non servir d’outils de censure politique », conclut Bachir Fofana.
 

Nouveau commentaire :




SPORTS

Krépin Diatta à Watford : les détails de son contrat avec les Hornets

Coupe du monde 2030 : le président de la FSF Abdoulaye Fall soutient la candidature du Maroc pour la finale

OFFICIEL : Krépin Diatta s’engage avec Watford

Match amical : le Maroc change d’adversaire et affrontera finalement le Mali à Tanger

CAN 2025 : le TAS désigne un Français pour présider l’audience sur le contentieux Maroc-Sénégal

Angleterre : Krépin Diatta a trouvé un club

Affaire des billets noirs : Reug Reug inculpé et placé sous contrôle judiciaire

Éliminatoires CAN 2027 : le Sénégal s’impose en Éthiopie et prend la deuxième place

Sénégal–Éthiopie : le onze de départ des Lions

Irlande : « Nous jouons contre le génocide », la déclaration de Heimir Hallgrímsson provoque une vive polémique en Israël





PEOPLE

Carnet rose : Bamba Dieng s’est marié à Tivaouane

France : Ce geste de Macron envers le pape suscite l’indignation de certains catholiques

Soleil Levant signe son grand retour : « Les Sénégalais doivent s’attendre à du beau »

Élections : Lady Kola fixe son soutien à un candidat à au moins 55 millions FCFA

Keur Massar : un mécanicien arrêté pour un présumé chantage à la sextape contre une femme mariée

« Ils ne veulent pas d’Ousmane Sonko » : Maabo charge le « système »

« Femme forte » : le coup de gueule d’Esther UHA

À Touba, Awa Fall confie : « De près, on comprend à quel point on ne savait pas grand-chose »

Kandi Burruss : son ex-mari Todd Tucker fait des révélations sur leur vie intime après 11 ans de mariage

Anita Mwarabu, de la blouse d’infirmière aux projecteurs : le parcours mouvementé de « Ninita »