Arrivisme, ruptures avec la base et négligence des autorités morales : les signaux d’alerte d’un parti né de la lutte
L’accession au pouvoir est souvent un moment de vérité pour les partis issus de la contestation. Pour Pastef, ce tournant révèle aujourd’hui des tensions préoccupantes. Des responsables, directeurs généraux et membres de protocoles, censés consolider le projet, semblent au contraire contribuer à son affaiblissement — parfois à l’insu même de son président, Ousmane Sonko, qui ne peut être à la fois au four et au moulin.
Dans l’ombre des fonctions prestigieuses, des pratiques s’installent : éloignement des militants historiques, portes closes aux combattants d’hier, et une verticalité mal assumée qui crée frustrations et incompréhensions. Plus grave encore, certaines attitudes traduisent une légèreté coupable à l’égard de figures religieuses et coutumières respectées, qui, dans les moments les plus cruciaux et les plus silencieux, ont osé dire la vérité et porter la voix du courage.
Ces autorités morales, notamment des aînés dont l’engagement n’a jamais faibli, méritent reconnaissance et considération. Un sargal national s’impose. Les minimiser aujourd’hui, c’est renier l’esprit même du combat qui a fondé Pastef.
Le malaise est d’autant plus profond que ceux qui se présentaient comme des fidèles apparaissent désormais comme des agents indirects de discorde. Leur comportement, pire qu’une simple déloyauté, alimente des tensions inutiles et fragilise des soutiens précieux. À ce rythme, c’est l’âme du projet qui risque de se fissurer.
Pastef ne peut durablement exister sans une remise à plat de son organisation interne. Le protocole du président doit être repensé, les pratiques corrigées, et les arrivistes écartés. Les directeurs et responsables, jadis inconnus du landerneau politique, gagneraient à se souvenir d’une évidence : un pouvoir qui oublie sa base se condamne à l’isolement.
L’histoire récente l’enseigne : les victoires se construisent avec les militants, et se consolident par le respect des aînés. À Pastef de choisir — préserver l’élan du projet ou laisser les cercles proches en diluer l’esprit.
Cette erreur grave du protocole du président Ousmane Sonko devrait être corriger rapidement.
Par Mamadou Camara
Ousmane Sonko devrait se déplacer jusqu’ à Tivaouane pour rencontrer le saint homme .
L’accession au pouvoir est souvent un moment de vérité pour les partis issus de la contestation. Pour Pastef, ce tournant révèle aujourd’hui des tensions préoccupantes. Des responsables, directeurs généraux et membres de protocoles, censés consolider le projet, semblent au contraire contribuer à son affaiblissement — parfois à l’insu même de son président, Ousmane Sonko, qui ne peut être à la fois au four et au moulin.
Dans l’ombre des fonctions prestigieuses, des pratiques s’installent : éloignement des militants historiques, portes closes aux combattants d’hier, et une verticalité mal assumée qui crée frustrations et incompréhensions. Plus grave encore, certaines attitudes traduisent une légèreté coupable à l’égard de figures religieuses et coutumières respectées, qui, dans les moments les plus cruciaux et les plus silencieux, ont osé dire la vérité et porter la voix du courage.
Ces autorités morales, notamment des aînés dont l’engagement n’a jamais faibli, méritent reconnaissance et considération. Un sargal national s’impose. Les minimiser aujourd’hui, c’est renier l’esprit même du combat qui a fondé Pastef.
Le malaise est d’autant plus profond que ceux qui se présentaient comme des fidèles apparaissent désormais comme des agents indirects de discorde. Leur comportement, pire qu’une simple déloyauté, alimente des tensions inutiles et fragilise des soutiens précieux. À ce rythme, c’est l’âme du projet qui risque de se fissurer.
Pastef ne peut durablement exister sans une remise à plat de son organisation interne. Le protocole du président doit être repensé, les pratiques corrigées, et les arrivistes écartés. Les directeurs et responsables, jadis inconnus du landerneau politique, gagneraient à se souvenir d’une évidence : un pouvoir qui oublie sa base se condamne à l’isolement.
L’histoire récente l’enseigne : les victoires se construisent avec les militants, et se consolident par le respect des aînés. À Pastef de choisir — préserver l’élan du projet ou laisser les cercles proches en diluer l’esprit.
Cette erreur grave du protocole du président Ousmane Sonko devrait être corriger rapidement.
Par Mamadou Camara
Ousmane Sonko devrait se déplacer jusqu’ à Tivaouane pour rencontrer le saint homme .
